Vinci : le résultat net consolidé part du groupe s'établit à 1,2 MdE

Vinci : le résultat net consolidé part du groupe s'établit à 1,2 MdE©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 05 février 2021 à 07h50

Le chiffre d'affaires consolidé du groupe Vinci s'est élevé à 43,2 milliards d'euros en 2020, en baisse de 10% à structure réelle par rapport à 2019. La baisse du chiffre d'affaires a été plus prononcée en France (-12,9%) qu'à l'international (-6,5%). La part du chiffre d'affaires réalisé hors France progresse ainsi à 47% (45% en 2019). A structure comparable, la baisse du chiffre d'affaires ressort à -11,1%, après neutralisation des changements de périmètre (+1,9%), concernant essentiellement l'international, et des écarts de change (-0,8%). Le Résultat opérationnel courant (ROC) ressort à 2,5 milliards d'euros (5,7 milliards d'euros en 2019). Outre l'impact des paiements en actions (IFRS 2), il comprend la contribution négative des filiales consolidées par mise en équivalence, principalement dans le secteur aéroportuaire, alors que celle-ci était positive en 2019. Le Résultat net consolidé part du Groupe s'établit à 1,2 milliard d'euros contre 3,3 milliards d'euros en 2019, soit un résultat net par action de 2,20 euros (5,82 euros en 2019). Le Cash-flow libre se maintient à un niveau très élevé, à 4 milliards d'euros (4,2 milliards d'euros en 2019). La baisse de l'Ebitda a pu être, en large partie, compensée par une amélioration très significative du besoin en fonds de roulement et des provisions courantes, ainsi qu'une réduction des investissements opérationnels. Les trois pôles du contracting sont les principaux contributeurs à cette remarquable performance, conséquence d'un niveau d'encaissements des clients très élevé, particulièrement en fin d'année. Ainsi, la forte amélioration des cash-flow libres de la branche contracting et de VINCI Immobilier, qui s'établissent à 2,7 milliards d'euros (1,3 milliard d'euros en 2019), permet de compenser partiellement la dégradation du cash-flow libre des concessions ramené à 1 milliard d'euros (2,8 milliards d'euros en 2019), surtout imputable aux activités aéroportuaires. L'endettement financier net consolidé ressort à 18 milliards d'euros au 31 décembre 2020, en forte diminution de près de 3,7 milliards d'euros sur un an.

Le chiffre d'affaires consolidé du groupe Vinci s'est élevé à 43,2 milliards d'euros en 2020, en baisse de 10% à structure réelle par rapport à 2019. La baisse du chiffre d'affaires a été plus prononcée en France (-12,9%) qu'à l'international (-6,5%). La part du chiffre d'affaires réalisé hors France progresse ainsi à 47% (45% en 2019).
A structure comparable, la baisse du chiffre d'affaires ressort à -11,1%, après neutralisation des changements de périmètre (+1,9%), concernant essentiellement l'international, et des écarts de change (-0,8%).
Le Résultat opérationnel courant (ROC) ressort à 2,5 milliards d'euros (5,7 milliards d'euros en 2019). Outre l'impact des paiements en actions (IFRS 2), il comprend la contribution négative des filiales consolidées par mise en équivalence, principalement dans le secteur aéroportuaire, alors que celle-ci était positive en 2019.
Le Résultat net consolidé part du Groupe s'établit à 1,2 milliard d'euros contre 3,3 milliards d'euros en 2019, soit un résultat net par action de 2,20 euros (5,82 euros en 2019).
Le Cash-flow libre se maintient à un niveau très élevé, à 4 milliards d'euros (4,2 milliards d'euros en 2019). La baisse de l'Ebitda a pu être, en large partie, compensée par une amélioration très significative du besoin en fonds de roulement et des provisions courantes, ainsi qu'une réduction des investissements opérationnels. Les trois pôles du contracting sont les principaux contributeurs à cette remarquable performance, conséquence d'un niveau d'encaissements des clients très élevé, particulièrement en fin d'année. Ainsi, la forte amélioration des cash-flow libres de la branche contracting et de VINCI Immobilier, qui s'établissent à 2,7 milliards d'euros (1,3 milliard d'euros en 2019), permet de compenser partiellement la dégradation du cash-flow libre des concessions ramené à 1 milliard d'euros (2,8 milliards d'euros en 2019), surtout imputable aux activités aéroportuaires.
L'endettement financier net consolidé ressort à 18 milliards d'euros au 31 décembre 2020, en forte diminution de près de 3,7 milliards d'euros sur un an.

Au 31 décembre 2020, la dette financière brute du Groupe, avant prise en compte de la trésorerie disponible, ressortait à près de 28 milliards d'euros. Sa maturité moyenne est de 7,7 ans (8,1 ans au 31 décembre 2019) et son coût moyen de 2,3%, en légère diminution (2,4% en 2019).

Perspectives

Dans le contracting, VINCI vise, hors événements exceptionnels, un chiffre d'affaires en hausse, très proche de celui de 2019, ainsi qu'une amélioration des marges opérationnelles des trois pôles de métiers. Celles-ci devraient retrouver des niveaux du même ordre que ceux atteints en 2019 voire légèrement supérieur dans le cas de VINCI Construction. Ce rebond reste conditionné à une stabilisation du contexte économique et sanitaire.

Dans les concessions, la visibilité demeure très réduite à date, l'activité étant dépendante de l'évolution du contexte sanitaire et des mesures restrictives pouvant en découler. Il n'est donc pas possible à ce stade d'élaborer des prévisions de trafic fiables pour les prochains trimestres, ni pour VINCI Airports, ni pour VINCI Autoroutes.

Pour VINCI Autoroutes, dont le trafic reste affecté par les mesures de restriction de circulation, il peut toutefois être escompté un retour relativement rapide au niveau normatif, dès lors que ces mesures auront été levées, comme cela a pu être constaté à l'été 2020.

Compte tenu de ces incertitudes et de l'impact des concessions sur les performances du Groupe, les résultats consolidés de VINCI pour 2021 ne peuvent être, aujourd'hui, valablement quantifiés. En tout état de cause, ils ne pourront pas retrouver, dès 2021, leur niveau de 2019.

Dans ce contexte, le Groupe communiquera régulièrement sur l'évolution des trafics de ses principales infrastructures tant autoroutières qu'aéroportuaires.

Le Conseil d'administration a décidé de proposer à la prochaine assemblée générale des actionnaires du 8 avril 2021 la distribution, entièrement en numéraire, d'un dividende de 2,04 euros par action au titre de l'exercice 2020 (stable par rapport au dividende de l'exercice 2019, dont 1,25 euro a été payé en 2020).
Il sera versé le 22 avril 2021 (date de détachement du coupon : 20 avril 2021).

Xavier Huillard, président-directeur général de VINCI, a déclaré : "La performance économique de VINCI en 2020 a été fortement impactée par la crise sanitaire provoquée par la pandémie de la Covid-19.
Lors du premier confinement instauré en France le 17 mars 2020, la quasi-totalité des activités du Groupe ont été mises à l'arrêt. Si les métiers du contracting et, dans une moindre mesure, VINCI Autoroutes ont ensuite retrouvé des niveaux d'activité proches de la normale, VINCI Airports est resté très pénalisé par la chute du trafic aérien à l'échelle mondiale.
Sur l'ensemble de l'année, la baisse de chiffre d'affaires dans le contracting a finalement pu être limitée grâce à un second semestre soutenu tant en France qu'à l'international.
En revanche, VINCI Autoroutes a subi au global une baisse de trafic de l'ordre de 20 % : alors que le trafic des poids lourds a bien résisté, le trafic des véhicules légers a été affecté par les épisodes de confinement intervenus en France et en Europe au printemps, puis en fin d'année.
De son côté, VINCI Airports a vu son trafic chuter de 70% en 2020 à la suite des mesures de restriction aux voyages mises en place dans le monde entier. Alors que de nouvelles vagues de contamination sont en cours, le trafic aéroportuaire reste très faible en ce début d'année 2021 et la visibilité pour les prochains trimestres réduite.
Dans ce contexte inédit, malgré une moindre dégradation au second semestre, les résultats de VINCI en 2020 sont en net retrait par rapport à ceux de l'exercice précédent. Pour autant, grâce à un niveau d'encaissements clients exceptionnel et à la maîtrise des dépenses opérationnelles et d'investissements, le cash-flow généré dans l'année s'est maintenu à un niveau remarquablement élevé, proche de celui de 2019, qui constituait un record historique.
La progression des prises de commandes, et celle du carnet qui en résulte, sont également sources de satisfaction, avec une série de contrats emblématiques remportés tant en France (un nouveau lot du Grand Paris Express, Tour The Link à La Défense, futur siège de TOTAL, travaux préparatoires des puits d'Avrieux pour la liaison Lyon-Turin) qu'à l'international (deux lots de la LGV HS2 et une nouvelle gare en Grande-Bretagne, rénovation du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine à Montréal et réalisation du segment Sud du contournement Ouest de Calgary au Canada, contrats de construction et de rénovation d'autoroutes en Australie, contrats ferroviaires en Nouvelle-Zélande). VINCI Energies a poursuivi sa politique de croissance externe tonique, avec une vingtaine d'acquisitions dont la plus significative au Canada, marquant une nouvelle étape dans le développement de ses activités en Amérique du Nord, et une autre en Allemagne dans le secteur de l'éolien offshore. Enfin, les synergies développées de longue date par VINCI entre ses métiers de constructeur et de concessionnaire lui ont permis de remporter deux contrats autoroutiers en PPP, l'un en République tchèque, l'autre au Kenya, qui constituent des premières pour ces pays.
Au-delà des difficultés rencontrées, l'année 2020 a confirmé la solidité de VINCI, doté d'une palette très large d'expertises et d'implantations géographiques, l'agilité et la capacité d'adaptation de ses entreprises bien ancrées dans leurs territoires et la pertinence de son modèle managérial basé sur la décentralisation des responsabilités au plus près du terrain et des clients.
L'humain et l'esprit entrepreneurial sont plus que jamais au centre de la culture du Groupe. Face à cette crise sanitaire inédite, l'engagement des collaborateurs de VINCI a pris tout son sens, quand, par exemple, il s'est agi de monter en quelques jours des hôpitaux de campagne, d'organiser des transports sanitaires sur les infrastructures gérées par le Groupe ou encore d'offrir des repas chauds aux chauffeurs routiers sur les aires d'autoroutes. VINCI s'est aussi mobilisé, au travers de ses fondations d'entreprises en France comme à l'international, pour déployer de multiples actions de solidarité en soutien aux populations les plus fragiles et à ceux qui étaient en première ligne.
Alors que l'évolution de la pandémie reste très incertaine en ce début d'année, une aggravation de la situation sanitaire ne pouvant malheureusement être exclue, VINCI dispose de solides atouts pour continuer à tracer son chemin et rebondir rapidement quand la crise aura été surmontée. Son modèle économique de temps long est particulièrement bien adapté aux grands enjeux actuels : transition écologique, efficacité énergétique, nouveaux besoins en matière de mobilité et de communication, qui constituent pour les entreprises du Groupe autant de marchés prometteurs.
Enfin, la crise sanitaire conforte le Groupe dans sa détermination à accélérer sa transformation environnementale. De nouvelles ambitions ont été définies et communiquées début 2020. Déclinées dans les différents pôles de métiers à travers des plans d'actions spécifiques, elles visent à : lutter contre le changement climatique, avec un premier objectif de réduction de 40 % des émissions de CO2 d'ici 2030 ; promouvoir l'économie circulaire ; protéger les milieux naturels.
Parce que sa vision de la réussite est globale, VINCI est engagé, non seulement sur la performance économique de ses activités, mais également sur leur impact social, sociétal et environnemental. "

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