Vivendi : Bluebell Capital demande à l'AMF d'enquêter sur le projet de scission d'UMG

Vivendi : Bluebell Capital demande à l'AMF d'enquêter sur le projet de scission d'UMG©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 02 juin 2021 à 10h28

Bluebell Capital Partners s'attaque encore à Vivendi. Le fonds spéculatif activiste a demandé à l'Autorité des Marchés Financiers d'enquêter sur le projet du groupe contrôlé par Bolloré de se séparer d'Universal Music Group, estimant que Vivendi n'a pas été honnête avec ses actionnaires sur les termes clés de l'opération. Dans une lettre adressée au régulateur français et consultée par 'Bloomberg', Bluebell explique que Vivendi a fusionné deux entités d'Universal Music en février en vue de préparer la scission sans en informer les investisseurs ni demander leur approbation. Cette décision met les actionnaires devant un "fait accompli" qui supprime l'option d'une structure plus avantageuse sur le plan fiscal pour l'opération.

Bluebell Capital Partners s'attaque encore à Vivendi. Le fonds spéculatif activiste a demandé à l'Autorité des Marchés Financiers d'enquêter sur le projet du groupe contrôlé par Bolloré de se séparer d'Universal Music Group, estimant que Vivendi n'a pas été honnête avec ses actionnaires sur les termes clés de l'opération. Dans une lettre adressée au régulateur français et consultée par 'Bloomberg', Bluebell explique que Vivendi a fusionné deux entités d'Universal Music en février en vue de préparer la scission sans en informer les investisseurs ni demander leur approbation. Cette décision met les actionnaires devant un "fait accompli" qui supprime l'option d'une structure plus avantageuse sur le plan fiscal pour l'opération.

Si la fusion initiale des entités d'Universal Music (Universal Music Group et Universal International Music) avait été rendue publique, elle aurait eu un effet significatif sur la valeur des instruments financiers, détaille le fonds londonien. Selon l'activiste, cela signifie que la fusion "pourrait être considérée comme ayant eu lieu avec le bénéfice d'une information privilégiée".

Dans la lettre reprise par l'agence, Bluebell affirme également que la part d'Universal Music qui sera détenue par Vivendi après la scission n'est pas claire, et qu'il y a un risque que le conseil d'administration de Vivendi envisage de permettre à son actionnaire de référence - Bollore - de renforcer son contrôle sur UMG et de dépasser passivement le niveau de participation qui déclencherait normalement une offre sur la société. Bluebell a ainsi demandé à l'AMF d'examiner de près cette affaire et de prendre "les mesures correctives appropriées pour s'assurer que les actionnaires de Vivendi reçoivent une information suffisante" avant l'assemblée générale annuelle du 22 juin, afin qu'ils puissent voter sur la séparation d'UMG en toute connaissance de cause.

Fin mai, Bluebell était déjà monté au créneau, qualifiant d'inefficace, sur le plan fiscal, le plan actuel de distribution de 60% des actions UMG aux actionnaires de Vivendi. Pour compenser cette lourde fiscalité, le fonds a demandé à Vivendi d'ajouter au projet de scission d'UMG une distribution de dividendes en espèces pour un montant total de 3 milliards d'euros. Il réclame également la cotation du titre UMG à New York.

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