Tout se passait bien pour le pétrole, avant que Trump ne se réveille

Tout se passait bien pour le pétrole, avant que Trump ne se réveille©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 20 avril 2018 à 14h11

Sur le Nymex, le baril de brut (contrat de mai) évolue désormais à 67,8$ (-0,7%), après la réunion de l'OPEP et de ses alliés à Djeddah, en Arabie saoudite. Les cours du brut consolident donc après avoir atteint leur meilleur niveau en trois ans et demi. Un tweet nerveux du président américain Donald Trump explique sans doute ce repli : "Les prix du pétrole sont artificiellement Très Élevés! Ce n'est pas bon nous ne l'accepterons pas!", a donc taclé Trump.

Looks like OPEC is at it again. With record amounts of Oil all over the place, including the fully loaded ships at sea, Oil prices are artificially Very High! No good and will not be accepted!
- Donald J. Trump (@realDonaldTrump)

L'OPEP et ses partenaires, y compris la Russie, se réunissaient ainsi en Arabie saoudite, ce 20 avril, pour explorer les moyens de prolonger leur coopération afin de poursuivre leurs efforts pour équilibrer le marché pétrolier. L'OPEP et ses alliés ont réduit la production depuis 2017, relançant ainsi mécaniquement les cours du brut. L'accord actuel doit expirer en fin d'année.

Les intervenants de la réunion de Djeddah ont déterminé une très forte conformité à l'accord de réduction de production... Durant la conférence de presse qui a suivi la réunion, le ministre saoudien de l'énergie, Khaled al-Faleh, a déclaré que bien que le niveau de conformité soit le plus élevé jamais atteint (149%), les producteurs avaient encore un long chemin à parcourir.

Ainsi, pour ce responsable, ancien PDG du colosse pétrolier Saudi Aramco, l'OPEP et ses alliés seraient encore loin d'avoir atteint leur objectif, la réduction des stocks devant se poursuivre. L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, désire sans nul doute soutenir encore les cours du brut avant l'introduction en bourse de son champion Saudi Aramco, jugent plusieurs experts...

Les stocks de pétrole des nations développées en mars sont ressortis supérieurs de 12 millions de barils à la moyenne à cinq ans, indique d'ailleurs une source de l'agence Reuters, alors que ces stocks dépassaient de 340 MB la moyenne à cinq ans en début d'année dernière.

Le ministre russe de l'énergie, Alexander Novak, a précisé qu'une discussion sur l'assouplissement des quotas pourrait débuter au second semestre de cette année ou en 2019. Le ministre russe estime néanmoins que le caractère durable du rééquilibrage du marché reste à confirmer...

Hier jeudi, le WTI et le Brent avaient atteint leurs meilleurs niveaux depuis novembre 2014. Le WTI effleurait même les 70$ !

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