Transport : le fret aérien poursuit son rebond, craintes sur les capacités

Transport : le fret aérien poursuit son rebond, craintes sur les capacités
Boeing

Boursier.com, publié le lundi 07 décembre 2020 à 11h12

La situation continue à s'améliorer du côté du fret aérien. La demande a toutefois progressé à un rythme plus lent que sur le mois précédent en octobre et elle reste inférieure aux niveaux de 2019. Selon les données de l'Association internationale du transport aérien (IATA), la demande mondiale, mesurée en tonnes-kilomètres de fret, était 6,2% inférieure en octobre aux niveaux de l'année précédente (-7,5% pour les opérations internationales). Il s'agit d'une amélioration par rapport à la baisse de 7,8% enregistrée en septembre. Toutefois, le rythme de la reprise en octobre a été plus soft qu'en septembre, la demande ayant augmenté de 4,1% en séquentiel (1,1% pour les opérations internationales).

La capacité mondiale, mesurée en tonnes-kilomètres de cargaison disponibles (ACTK), a diminué de 22,6% en octobre (-24,8% pour les opérations internationales) par rapport à 2019. Ce chiffre est près de quatre fois supérieur à la contraction de la demande, ce qui indique la persistance d'une grave pénurie de capacités. De fortes variations régionales se poursuivent, les transporteurs d'Amérique du Nord et d'Afrique enregistrant une hausse de la demande d'une année sur l'autre (+6,2% et +2,2% respectivement), tandis que toutes les autres régions sont restées en territoire négatif par rapport à l'année précédente.

"La demande de fret aérien revient, une tendance qui se poursuit au quatrième trimestre. Le plus grand problème du fret aérien est le manque de capacités, car une grande partie de la flotte de passagers reste au sol. La fin de l'année est toujours la saison de pointe pour le fret aérien. Cette situation sera probablement encore plus tendue, les acheteurs se concentrant davantage sur le commerce électronique, dont 80% sont livrés par voie aérienne. La pénurie de capacités due à l'immobilisation des avions sera donc particulièrement grave dans les derniers mois de 2020. Et la situation deviendra encore plus critique alors que nous cherchons des capacités pour les livraisons imminentes de vaccins", a déclaré Alexandre de Juniac, PDG de l'IATA.

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