Vivendi marque un point en Espagne dans le dossier "MediaForEurope"

Vivendi marque un point en Espagne dans le dossier "MediaForEurope"
Le logo de Vivendi, pris sur l'entrée principale du siège à Paris.

Boursier.com, publié le mardi 18 février 2020 à 07h19

Un tribunal espagnol a rejeté lundi l'appel formé par Mediaset contre la suspension provisoire de la fusion entre les filiales italienne et espagnole du groupe de médias contrôlé par la famille Berlusconi, rapporte l'agence Reuters...
Cette suspension a été obtenue par Vivendi qui reste plus que jamais engagé dans un bras de fer judiciaire avec Mediaset.

Le groupe français conteste vigoureusement le projet porté par la famille Berlusconi qui vise à regrouper les activités de Mediaset en Espagne et en Italie sous une structure commune de droit néerlandais, baptisée "MediaForEurope" (MFE).
L'objectif est ici de créer un "champion européen des médias" capable de nouer des alliances avec d'autres poids lourds continentaux, comme l'allemand ProSiebenSat.1, et de résister à la concurrence des nouveaux géants de la vidéo en ligne, tels que NetflixGoogle ou Disney. Vivendi, deuxième actionnaire de Mediaset, conteste par tous les moyens ce plan d'action dans lequel il voit un renforcement de l'emprise de Silvio Berlusconi sur la société...

Le groupe Vivendi avait pris acte début février de la décision d'un tribunal de Milan de rejeter les demandes de Vivendi et Simon Fiduciaria de suspendre les résolutions adoptées par les assemblées générales des actionnaires de Mediaset des 4 septembre 2019 et 10 janvier 2020 relatives au projet de fusion "MediaForEurope". Le Tribunal, statuant en référé, s'est limité selon Vivendi à évaluer les conséquences d'une suspension du processus de fusion pour les deux parties. Il a conclu que le préjudice pour Vivendi ne serait pas irréparable dans la mesure où il pourrait prétendre à des dommages et intérêts.

Vivendi se dit "convaincu que les récentes décisions et opinions judiciaires, notamment celle de l'avocat général de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) rendue en décembre 2019, lui donneront finalement raison"... Le groupe continue donc à défendre fermement sa position via tous les moyens légaux.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.