Vivendi trébuche, UMG fait parler

Vivendi trébuche, UMG fait parler©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 23 mai 2019 à 15h17

L'opération UMG semble traîner en longueur. Neuf mois après avoir annoncé le projet de céder jusqu'à 50% d'Universal Music Group, Vivendi poursuit ses discussions avec diverses parties. Mais selon les informations obtenues par 'Bloomberg', le groupe de médias et de divertissements privilégierait désormais des acteurs industriels alors que certains fonds d'investissement rechignent à se porter candidats face au prix réclamé pour le numéro un mondial de la musique enregistrée et à la lenteur de la procédure. Selon les derniers bruits de couloir, Vivendi chercherait à obtenir une valorisation minimale de 25 à 30 milliards d'euros.

Mi-avril, Vivendi avait indiqué que le processus d'ouverture du capital de sa filiale musicale se poursuivait, comme annoncé précédemment. "Vivendi s'est donné pour objectif, en liaison étroite avec les équipes d'UMG, de céder jusqu'à 50% du capital à un ou plusieurs partenaires susceptibles d'accélérer le développement et d'accroître la valorisation d'UMG..."

Discussions avec Tencent

Au cours des dernières semaines, le groupe dirigé par Arnaud de Puyfontaine aurait notamment discuté avec Tencent au sujet d'un investissement minoritaire permettant à Universal de se développer à l'international, notamment en Chine. Une transaction avec le groupe chinois, numéro un de la musique en ligne dans son pays, pourrait toutefois créer des difficultés aux Etats-Unis, principal marché de la maison de disques, en raison des tensions commerciales sino-américaines, souligne l'agence.

Lenteur de la procédure en question

La lenteur de la procédure aurait donc aussi découragé des fonds de capital investissement et des fonds souverains, qui avaient pourtant engagé des conseils en vue d'une offre potentielle et ont désormais refermé le dossier en attendant que Vivendi lance effectivement la procédure de vente.

Le titre trébuche

Cette information pèse fortement sur le titre qui abandonne près de 4% à 23,6 euros, sur un plus bas de près de trois mois. A l''achat' sur le dossier, BoAML voit toujours du potentiel pour la valorisation implicite d'UMG. L'affaiblissement de l'intérêt des groupes de capital-investissement pourrait être ravivé par une avancée plus décisive de Vivendi dans le processus, estime le courtier américain. BoAML cite également comme catalyseurs pour le titre un solide deuxième trimestre d'UMG, de nouveaux contrats de licence et un rachat potentiel d'actions.

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