Wall Street : consolidation confirmée

Wall Street : consolidation confirmée
Deux traders inquiets sur le floor du NYSE à New York.

Boursier.com, publié le mardi 08 décembre 2020 à 11h36

Wall Street consolide encore avant bourse ce mardi, prudent en l'absence de réel catalyseur et après les records du Nasdaq. Le DJIA perd 0,3% avant bourse, le S&P 500 0,4% et le Nasdaq 0,1%. Le baril de brut WTI rend 0,2% à 45,7$ sur le Nymex. L'once d'or grappille 0,2% à 1.869$. L'indice dollar est assez stable face à un panier de devises de référence.

Dans l'actualité économique américaine ce jour, les opérateurs suivront seulement les chiffres révisés de la productivité non-agricole pour le troisième trimestre. Le consensus est de +4,9% en rythme annuel (-8,9% pour les coûts unitaires du travail), en ligne avec la lecture antérieure.

Ailleurs dans le monde, le rebond du PIB de la zone euro au troisième trimestre a été revu en légère baisse par Eurostat. Corrigé des variations saisonnières, il a finalement augmenté de 12,5% contre une hausse de 12,6% annoncé précédemment. Il s'agit malgré tout, et de loin, de la plus forte progression observée depuis la création de la statistique en 1995. L'activité s'était effondrée de 11,7% au deuxième trimestre avec la mise en place des mesures de confinent pour faire face à la pandémie de coronavirus. Sur un an, le PIB affiche une baisse de 4,3% contre -4,4% estimé précédemment.

Sur le front sanitaire, l'optimisme est teinté de prudence, alors que les tendances restent inquiétantes aux USA concernant le virus avec des infections et hospitalisations au plus haut. Le confinement frappant notamment la Californie devrait par ailleurs peser sur l'activité. En revanche, les perspectives s'éclaircissent concernant les vaccins.

Margaret Keenan, une Britannique de 90 ans, a été ce jour la première personne vaccinée contre le Covid-19, avec le vaccin de l'Américain Pfizer et de son partenaire allemand BioNTech. Elle a reçu une première injection à 06h31 GMT dans un hôpital de Coventry, dans le centre de l'Angleterre, relate l'agence Reuters. Le Royaume-Uni a été la semaine dernière le premier pays à donner son approbation au vaccin de Pfizer / BioNTech. La campagne locale de vaccination débute ce mardi, alors que le virus a fait, selon l'Université Johns Hopkins, plus de 61.500 victimes au Royaume-Uni.

Plus tôt ce mois, le pays avait été le premier au monde à autoriser l'utilisation du vaccin contre le Covid-19 de Pfizer et BioNTech. L'usage du vaccin a été validée par l'agence locale 'Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency' (MHRA). La majeure partie des habitants devra toutefois patienter jusqu'à l'année prochaine pour être vaccinée, la priorité revenant pour l'heure aux maisons de retraite et aux soignants, ainsi qu'aux personnes âgées de manière plus générale.

Pfizer a aussi déposé une demande auprès de la Food & Drug Administration (FDA), autorité sanitaire américaine, pour l'autorisation en urgence (EUA) de la mise sur le marché aux Etats-Unis de son candidat vaccin contre le Covid-19 développé avec l'Allemand BioNTech. Le duo avait indiqué auparavant que son candidat vaccin avait atteint finalement une efficacité de 95% et qu'il ne présentait aucun effet secondaire majeur. L'Américain s'attend à ce que la FDA accorde son EUA d'ici la mi-décembre. Il espère débuter les livraisons dans la foulée. Enfin, une demande d'autorisation a été faite auprès de l'Agence européenne du médicament pour ce vaccin contre le Covid-19.

Selon l'Université Johns Hopkins ce jour, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie ressort à plus de 67,6 millions, dont près de 15 millions aux Etats-Unis, 9,7 millions en Inde et 6,6 millions au Brésil. Le virus a fait 1,55 million de morts dans le monde dont près de 284.000 aux Etats-Unis.

Selon le New York Times, qui cite des personnes familières de la question, l'administration Trump aurait refusé l'offre de Pfizer durant l'été pour vendre au gouvernement américain des doses additionnelles de son vaccin - au-delà des 100 millions commandés. Le groupe s'étant depuis engagé auprès d'autres pays, il pourrait ne pas être en mesure de fournir aux USA plus de vaccins avant juin...

L'incertitude autour du Brexit pèse quelque peu sur la cote américaine. Le scepticisme demeure par ailleurs à propos de l'éventuel nouveau plan de relance de l'activité aux États-Unis, malgré quelques signes positifs. Enfin, les tensions sino-américaines se confirment, l'administration Trump ayant sanctionné des officiels chinois de haut rang pour leur rôle vis-à-vis de Hong Kong.

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