Télécoms : le patron de Telefonica table sur une nouvelle vague de consolidation

Télécoms : le patron de Telefonica table sur une nouvelle vague de consolidation
Telefonica

Boursier.com, publié le mercredi 24 juin 2020 à 11h18

José María Álvarez-Pallete, PDG de Telefónica, mise sur une nouvelle vague de consolidation dans les télécoms. La fusion d'O2 et Virgin Mediaau Royaume-Uni, le projet de rachat de MasMovil par un consortium de fonds et la récente décision de la Justice européenne d'annuler le blocage par Bruxelles du rachat de 02 par Hutchison en 2016 sont des signes avant-coureurs, selon le dirigeant.

"Quelque chose est en train de changer en Europe... Quelque chose est en train de changer dans le paysage des télécommunications", affirme Mr Álvarez-Pallete dans une interview accordée au 'Financial Times'. "Les étoiles s'alignent pour la consolidation des télécoms", a-t-il ajouté, précisant que Telefónica s'attendait à jouer un rôle important dans ce processus.

Plongeon des valorisations depuis 2000

Les régulateurs antitrust européens, sous l'égide de Margrethe Vestager, ont bloqué plusieurs accords ces dernières années afin de promouvoir la concurrence à un moment où les analystes affirment que davantage d'investissements sont nécessaires. Ces barrières à la consolidation ainsi que la vive concurrence ont entraîné un plongeon des cours de bourse. Citant une étude de Morgan Stanley, le FT note ainsi que la capitalisation boursière totale du secteur européen des télécommunications s'est effondrée de 75% depuis 2000 pour atteindre 300 milliards d'euros.

Concurrence des géants de la tech

"Je pense que les règles de concurrence vont être interprétées différemment", souligne le patron du groupe espagnol. "En fin de compte, je ne suis pas seulement en concurrence avec les acteurs traditionnels...Je suis aussi en concurrence avec WhatsApp, je suis aussi en concurrence avec Facebook, je suis aussi en concurrence avec FaceTime... Les temps ont changé. Cela n'a pas de sens qu'il y ait des centaines d'opérateurs de télécommunications en Europe", a-t-il ajouté, en pointant du doigt les grands marchés américain et chinois, qui ne comptent plus que trois grands acteurs.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.