Wall Street attendu en retrait, incertitudes pesantes

Wall Street attendu en retrait, incertitudes pesantes©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 11 décembre 2020 à 10h21

La cote américaine perd du terrain avant bourse ce vendredi, consolidant assez nettement. Le S&P 500 abandonne ainsi 0,6%, le DJIA 0,5% et le Nasdaq 0,6%. Sur le Nymex, le baril de brut avance de 0,1% à 46,8$. L'once d'or régresse légèrement à 1.836$. L'indice dollar avance de 0,1% face à un panier de devises de référence.

La cote américaine perd du terrain avant bourse ce vendredi, consolidant assez nettement. Le S&P 500 abandonne ainsi 0,6%, le DJIA 0,5% et le Nasdaq 0,6%. Sur le Nymex, le baril de brut avance de 0,1% à 46,8$. L'once d'or régresse légèrement à 1.836$. L'indice dollar avance de 0,1% face à un panier de devises de référence.

Dans l'actualité économique ce jour à Wall Street, l'indice des prix à la production du mois de novembre sera publié à 14h30 (consensus +0,1% en comparaison du mois antérieur, +0,2% hors alimentaire et énergie). L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan pour le mois de décembre sera communiqué à 16 heures (consensus 76).

Les marchés se montrent plus prudents en cette fin de semaine, craignant pour la vigueur de l'économie. De plus, la situation sur le Brexit tourne à l'impasse, et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a évoqué jeudi soir la "forte possibilité" d'une rupture sans accord avec l'Union Européenne. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a aussi estimé que le 'no-deal' était désormais plus probable. Les négociations continuent toutefois jusqu'à dimanche.

Concernant le tant attendu plan de relance de l'activité aux États-Unis, les choses n'évoluent pas plus. Les législateurs américains demeurent partagés sur la question, les pierres d'achoppement portant notamment sur les protections des responsabilités, ainsi que les aides aux Etats et gouvernements locaux. Par ailleurs, les tensions sino-américaines restent élevées, la FCC américaine ayant demandé aux groupes US de retirer les équipements conçus par les Chinois Huawei et ZTE. Pour l'heure, le fameux accord commercial de 'phase 1' arraché par Donald Trump avec Pékin reste intact, la Chine procédant à des représailles limitées.

Après le Royaume-Uni, les États-Unis s'apprêtent comme prévu à valider le candidat vaccin de l'Américain Pfizer et de son partenaire allemand BioNTech contre le Covid-19. Le comité d'experts indépendants auprès de la Food & Drug Administration (FDA) s'est ainsi exprimé hier majoritairement en faveur d'une autorisation du vaccin, ce qui devrait amener la FDA à approuver l'utilisation de ce dernier. Les experts indépendants ont jugé par 17 voix contre 4 que les avantages du vaccin étaient supérieurs aux risques chez les personnes de 16 ans ou plus. Ainsi, la FDA devrait s'appuyer sur cet avis consultatif pour autoriser le vaccin et son utilisation en urgence dans les jours prochains, probablement demain en vue d'un déploiement immédiat.

En début de semaine, le Royaume-Uni était devenu le premier pays occidental à entamer une campagne de vaccination en déployant ce même vaccin de Pfizer / BioNTech. Le Canada a approuvé avant-hier l'utilisation du vaccin.

En revanche, le Français Sanofi et son partenaire GSK annoncent que la conduite de leur programme de vaccin adjuvanté à protéine recombinante contre le Covid-19 est retardée afin d'améliorer la réponse immunitaire chez les personnes âgées. Chez des adultes âgés de 18 à 49 ans, les résultats intermédiaires de l'étude de phase I/II ont montré une réponse immunitaire comparable à celle des patients qui se sont rétablis d'une infection Covid-19, mais une faible réponse immunitaire chez les adultes plus âgés, potentiellement attribuable à une concentration insuffisante d'antigènes.

Selon les derniers chiffres de l'Université Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie ressort à pratiquement 70 millions, dont 15,6 millions aux USA, 9,8 millions en Inde et 6,8 millions au Brésil. Le nombre de morts dans le monde ressort à 1,58 million depuis l'émergence du virus, dont plus de 292.000 aux États-Unis, de loin le pays le plus endeuillé.

Les valeurs

Airbnb. Le titre de la plateforme de location touristique entre particuliers s'est envolé de 113% pour son premier jour de cotation hier, terminant à 144,71$ sur le Nasdaq. Pourtant, l'IPO avait été finalement pricée déjà au-dessus du haut de la fourchette indicative. La capitalisation boursière d'Airbnb dépasse donc déjà les 100 milliards de dollars.

DoorDash, qui avait flambé de 85% mercredi pour son introduction à Wall Street, a reperdu hier 2%. Le dossier capitalise tout de même 70 milliards de dollars sur la cote américaine.

Walt Disney a fait état de 86,8 millions d'abonnés à son service de vidéo en streaming Disney+ au 2 décembre, contre un peu plus de 73 millions en fin de quatrième trimestre fiscal.

Apple. Le groupe à la pomme travaille selon Bloomberg sur son propre modem cellulaire, pour remplacer les produits de Qualcomm. Le développement aurait commencé cette année, selon un dirigeant du groupe, qui aurait fait cette confidence aux employés.

Adobe. Le groupe software américain a dépassé les attentes de marché pour son quatrième trimestre et rehaussé ses prévisions. Sur le T4, le bénéfice par action est ressorti à 2,81$, contre 2,66$ de consensus et 2,29$ un an avant. Les revenus ont été de 3,42 milliards, contre 3 milliards un an plus tôt et 3,36 Mds$ de consensus. Sur l'exercice, le groupe prévoit un bpa de 11,2$ et des revenus de 15,15 Mds$.

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