Wall Street consolide après les records

Wall Street consolide après les records
Deux traders inquiets sur le floor du NYSE à New York.

Boursier.com, publié le mercredi 02 décembre 2020 à 11h36

Wall Street est attendu en léger retrait avant bourse ce mercredi, suite à sa belle progression de la veille (+0,63% sur le DJIA et +1,28% sur le Nasdaq) dans un climat optimiste à l'approche des premiers vaccins. Le DJIA consolide de 0,3% avant bourse ce jour, le S&P 500 de 0,1% et le Nasdaq de 0,1% également. Le baril de brut WTI cède 0,1% sur le Nymex à 44,5$. L'once d'or gagne 0,7% à 1.831$. L'indice dollar demeure assez stable face à un panier de devises de référence.

Dans l'actualité économique outre-Atlantique ce jour, le rapport d'ADP sur l'emploi privé pour le mois de novembre sera communiqué à 14h15 (consensus 450.000 créations de postes selon FactSet). Le rapport hebdomadaire du Département américain à l'Energie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 27 novembre, sera annoncé à 16h30. Le Livre Beige de la Fed, résumé des conditions économiques régionales, sera publié à 20 heures. Par ailleurs, Randal Quarles, John Williams, Patrick Harker et surtout Jerome Powell de la Fed, s'exprimeront dans la journée.

Powell a livré déjà hier une intervention teintée d'un optimisme prudent, se réjouissant des avancées sur les vaccins, mais affichant sa vigilance face aux développements éventuels. Le président de la Fed, ainsi que le Secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, témoignent devant la Chambre des Représentants ce jour. Powell devrait encore insister sur le contraste entre l'optimisme de moyen terme et les risques de court terme pesant sur les entreprises et l'activité dans un contexte de possible résurgence de l'épidémie. Il devrait encore souligner l'intérêt du soutien fiscal. Mnuchin juge pour sa part que le Congrès devrait réattribuer les 455 milliards de dollars de fonds non utilisés dans le cadre du CARES Act, afin de constituer un nouveau package fiscal au support bipartisan.

Le Royaume-Uni est depuis ce jour le premier pays au monde à autoriser l'utilisation du vaccin contre le Covid-19 de l'Américain Pfizer et de son partenaire allemand BioNTech. Le vaccin sera disponible dans tout le pays à partir de la semaine prochaine, promet même le gouvernement britannique. L'usage du vaccin a été validée par l'agence locale 'Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency' (MHRA). Il s'agit du premier vaccin contre le nouveau coronavirus approuvé, "une très bonne nouvelle" selon le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock. Pfizer indique que les premières doses pourront être livrées immédiatement et évoque un accomplissement dans le combat contre la pandémie.

Pfizer a aussi déposé une demande auprès de la Food & Drug Administration (FDA), autorité sanitaire américaine, pour l'autorisation en urgence (EUA) de la mise sur le marché aux Etats-Unis de son candidat vaccin contre le Covid-19 développé avec l'Allemand BioNTech. Le duo avait indiqué auparavant que son candidat vaccin avait atteint finalement une efficacité de 95% et qu'il ne présentait aucun effet secondaire majeur. L'Américain s'attend à ce que la FDA accorde son EUA d'ici la mi-décembre. Il espère débuter les livraisons dans la foulée. Cinquante millions de doses devraient être disponibles dès 2020. Un comité consultatif de la FDA doit se réunir d'ici quelques jours seulement pour évoquer le vaccin de Pfizer et BioNTech.

Enfin, une demande d'autorisation a été faite lundi par Pfizer / BioNTech auprès de l'Agence européenne du médicament pour ce vaccin contre le Covid-19. Moderna a effectué des demandes similaires concernant son candidat vaccin contre le nouveau coronavirus.

Un groupe bipartisan de sénateurs américains a proposé 908 milliards de dollars de package de stimulus fiscal pour contrer les effets du virus sur l'activité économique, mais Mitch McConnell, leader de la majorité au Sénat, a indiqué qu'il travaillait sur des plans différents, certains rapports médias évoquant un montant inférieur à 500 milliards de dollars. McConnell a précisé que Donald Trump soutiendrait sa proposition.

Sur le front commercial, le président-élu Joe Biden a déclaré qu'il n'agirait pas immédiatement pour revenir sur l'accord avec la Chine concernant les tarifs douaniers. Biden entend d'abord conduire une revue détaillée de l'accord existant et consulter les alliés asiatiques des Etats-Unis afin de développer une stratégie cohérente sur la question, selon les commentaires recueillis lors d'une interview par Thomas Friedman dans le New York Times. Biden veut progresser sur la question des pratiques abusives de la Chine notamment en matière de propriété intellectuelle, dumping, subventions d'entreprises et transferts technologiques forcés. Par ailleurs, les tensions avec Pékin demeurent élevées peu avant 'l'inauguration' de Biden, l'administration Trump ayant signalé son intention d'agir encore avant la fin de la présidence du locataire sortant de la Maison blanche.

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