Wall Street attendu dans le rouge, volatilité accrue

Wall Street attendu dans le rouge, volatilité accrue
Donald Trump et le président de la Fed Jerome Powell à Washington.

Boursier.com, publié le vendredi 04 octobre 2019 à 11h56

La cote américaine, qui était parvenue hier soir à un sursaut en fin de journée (+0,47% sur le DJIA et +1,12% sur le Nasdaq), reperd un peu de terrain avant bourse ce vendredi dans une ambiance tendue, avant des chiffres cruciaux de l'emploi américain et une intervention surveillée de Jerome Powell. Le S&P500 est attendu en retrait de 0,4%. L'indice dollar fléchit à 98,8. Les prix du pétrole sont légèrement dans le vert après la correction récente, le baril de brut WTI grappillant 0,4% à 52,6$.

Le rapport du Département américain au Travail sur la situation de l'emploi aux États-Unis pour le mois de septembre 2019 sera communiqué à 14h30 (consensus 145.000 créations de postes non-agricoles dont 135.000 dans le privé, pour 3,7% de chômage). Rappelons que les autres chiffres de l'emploi américain publiés cette semaine n'ont pas donné d'indication positive. En particulier, le rapport d'ADP sur l'emploi privé a déçu pour le mois de septembre.

La balance commerciale américaine du mois d'août 2019 sera connue également à 14h30 (consensus 54,5 milliards de dollars de déficit).

Jerome Powell, le président de la Fed et punching ball préféré de Donald Trump, s'exprimera ce soir à l'occasion de remarques d'ouverture d'un événement ('La Fed Écoute : Perspectives sur l'Emploi Maximum et la Stabilité des Prix') tenu par le Board de la Fed à Washington. Eric Rosengren, Raphael Bostic, Neel Kashkari, Lael Brainard, Randal Quarles et Esther George de la Fed, interviennent également ce jour.

La Bourse américaine a zigzagué hier jeudi, avant de terminer en hausse, dans l'espoir de voir la Fed baisser deux fois ses taux directeurs d'ici à la fin de l'année pour contrer la dégradation de la conjoncture économique aux Etats-Unis. La publication, jeudi, d'un net ralentissement de l'activité dans les services aux Etats-Unis, deux jours après l'annonce d'une contraction de l'activité manufacturière en septembre pour le second mois consécutif, a d'abord fait chuter les indices boursiers de près de 1%. Mais ils sont ensuite revenus dans le vert, les investisseurs pariant sur des baisses de taux de la Réserve fédérale.

La multiplication des signes de ralentissement économique a renforcé les spéculations sur une nouvelle baisse des taux de la Fed le 30 octobre. Selon le baromètre FedWatch du CME Group, les chances d'un abaissement d'un quart de point sont montées à 87,1% (contre 77% mercredi et 62% mardi). Le taux des fed funds serait alors ramené entre 1,50% et 1,75%, après la baisse d'un quart de point le 18 septembre et celle d'un quart de point de juillet. Les marchés tablent même désormais sur une 2ème baisse d'ici à la fin de l'année. La probabilité est ainsi de 50,2% pour un retour à 1,25%-1,50% à l'issue de la réunion des 10 et 11 décembre (44,4% de 'proba' d'une fourchette 1,50-1,75%).

Du côté des valeurs, Apple devrait soutenir quelque peu les marchés ce jour, le groupe à la pomme ayant demandé à ses fournisseurs d'augmenter la production de l'iPhone 11 de huit millions d'unités, soit d'environ 10%, selon 'Nikkei Asian Review'. Ce coup d'accélérateur représenterait entre sept et huit millions d'appareils.

HP Inc a annoncé en revanche une lourde restructuration passant par 7.000 à 9.000 suppressions de postes sur trois ans, pour 1 milliard de dollars de coût et avec l'objectif d'une économie comparable d'ici trois ans.

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