Wall Street confirme ses bonnes dispositions

Wall Street confirme ses bonnes dispositions
Réaction de traders après la clôture du NYSE.

Boursier.com, publié le vendredi 09 avril 2021 à 11h19

Wall Street reste solide avant bourse ce vendredi, le S&P 500 prenant 0,1% et le DJIA 0,2%, contre une consolidation de 0,1% sur le Nasdaq. Le baril de brut WTI rend 0,4% à 59,3$, alors que le Brent de la mer du Nord se tasse à 62,7$. L'once d'or cède 0,7%. L'indice dollar avance de 0,3% face à un panier de devises. L'euro régresse de 0,2% face au billet vert. Le bitcoin gagne environ 2% vers les 57.800$. Sur les marchés obligataires, un retour au calme relatif se confirme, avec un T-Bond américain à 10 ans à 1,67% et un rendement du '30 ans' à 2,34%.

Wall Street reste solide avant bourse ce vendredi, le S&P 500 prenant 0,1% et le DJIA 0,2%, contre une consolidation de 0,1% sur le Nasdaq. Le baril de brut WTI rend 0,4% à 59,3$, alors que le Brent de la mer du Nord se tasse à 62,7$. L'once d'or cède 0,7%. L'indice dollar avance de 0,3% face à un panier de devises. L'euro régresse de 0,2% face au billet vert. Le bitcoin gagne environ 2% vers les 57.800$. Sur les marchés obligataires, un retour au calme relatif se confirme, avec un T-Bond américain à 10 ans à 1,67% et un rendement du '30 ans' à 2,34%.

Dans l'actualité économique ce jour à Wall Street, l'indice des prix à la production pour le mois de mars sera communiqué à 14h30 (consensus +0,5% en comparaison du mois antérieur, +0,2% hors alimentation et énergie). Robert Kaplan de la Fed s'exprime ce jour...

Ailleurs dans le monde, le taux de chômage suisse est ressorti moins important que prévu à 3,3%. La production industrielle allemande a surpris en revanche en déclin de 1,6% au mois de février, contre un gain espéré de 1,5% en comparaison du mois précédent. La balance commerciale allemande est ressortie excédentaire de 19,1 milliards d'euros, excédent toutefois inférieur aux attentes. La production industrielle française a déçu, en franc déclin de 4,7% par rapport au mois antérieur (lecture ajustée), alors qu'une stabilité était espérée. L'indicateur Halifax britannique des prix des maisons a augmenté de 1,1%, une croissance supérieure aux attentes. Enfin, les ventes italiennes de détail sont ressorties particulièrement dynamiques à +6,6% contre +2% de consensus.

En Chine, l'indice des prix à la consommation (+0,4% en mars hors ajustement et en glissement annuel) et celui des prix à la production (+4,4%) ont augmenté plus que prévu.

Les marchés restent globalement soutenus par les politiques très accommodantes des banques centrales et les largesses budgétaires. Le plan de l'administration Biden a constitué le catalyseur le plus récent. La contrepartie fiscale est conséquente pour les grandes entreprises multinationales. Biden propose qu'elles paient des prélèvements en fonction de leurs ventes locales. Le président américain envisage par ailleurs un budget de 715 milliards de dollars pour le Pentagone, un retrait en comparaison de Trump.

La situation est en revanche contrastée concernant la crise sanitaire, avec une montée en puissance des vaccinations, mais aussi des données alarmantes dans certains pays tels que l'Inde ou le Brésil, qui affichent ces derniers jours des records d'infections ou de décès. L'Italie ou le Royaume-Uni doivent par contre rouvrir progressivement leurs économies. Parmi les points positifs, un tiers de la population américaine est désormais vaccinée...

Selon l'Université Johns Hopkins ce vendredi, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie atteint les 134 millions, dont plus de 31 millions aux USA, 13,3 millions au Brésil et plus de 13 millions en Inde. Le virus a fait officiellement 3 millions de morts dans le monde, dont plus de 560.000 aux Etats-Unis.

Sur le front commercial, les USA ont ajouté les compagnies chinoises de 'supercomputing' à leur liste noire. Un mouvement bipartisan est par ailleurs observé au Sénat pour une compétition stratégique avec la Chine.

La Bourse de New York a encore progressé jeudi, portée notamment par les valeurs technologiques, après la réaffirmation par le président de la Fed Jerome Powell que la banque centrale américaine ne se pressera pas de relever ses taux. L'annonce d'une hausse surprise du nombre de chômeurs la semaine dernière aux Etats-Unis a confirmé que la reprise post-Covid-19 reste irrégulière, justifiant le maintien prolongé d'un soutien tant budgétaire que monétaire à l'économie américaine. Les taux d'intérêts et le dollar ont reflué, et le pétrole a fini en ordre dispersé.

A la clôture, le S&P 500 a signé un nouveau record, tandis que les autres indices se sont approchés des leurs. Le Dow Jones a gagné 0,17% à 33.503 points, à seulement 24 points de son record de lundi, tandis que l'indice large S&P 500 a pris 0,42% à 4.097 pts, un nouveau sommet après son record de la veille. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a grimpé de 1,03% à 13.829 pts. Le Nasdaq est désormais à moins de 2% de son record du 12 février (à 14.095 pts), après avoir subi une correction de plus de 10% début mars, sur fond de tensions sur les taux.

Jerome Powell, qui s'exprimait jeudi en visioconférence devant une commission du FMI, a répété qu'il considérait que la hausse de l'inflation (qui inquiète les marchés financiers ces derniers mois) serait temporaire.

Il a aussi réaffirmé que la Fed "surveille très attentivement l'évolution des prix" et a assuré qu'elle disposait des outils nécessaire à réagir, s'il s'avérait que les prix "évoluent durablement et véritablement au-dessus des niveaux avec lesquels nous sommes à l'aise". Il a aussi souligné que les disparités dans les efforts de vaccination selon les pays représentaient un risque pour la reprise de l'économie mondiale, et a mis en garde contre les risques de 3e vague de Covid aux Etats-Unis où le variant britannique se diffuse rapidement.

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