Tensions sur les taux obligataires avant la Fed

Tensions sur les taux obligataires avant la Fed©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 17 mars 2021 à 14h11

Forte tension sur la dette d'Etat à quelques heures des annonces de la Réserve fédérale américaine. Le rendement du 10 ans américain grimpe actuellement de plus de cinq points de base à 1,673%, au plus haut depuis février 2020. Le taux des bons du Trésor à 30 ans n'est pas épargné. En hausse de 4 pb à 2,42%, il évolue sur des niveaux plus observés depuis fin 2019. Les opérateurs n'anticipent pas d'annonces spectaculaires de la Fed mais les prévisions de croissance et d'inflation de la Banque centrale pourraient faire bouger les marchés si elles étaient révisées fortement à la hausse.

Forte tension sur la dette d'Etat à quelques heures des annonces de la Réserve fédérale américaine. Le rendement du 10 ans américain grimpe actuellement de plus de cinq points de base à 1,673%, au plus haut depuis février 2020. Le taux des bons du Trésor à 30 ans n'est pas épargné. En hausse de 4 pb à 2,42%, il évolue sur des niveaux plus observés depuis fin 2019. Les opérateurs n'anticipent pas d'annonces spectaculaires de la Fed mais les prévisions de croissance et d'inflation de la Banque centrale pourraient faire bouger les marchés si elles étaient révisées fortement à la hausse.

Les fameux 'dot plots' seront également scrutés de près. Ce graphique, qui résume la position de chaque membre de la Fed concernant leur anticipation de taux d'intérêt au cours des prochaines années, pourrait notamment permettre d'y voir plus clair sur les intentions futures de la Réserve fédérale et in fine sur calendrier du prochain resserrement monétaire.

Si la nervosité se fait sentir dans les salles de marché, la majorité des experts n'attendent toutefois pas de grands bouleversements à l'issue de ce rendez-vous. "La Fed devrait conserver son optimisme prudent, en citant encore des incertitudes sur les variantes et sur la vitesse à laquelle le marché du travail pourrait retrouver une situation proche du plein emploi", estime par exemple Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche de La Banque Postale Asset Management.

"Bien que les perspectives économiques s'améliorent nous continuons de penser que la Fed pourra rester patiente concernant son resserrement monétaire. Le premier signal à ce propos viendra du QE, et a priori Powell devrait répéter qu'il est toujours trop tôt pour envisager sa fin. Nous la voyons toujours début 2022, en se basant sur l'idée que le pic probable d'inflation du printemps restera temporaire, et sur le fait que le marché de l'emploi pourrait mettre beaucoup plus de temps que le PIB à revenir à son potentiel théorique", souligne de son côté Thomas Costerg, Economiste senior US chez Pictet Wealth Management.

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