Wall Street campe sur ses positions, en attendant le plan Biden

Wall Street campe sur ses positions, en attendant le plan Biden©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 31 mars 2021 à 11h36

Wall Street affiche peu d'évolution avant bourse ce mercredi, DJIA et S&P 500 restant inchangés ou presque, contre un gain de 0,1% sur le Nasdaq. Le baril de brut WTI reste assez stable lui aussi à 60,5$ sur le Nymex. L'once d'or consolide à 1.685$. L'indice dollar cède 0,2% face à un panier de devises de référence. Même le bitcoin joue la prudence et se stabilise vers les 58.100$ sur Bitfinex. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans s'affiche désormais proche de 1,74%, alors que celui du '30 ans' ressort à 2,4%.

Wall Street affiche peu d'évolution avant bourse ce mercredi, DJIA et S&P 500 restant inchangés ou presque, contre un gain de 0,1% sur le Nasdaq. Le baril de brut WTI reste assez stable lui aussi à 60,5$ sur le Nymex. L'once d'or consolide à 1.685$. L'indice dollar cède 0,2% face à un panier de devises de référence. Même le bitcoin joue la prudence et se stabilise vers les 58.100$ sur Bitfinex. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans s'affiche désormais proche de 1,74%, alors que celui du '30 ans' ressort à 2,4%.

Le rapport d'ADP sur l'emploi privé américain pour le mois de mars sera connu à 14h15 (consensus 500.000 créations de postes contre 117.000 un mois avant). L'indice PMI de Chicago du mois de mars sera communiqué à 15h45 (consensus 60,3). L'indicateur des promesses de ventes de logements de la National Association of Realtors pour le mois de février sera annoncé à 16 heures (consensus -3% en comparaison du mois antérieur). L'indice de confiance des investisseurs institutionnels mesuré par State Street sera aussi révélé dans l'après-midi. Raphael Bostic de la Fed interviendra ce jour.

Le président américain Joe Biden devrait détailler pour sa part ce jour un plan d'environ 2.000 milliards de dollars pour rénover les infrastructures et soutenir l'emploi aux Etats-Unis pendant huit ans, a appris l'agence Reuters de deux sources ayant connaissance de la question. Les rumeurs portaient jusqu'alors sur un package encore plus vaste allant de 3.000 à 4.000 milliards de dollars. Biden devrait effectuer ses annonces ce jour depuis Pittsburgh, en Pennsylvanie, où il est attendu et où il avait donné le coup d'envoi de sa campagne pour l'élection présidentielle de novembre.

Le Washington Post se montre un peu plus précis et croit savoir que Biden devrait dévoiler 2.250 milliards de dollars de dépenses en infrastructure ce mercredi, ce qui constituerait la première partie de son plan 'Build Back Better'. Selon Politico, Biden ne demanderait pas de taxe sur les fortunes pour aider à financer son vaste projet d'infrastructure. 650 milliards de dollars de dépenses pourraient être consacrées aux routes, ponts, ports et infrastructures comparables, 500 milliards de dollars aux soins des plus âgés et handicapés, 300 milliards de dollars à l'infrastructure immobilière, 300 milliards au secteur manufacturier... La seconde partie du plan pourrait être annoncée en avril et répondre à d'autres priorités démocrates.

Rappelons, concernant le volet sanitaire, que le président américain a formulé le voeu que 90% des Américains soient éligibles au vaccin contre le covid le 19 avril. Ce nouvel objectif montre la rapidité du déploiement des vaccins aux USA, du moins en comparaison de certains autres pays, européens notamment. L'administration Biden a récemment doublé son objectif en matière d'inoculations de vaccins à 200 millions de doses en cent jours contre 100 millions auparavant. Dans le même temps, Biden a alerté au sujet de la progression du nombre de cas et de l'utilité des masques et autres mesures de précaution. Depuis la Maison blanche en début de semaine, Biden a donc affiché son plan '90-90', voulant que 90% des Américains adultes soient éligibles à l'injection d'un vaccin contre le Covid-19 au 19 avril et que 90% des Américains vivent à 5 miles au plus d'un site de vaccination. L'administration Biden a ainsi plus que doublé le nombre de pharmacies participantes.

Le président américain a relayé par ailleurs les avertissements et appels à la prudence des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) concernant la récente poussée des infections, face aux décisions de certains États d'assouplir les mesures sanitaires, qui menaceraient la reprise de la nation américaine. "Avec les vaccins, il y a de l'espoir, ce qui est une très bonne chose, pour dire l'évidence. Mais les gens abandonnent les précautions, ce qui est une très mauvaise chose", a déclaré Biden. "Nous renonçons à des gains durement acquis et durement gagnés", a déploré le leader américain, selon lequel il est "temps d'en faire encore plus".

Face à la progression des variants plus contagieux, les USA poursuivent leur effort, mais certains États tels que l'Alabama, le Mississippi ou le Texas ont levé des restrictions à mesure que les vaccinations augmentaient. Une résurgence de l'épidémie n'est donc pas exclue, et Biden prévient que "le combat contre le Covid-19 est loin d'être gagné".

Les États-Unis ont atteint avec sept semaines d'avance leur objectif initial de 100 millions d'injections de vaccins contre le covid. L'objectif est depuis porté à 200 millions en 100 jours. Actuellement, le rythme est de 2,8 millions de doses quotidiennes administrées, avec la hausse de l'offre et l'élargissement de l'éligibilité. Selon Bloomberg, le pays a établi un record de 10 millions d'injections en trois jours le week-end dernier.

Trois quarts des vaccins reviennent aux États, alors que des canaux fédéraux sont par ailleurs utilisés, dont les pharmacies (40.000 disposeront prochainement des vaccins contre 17.000 actuellement). Les CDC demandent quant à eux aux Américains de continuer à porter des masques et à se conformer aux mesures sanitaires, alors qu'est constatée une reprise des cas, hospitalisations et décès. Selon le 'Vaccine Tracker' de Bloomberg, près de 575 millions de doses de vaccins ont été administrées dans le monde.

D'après l'Université Johns Hopkins ce mercredi, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie se chiffre à plus de 128 millions, dont 30,4 millions aux USA, 12,6 millions au Brésil et 12,1 millions en Inde. Le virus a fait officiellement 2,80 millions de morts, dont près de 551.000 aux États-Unis, près de 318.000 au Brésil et environ 203.000 au Mexique.

La situation aux Etats-Unis est contrastée. Malgré la rapidité du déploiement des vaccins, l'administration Biden est confrontée à sa première poussée des infections. Les gouverneurs républicains et certains démocrates sont en outre réticents à freiner la réouverture de l'économie. La moitié du pays est confrontée à une augmentation des hospitalisations.

Dans l'actualité des entreprises, l'affaire Archegos, fonds adepte du levier dont la liquidation accélérée des positions pour cause d'appel de marge a secoué la semaine dernière la planète finance, fait toujours des remous. Les pertes se chiffrent en milliards de dollars pour les établissements financiers, mais Wall Street exclut pour l'heure toute hypothèse systémique. Les régulateurs de marché US et européens étudient d'éventuels comportements inappropriés des banques de Wall Street durant les ventes liées, croit savoir le Financial Times. Bloomberg estime que les banques pourraient enregitrer des pertes allant de 5 à 10 milliards de dollars dans l'affaire Archegos Capital.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.