Trump va rencontrer le vice-Premier ministre chinois demain !

Trump va rencontrer le vice-Premier ministre chinois demain !
Le président Trump à la Maison Blanche avec le vice-Premier ministre chinois Liu He, janvier 2019.

Boursier.com, publié le jeudi 10 octobre 2019 à 16h04

Les marchés reprennent un peu de hauteur depuis quelques instants, suite à un tweet plutôt encourageant de Donald Trump. "Grand jour de négociations avec la Chine. Ils veulent conclure un accord, mais est-ce que j'en ai envie? Je rencontre le vice-Premier ministre (ndlr : chinois bien sûr, en l'occurrence Liu He) demain à la Maison blanche". Il s'agit d'un bon signe, qui montre que les discussions pourraient éventuellement déboucher sur des avancées concrètes... Évidemment, il convient de prendre l'information avec des pincettes, compte tenu des fréquents rebondissements dans ces négociations sino-américaines particulièrement délicates.

Big day of negotiations with China. They want to make a deal, but do I? I meet with the Vice Premier tomorrow at The White House.
- Donald J. Trump (@realDonaldTrump)

Les responsables américains et chinois des négociations commerciales se rencontrent aujourd'hui et demain à Washington, leur précédente réunion de haut niveau remontant au mois de juillet. Hier, Trump a estimé qu'il y avait "de grandes chances" de sceller un accord. Un responsable chinois cité par Reuters a précisé néanmoins qu'un compromis ne serait "pas une tâche facile". Le ministère chinois des Affaires étrangères a demandé aux USA de cesser leurs pressions jugées déraisonnables sur les firmes chinoises. En outre, Pékin risque un relèvement à 30% des 'tarifs' américains sur environ 250 milliards de dollars de marchandises. Ces sanctions interviendraient le 15 octobre...

Malgré les tensions croissantes entre les deux grandes puissances économiques mondiales, la Chine serait désireuse de parvenir à un accord partiel, afin de stopper la dégradation de son économie, selon des informations de presse. Un accord, même a minima, serait de nature à rassurer les marchés financiers s'il mettait fin à l'escalade des droits de douane entre les deux pays. En cas d'échec de cette nouvelle série de pourparlers, Washington a prévu de relever dès le 15 octobre les taxes sur l'importation de 250 milliards de dollars de marchandises chinoises, puis d'instaurer des droits de douane sur la totalité des biens chinois importés en décembre.

Si Washington renonçait à ces nouvelles taxes, Pékin serait prêt à des concessions, notamment sous la forme d'achats de produits agricoles américains, selon des sources citées par le 'Financial Times'. La Chine ne serait cependant pas disposée à avancer sur des dossiers plus fondamentaux, pourtant chers à Washington, à commencer par une réforme de la politique industrielle chinoise, ainsi que la question des subventions d'Etat.

A ce stade, il n'est pas certain que l'administration Trump se satisfera d'un accord partiel. La semaine dernière le président lui-même avait affirmé qu'il voulait un accord complet, ou pas d'accord du tout. Certaines sources estimaient cependant que Pékin pourrait obtenir gain de cause, le président Trump ayant besoin d'un accord, même partiel, pour redorer son blason au moment où il fait face à une procédure de destitution de la part des démocrates du Congrès.

Mardi, Washington a néanmoins choisi d'accroître la pression sur la Chine, en plaçant sur sa liste noire 28 entités chinoises, dont 8 sociétés technologiques, invoquant la répression menée par le régime chinois contre les Ouïghours, un peuple musulman turcophone vivant dans la province du Xinjiang. En complément, les Etats-Unis ont annoncé mardi des "restrictions" dans l'octroi de visas américains à des responsables du gouvernement et du Parti communiste chinois accusés d'être "responsables" d'une "campagne de répression" au Xinjiang.

Selon des sources citées par 'Bloomberg', la Maison Blanche serait en outre préparée à restreindre les investissements des fonds de pension américains dans des entreprises chinoises. Ce projet avait été dévoilé la semaine dernière par la presse, qui évoquait en outre une possible interdiction pour les sociétés chinoises d'être cotées sur les Bourses américaines. Ce dernier volet a toutefois été démenti par l'administration Trump.

Dans un autre registre, Trump vient également de préciser sur Twitter que "le Président d'Ukraine vient d'affirmer encore, dans le langage le plus ferme, que le Président Trump n'avait fait aucune pression et n'avait absolument rien fait de mal. Il a utilisé le langage le plus fort possible. Cela devrait mettre un terme à cette Arnaque des Démocrates, mais ce ne sera pas le cas, cas les Dems & Médias sont BLOQUES!"

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