Wall Street en pause pour le 'Labor Day'

Wall Street en pause pour le 'Labor Day'
Deux traders souriants sur le floor du New York Stock Exchange.

Boursier.com, publié le lundi 07 septembre 2020 à 13h05

Wall Street marque une pause ce lundi pour célébrer le 'Labor Day'. Les marchés américains resteront donc clos et ne rouvriront que demain mardi.

Sur le front économique demain sur la cote américaine, on pourra suivre à 21 heures, pour les puristes, les chiffres du crédit à la consommation du mois de juillet (consensus +13 milliards de dollars). Le rapport JOLTS sur les ouvertures de postes aux USA pour le mois de juillet sera communiqué mercredi à 16 heures (consensus 5,95 millions).

Dans l'actualité économique internationale ce lundi, les investisseurs prennent connaissance d'un excédent commercial chinois de 58,9 milliards de dollars pour le mois d'août, contre 49,8 milliards de consensus et 62,3 milliards un mois avant. Les exports se sont appréciés de 9,5% en août et les importations ont baissé de 2,1%.

La production industrielle allemande a quant à elle raté le consensus à +1,2% pour le mois de juillet 2020, contre +4,5% anticipé et +9,3% un mois avant.

L'indice Sentix de confiance des investisseurs en septembre est ressorti négatif à -8, contre -11,4 de consensus et -13,4 auparavant.

La bourse de New York a vécu vendredi une fin de semaine agitée, sur fond de poursuite de la correction des valeurs technologiques et de publication de chiffres de l'emploi mitigés pour août aux Etats-Unis. A la clôture, les indices sont toutefois parvenus à réduire leurs pertes après des achats à bon compte sur de grandes valeurs comme Apple (+0,07%) et Tesla (+2,7%).

L'indice Dow Jones a fini en recul de 0,56% à 28.133 points, après avoir abandonné 2,2% en séance et de revenir temporairement dans le vert... Le DJIA avait chuté de 2,78% jeudi. L'indice large S&P 500 a lâché 0,81% à 3.426 pts (après -3,5% jeudi), et le Nasdaq Composite a abandonné encore 1,27% à 11.313 pts (après -4,9% jeudi) mais a beaucoup limité les dégâts en clôture, après avoir abandonné jusqu'à 5% en séance...

Sur la semaine dernière, les trois indices ont reculé, de 1,8% pour le Dow Jones, 2,3% pour le S&P500 et 3,2% pour le Nasdaq. Ce dernier, riche en valeurs "technos" et "biotechs" avait atteint mercredi un nouveau record historique à 12.056 points, avant de subir des prises de bénéfices appuyées. Mais il gagne encore 26% depuis le début 2020...

Sur le plan macro-économique, le rapport sur l'emploi en août aux Etats-Unis, très attendu par les marchés, n'a pas suffi à mettre fin au mouvement de correction boursière, même si le taux de chômage a reflué plus que prévu, retombant à 8,4% en août après 10,2% en juillet, et contre 9,8% attendu par le consensus. Cependant, cette amélioration est en partie en trompe l'oeil, en raison d'erreurs de classement de certains chômeurs, placés par erreur dans la catégorie des "employés absents de leur travail".

L'économie américaine a créé 1,37 million d'emplois le mois dernier, un nombre dans la fourchette basse des attentes des analystes. Les chiffres de juillet ont en outre été révisés en baisse à 1,734 million de postes créés. La reprise du marché de l'emploi (qui a détruit 20 millions de postes en mars-avril à cause du Covid-19) est en outre très inégale selon les secteurs, ce que la Réserve fédérale avait déjà souligné mercredi dans son dernier Livre Beige.

Ces chiffres, bien que salués par le président américain Donald Trump comme "excellents" via son compte Twitter, montrent que le rythme des créations d'emplois se ralentit, ce qui rend d'autant plus urgent de trouver un accord au Congrès sur un nouveau plan d'aide aux chômeurs et aux entreprises. La plupart des aides financières versées pour faire face à la crise du Covid-19 étaient temporaires et ont désormais pris fin ou sont sur le point de s'achever.

La Réserve Fed a signalé mercredi un certain essoufflement de la reprise économique en août aux Etats-Unis. Plusieurs responsables de la banque centrale américaine ont laissé entendre ces derniers jours que la Fed se tenait prête à prendre de nouvelles mesures de soutien de l'économie ces prochains mois. Ils ont aussi appelé les partis politiques à trouver un accord au Congrès sur un nouveau plan d'aide afin de prolonger le soutien apporté par le plan de 2.200 milliards de dollars adopté en mars dernier pour lutter contre les effets des mesures de confinement prises pour lutter contre le coronavirus.

Les cours du pétrole ont nettement fléchi vendredi, témoignant des doutes sur la poursuite de la reprise économique dans un environnement sanitaire toujours préoccupant. Le baril de brut léger américain (WTI) est retombé sous le seuil des 40$ pour la première fois depuis juillet. Le contrat à terme d'octobre sur le WTI a ainsi perdu 3,9% à 39,77$ sur le Nymex, tandis que le Brent d'échéance novembre a reculé de 3,2% à 42,66$ le baril. Sur l'ensemble de la semaine, le WTI a perdu 7,5% et le Brent de la Mer du Nord a fléchi de 7%.

L'OMS a jeté un léger froid en estimant vendredi que les vaccinations à grande échelle contre le virus ne devraient pas débuter avant le milieu d'année prochaine... Aucun candidat vaccin n'a jusqu'à présent montré un signal clair d'efficacité de plus de 50%, seuil fixé par l'OMS, a souligné la porte-parole de l'organisation.

Parmi les candidats vaccins les plus prometteurs, figure celui du Britannique Astrazeneca, qui a démarré la phase 3 de ses essais aux Etats-Unis, et celui de l'Allemand CureVac, qui espère pour sa part être capable de produire à grande échelle son vaccin contre le Covid-19 d'ici la fin de l'année, selon les déclarations de son cofondateur Dietmar Hopp, cité par Handelsblatt.

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