Veolia tente une conciliation au Gabon, avant un arbitrage

Veolia tente une conciliation au Gabon, avant un arbitrage
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Boursier.com, publié le vendredi 09 mars 2018 à 08h07

Veolia a saisi le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements de Washington d'une demande de conciliation, après l'expropriation le 16 février de sa filiale gabonaise Société d'Energie et d'Eau du Gabon. Le groupe français a indiqué ce matin dans un communiqué de presse que la demande a été déposée le 8 mars, en réponse à son expropriation en violation des règles élémentaires du droit international et des principes reconnus par la communauté des nations.

Le Gabon reproche à la SEEG, qui détient le monopole de la distribution d'eau et d'électricité dans le pays, sa gestion et des dommages environnementaux. L'entreprise avait été privatisée en 1997, Veolia en possédant 51%. Le gouvernement gabonais a l'intention de mettre fin aux accords existants. Une structure ad hoc gérera la SEEG pendant une période de transition et finalisera la rupture contractuelle avec Veolia conformément aux lois applicables. Au regard de ces actes brutaux et sans fondement juridique, et de la campagne de diffamation à l'encontre de l'entreprise, de son actionnaire majoritaire et de ses salariés menée actuellement par la République du Gabon, la SEEG estime que les stipulations du contrat doivent être appliquées, explique Veolia, qui veut faire respecter le contrat existant. En cas d'échec de la procédure de conciliation, la SEEG pourra déposer une requête d'arbitrage auprès du CIRDI.

Cette expropriation illégale et l'inconséquence du gouvernement gabonais vont nuire non seulement au Gabon mais également à l'Afrique toute entière, alors même que tous les pays du continent ont cruellement besoin de toutes ces infrastructures vitales d'accès à l'eau et à l'énergie, a commenté de son côté le secrétaire général de Veolia, Helman le Pas de Sécheval. Une position que ne partagent évidemment pas les autorités gabonaises.

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