UBS tourne le dos à Natixis, séduit par Crédit Agricole

UBS tourne le dos à Natixis, séduit par Crédit Agricole©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 20 février 2018 à 11h02

Chez UBS, on préférait jusque-là Natixis à Crédit Agricole. Depuis ce matin, le vent a tourné. Le bureau d'études a en effet relevé de neutre à acheter son avis sur la banque verte, tout en abaissant d'acheter à neutre sa recommandation sur la filiale de BPCE.

J'aime toujours le modèle économique agile de Natixis, bien concentré sur la création de valeur pour l'actionnaire, explique l'analyste Lorraine Quoirez, séduite par le plan stratégique 2020, qui contenait tous les éléments qu'elle souhaitait voir abordés. Mais après le bon parcours récent de l'action, la valorisation reflète désormais bien ces atouts, ce qui explique l'abaissement de la recommandation à l'approche de l'objectif de 7,17 euros (inchangé).

Désormais, c'est donc Crédit Agricole qui est la valeur bancaire française préférée de la spécialiste. Globalement, l'établissement est bien diversifié, correctement capitalisé et apte à améliorer sa rentabilité dans les années à venir. La contre-performance boursière du titre laisse le dossier à un niveau de valorisation de 9,8 fois les résultats attendus en 2019, ce qui paraît bien faible et peine en tout cas à refléter un modèle économique étroitement corrélé aux activités de gestion d'actifs, plus rentables et moins gourmandes en intensité capitalistique. Même en supprimant Amundi, les actions se paient 9 fois les résultats 2019, ce qui représente une décote de 10% vis-à-vis des deux principaux rivaux français, décote que l'analyste juge injustifiée. Elle estime que les résultats du premier trimestre 2018 devraient constituer le prochain catalyseur positif, après des comptes du quatrième trimestre 2017 assombris par les exceptionnels. Il en résulte une recommandation qui passe à l'achat, malgré un objectif ajusté de 16 à 15,50 euros, pour cause de capitalisation en baisse chez Amundi et de ratio CET1 plus faible en intégrant les nouvelles exigences réglementaires.

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