Vivendi : sous pression après les résultats, les interrogations subsistent

Vivendi : sous pression après les résultats, les interrogations subsistent©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 04 mars 2021 à 15h14

Vivendi accuse le coup après sa publication annuelle, en retrait de 4,3% à 28 euros. Si le groupe de média et de divertissement a dévoilé des comptes 2020 supérieurs aux attentes des analystes, grâce à une solide performance de ses deux principales divisions, Universal Music Group et Canal+, l'absence d'objectifs 2021 et les incertitudes autour d'UMG et de sa prochaine IPO plombent le titre.

Vivendi accuse le coup après sa publication annuelle, en retrait de 4,3% à 28 euros. Si le groupe de média et de divertissement a dévoilé des comptes 2020 supérieurs aux attentes des analystes, grâce à une solide performance de ses deux principales divisions, Universal Music Group et Canal+, l'absence d'objectifs 2021 et les incertitudes autour d'UMG et de sa prochaine IPO plombent le titre.

"Vivendi analyse en permanence les conséquences actuelles et potentielles de la crise. Il est difficile à ce jour de déterminer comment elle impactera ses résultats sur l'exercice 2021. Les métiers liés à la publicité et au spectacle vivant risquent d'être plus impactés que les autres. Le Groupe reste néanmoins confiant quant à la capacité de résilience de ses principaux métiers", a souligné le management.

Si les résultats ressortent meilleurs que prévu, Barclays estime que la performance opérationnelle ne devrait pas être le principal moteur de l'action pour le reste de l'année. L'analyste, qui dégrade le titre à 'pondération en ligne', cite plusieurs drivers, dont la valeur d'UMG lorsqu'elle sera introduite en bourse, la décote de la holding, et la question fiscale pour les investisseurs lors de la distribution d'UMG.

Bryan Garnier a de son côté rehaussé son objectif de 29,5 à 31,5 euros en restant à l''achat'. Le courtier s'attend à ce que l'action reste stable à court terme, jusqu'à ce que l'introduction en bourse d'UMG se rapproche. Les flux de nouvelles sur les autres activités pourraient avoir un impact marginal sur le titre, comme d'éventuelles opérations de M&A sur le front des médias (groupe M6 en particulier), mais il ne voit pas de catalyseurs majeurs immédiats étant donné la réglementation actuelle qui limite le potentiel de synergies (en ce qui concerne la France/Europe au moins).

Jefferies ('conserver') met aussi en avant l'absence d'orientation financière et de détails sur la gouvernance d'UMG après l'IPO.

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