Trigano : courbe l'échine après son point annuel

Trigano : courbe l'échine après son point annuel©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 14 novembre 2017 à 09h46

Malgré la publication de résultats pour l'exercice 2016-2017 légèrement supérieurs aux attentes du consensus, le titre Trigano fait grise mine ce mardi en Bourse de Paris en reculant de 1,4% à 131,10 euros. Les prises de bénéfices sont somme toute assez logiques alors que le dossier fait partie des grands gagnants de l'année sur le marché parisien avec une envolée de près de 80% depuis le 1er janvier.

L'exercice clos le 31 août dernier s'est soldé pour Trigano par un chiffre d'affaires de 1,707 milliard d'euros, en hausse de près de 36% en glissement annuel, tandis que le résultat opérationnel courant bondissait de 48,3% pour atteindre 148,5 millions d'euros. Le bénéfice net, à 126,9 ME, est quant à lui en hausse de 41,6%. La société a bénéficié d'un contexte de demande porteur et de l'augmentation graduelle des capacités de production de camping-cars, qui ont permis d'afficher une croissance organique de vente 22,7% sur l'exercice.

Les réactions d'analystes sont nombreuses ce matin avec quelques changements d'objectifs et de recommandations. Du côté des plus prudents, Société Générale vient d'abaisser son opinion sur Trigano d'achat à conserver, pour une valorisation de 147,60 euros inchangée. Portzamparc revalorise pour sa part le constructeur de camping-cars à 140 euros (contre 136 euros dans le viseur auparavant), justifiant la reconduction de son avis "renforcer". "Publication de qualité, sans grande surprise. Le management confirme la feuille de route et les investissements capacitaires à venir", souligne cet intermédiaire.

Gilbert Dupont ajuste quant à lui son objectif à 139 euros, soit 0,5 euro que sa valorisation cible précédente, tout en restant à "accumuler" faute de potentiel d'appréciation conséquent. Ce bureau de recherche retient comme la plupart de ses confrères la bonne visibilité sur la croissance (marché européen escompté en hausse à 2 chiffres en 2018 en dépit de la baisse attendue au Royaume-Uni) mais souligne les défis auxquels est confronté le groupe, avec le besoin de staffer le top management et les marges de manoeuvre réduites pour des acquisitions pour des raisons de parts de marché.

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