Tarkett : le malaise grandit

Tarkett : le malaise grandit©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 05 juillet 2018 à 10h34

Rien ne va plus pour le titre Tarkett qui chute de 6% à 21,54 euros ce jeudi en matinée, à proximité immédiate de ses planchers annuels qui font ressortir une baisse de près de 38% depuis le premier janvier.

Les interrogations sur le commerce international et celles sur le renchérissement des matières premières accaparent l'attention des investisseurs, de plus en plus réservés à l'égard du spécialiste des revêtements de sol et de surfaces sportives à destination des professionnels et des particuliers au regard de son profil internationalisé et cyclique. Ces inquiétudes se font d'autant plus pressantes que le groupe doit publier ses comptes du premier semestre le 25 juillet prochain, après avoir déçu le marché au 1er trimestre.

Un début d'année compliqué

Plombé par les effets de change, le groupe avait broyé du noir sur les trois premiers mois de 2018. En données publiées, les ventes de Tarkett étaient ressorties en recul de 7,2% à 567,9 ME avec un impact devises de -7,5% en raison principalement du dollar, du rouble et de la couronne suédoise. L'effet périmètre avait représenté +0,3% grâce à l'acquisition des actifs de Grassman, leader australien de la fabrication de pelouse synthétique.

L'évolution de la profitabilité avait été encore plus maussade. L'Ebitda ajusté était revenu à 30 ME sur ce T1 2018 contre 52 ME un an plus tôt. La moitié de la baisse de cet agrégat provenait de l'évolution défavorable des matières premières (10 ME) alors que le groupe peine à répercuter cette inflation dans ses tarifs. Et les pertes de change avaient représenté 5 ME.

Consensus trop optimiste ?

La prudence du marché à l'égard de Tarkett se reflète dans les données du consensus des analystes. Les ajustements ont été nombreux ces derniers mois, si bien que l'objectif moyen n'est plus que de 31,9 euros sur le titre contre près de 45 euros un an plus tard. En outre, et même si les projections font état d'un recul de la marge d'Ebitda et de la rentabilité opérationnelle en 2018, ces estimations pourraient être encore trop optimistes au regard des vents contraires qui se dressent actuellement sur la route de Tarkett.

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