Total grimpe dans le sillage des cours du brut

Total grimpe dans le sillage des cours du brut©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 23 novembre 2020 à 12h14

Dans le sillage des cours du brut, Total s'adjuge près de 4% à 35,8 euros à la mi-journée, en tête du CAC40. Porté par les dernières informations sur les futurs vaccins contre le Covid-19 et l'espoir de voir les premières vaccinations avoir lieu dès le 11 décembre aux Etats-Unis si le produit mis au point par Pfizer est autorisé, le baril de brut léger américain (WTI) pour livraison janvier gagne 1,4% à 43 dollars sur le Nymex, au plus haut depuis début septembre. Le baril de Brent de la mer du Nord avance de son côté de 1,5% à 45,6$.

Malgré les mesures de confinement en Europe et la propagation de la pandémie aux États-Unis, les stocks mondiaux de brut commenceraient à baisser. La quantité de pétrole stockée sur les pétroliers en mer est ainsi tombée à 115 millions de barils la semaine dernière, le plus faible niveau depuis avril, montrent les données de Vortexa.

La Chine a également réduit ses stocks de pétrole élevés en raison d'une part, de la hausse de la demande intérieure, et d'autre part, de la baisse des importations due au fait que les raffineurs indépendants aient utilisé la majeure partie de leur quota. "Pour une nation qui voit normalement une accumulation de matières premières en fin d'année, c'est tout à fait anti-saisonnier", explique à 'Bloomberg' Li Li, analyste chez ICIS-China.

Du côté de l'offre, les rebelles Houthis au Yémen ont affirmé avoir frappé avec un missile un centre de distribution de carburant de la Saudi Aramco à Djeddah sur la côte ouest du royaume saoudien. Les Houthis multiplient les attaques transfrontalières vers l'Arabie saoudite depuis mai dernier et l'expiration d'une trêve instaurée face à la pandémie de coronavirus. La coalition menée par l'Arabie saoudite, qui intervient militairement au Yémen depuis 2015, a en réponse mené des frappes aériennes contre des territoires détenus par les Houthis. Ceux-ci contrôlent la majeure partie du nord du pays dont la capitale Sanaa.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés, Russie en tête, pourrait par ailleurs étendre de plusieurs mois son accord pour limiter la production du cartel. L'OPEP+ se réunit la semaine prochaine.

"Un sentiment de risque positif, un dollar plus faible et ces attaques de missiles non confirmées soutiennent le pétrole", note ainsi Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.