Wall Street en progression avant la Fed

Wall Street en progression avant la Fed©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 15 décembre 2020 à 10h16

La tendance est positive pour l'heure avant bourse ce mardi, alors que débute aujourd'hui la réunion monétaire de deux jours de la Fed. Le DJIA prend 0,5% en pré-séance, le S&P 500 0,6% et le Nasdaq 0,4%. Le baril de brut WTI est assez stable à 47$ sur le Nymex. L'once d'or gagne près de 1% à 1.849$. L'indice dollar grappille 0,1% face à un panier de devises.

La tendance est positive pour l'heure avant bourse ce mardi, alors que débute aujourd'hui la réunion monétaire de deux jours de la Fed. Le DJIA prend 0,5% en pré-séance, le S&P 500 0,6% et le Nasdaq 0,4%. Le baril de brut WTI est assez stable à 47$ sur le Nymex. L'once d'or gagne près de 1% à 1.849$. L'indice dollar grappille 0,1% face à un panier de devises.

En Europe, les chiffres des infections au nouveau coronavirus inquiètent. En Asie, les dernières données relatives à l'économie chinoise n'offrent quant à elles pas de réelle surprise, avec une production industrielle en progression de 7%, en ligne avec les attentes pour le mois de novembre.

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, en dehors du début de la réunion FOMC de la Fed, les opérateurs suivront à 14h30 l'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York (consensus 5,8), ainsi que les prix à l'import et à l'export du mois de novembre (consensus +0,3% pour l'import, -0,9% pour l'export en comparaison du mois antérieur). La production industrielle américaine du mois de novembre sera connue à 15h15 (consensus +0,3% en comparaison du mois précédent, +0,4% pour la production manufacturière, 73% de taux d'utilisation des capacités).

Concernant le Brexit, Royaume-Uni et Union européenne ont donc accepté de poursuivre les discussions. Des sources proches des négociations signalent des progrès, mais rien n'est encore assuré loin de là.

Les espoirs concernant le plan de stimulus fiscal américain sont entretenus par une proposition bipartisane de 908 milliards de dollars en deux volets. La première tranche de 748 milliards comprend des allocations chômage, des financements PPP et des fonds additionnels pour la distribution de vaccins, les tests et les écoles. La tranche de 160 milliards se rapporte aux points les plus sensibles, les aides locales et aux Etats, ainsi que la protection des responsabilités. Mitch McConnell, le leader de la majorité au Sénat, a estimé qu'il était temps pour les républicains et les démocrates de trouver un terrain d'entente, demandant un accord avant Noël.

Concernant l'élection présidentielle, le Collège Electoral a confirmé officiellement la victoire de Joe Biden.

Dans l'actualité sanitaire, les premières doses du vaccin Pfizer / BioNTech ont été administrées aux Etats-Unis, après l'avoir été au Royaume-Uni. Le temps presse, alors que les USA déplorent désormais plus de 300.000 morts du fait du virus. Le panel consultatif de la FDA se réunit encore jeudi pour considérer une éventuelle autorisation d'urgence du vaccin de Moderna. Avec l'approbation des deux vaccins, les Etats-Unis pourraient être en mesure de distribuer jusqu'à 40 millions de doses avant la fin de l'année. Les responsables américains espèrent vacciner environ 100 millions d'habitants d'ici aux mois de février ou mars. La situation est particulièrement préoccupante en Californie. Le gouverneur de New York a pour sa part prévenu du risque de second confinement.

Après avoir salué le début de la campagne de vaccination contre le coronavirus aux Etats-Unis, Wall Street a terminé la séance de lundi en demi-teinte face à la résurgence de l'épidémie... La barre des 300.000 morts du Covid-19 a donc été symboliquement franchie lundi aux Etats-Unis... A la clôture, l'indice Dow Jones est passé dans le rouge, cédant 0,62% à 29.861 points, retombant sous les 30.000 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,44% à 3.647 pts. L'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, susceptibles de progresser en cas de reconfinements sanitaires, a terminé en hausse de 0,50% à 12.440 pts.

Aux Etats-Unis, où les mesures de restriction se multiplient dans de nombreux Etats, le Maire de New York Bill de Blasio a demandé lundi à la population à se préparer à l'idée d'un reconfinement général et à un retour au télétravail à temps complet. En Europe, les Pays-Bas ont annoncé lundi un reconfinement général de 5 semaines à partir de cette semaine... En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a annoncé ce week-end la fermeture des commerces non-essentiels et des écoles à partir de mercredi, et jusqu'au 10 janvier au moins. En France, à la veille du déconfinement partiel prévu le 15 décembre, deux campagnes de dépistage massif ont démarré lundi au Havre et à Charleville-Mézières.

Au Royaume-Uni, Londres et certaines régions du sud-est de l'Angleterre vont passer à partir de mercredi sous le plus haut niveau d'alerte. A Londres, les pubs, bars, restaurants, cinémas, théâtres et musées vont à nouveau devoir fermer.

Dans le monde, la pandémie a désormais fait plus de 1,62 million de morts pour 72,9 millions de cas confirmés de Covid-19, selon l'Université Johns Hopkins. Les Etats-Unis restent de loin le pays le plus touché, franchissant lundi soir la barre des 300.000 décès, suivis du Brésil avec près de 182.000 morts, de l'Inde (143.700), le Mexique (environ 114.300) et l'Italie (plus de 65.000).

Face à la situation sanitaire dégradée, les opérateurs attendent assez impatiemment le verdict de la Fed de mercredi. La banque centrale américaine pourrait à cette occasion annoncer une prolongation de ses programmes d'achats d'actifs ("QE") jusqu'à ce que la reprise économique remplisse certaines conditions. Il n'est pas non plus exclu que la banque augmente le montant de ses programmes, même si cela ne constitue pas l'hypothèse la plus probable. La Fed devra aussi tenir compte du soutien budgétaire de l'Etat fédéral, dont la prochaine étape tarde à se concrétiser...

Les marchés jugent ainsi urgent l'adoption d'un nouveau "package" budgétaire, alors que la plupart des mesures d'aide prises au printemps se terminent le 31 décembre, notamment le versement d'indemnités de chômage à 12 millions d'Américains ainsi que des moratoires sur des crédits et des loyers de particuliers et d'entreprises.

Ces dernières semaines, un nouveau projet bipartisan a émergé au Sénat, d'un montant de 908 milliards de dollars. Soutenu par un groupe de sénateurs démocrates et républicains, ainsi que par Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, ce plan a été détaillé lundi par les élus américains.

La proposition de stimulus a été scindée en deux ensembles budgétaires distincts dans l'espoir de convaincre les deux chambres. Ainsi, le 'Wall Street Journal' évoque une séparation entre un "package" de 160 milliards de dollars (aide aux Etats et aux collectivités, protection contre les poursuite judiciaires liées au Covid), et un plan de 748 Mds$, plus consensuel, qui prévoit de verser 300$ par semaine d'indemnités aux chômeurs pendant 4 mois à partir de janvier, ainsi qu'une enveloppe de 300 Mds$ d'aide aux PME, et de 35 Mds$ de soutien au secteur de la santé pour la distribution des vaccins.

Jusqu'à présent, le président républicain du Sénat, Mitch McConnell, (dont le soutien est essentiel pour faire voter tout texte) est resté réticent et a posé des conditions, exigeant notamment que le plan protège les entreprises de poursuites judiciaires liées au Covid-19. McConnell refuse aussi toute aide directe aux Etats et aux collectivités locales. Il semble toutefois changer un peu de ton selon ses dernières déclarations.

Par ailleurs, le Sénat américain a voté vendredi la prolongation d'une semaine du financement de l'Etat fédéral, évitant ainsi un "shutdown" des services fédéraux. Le projet de budget pour l'exercice 2021 (qui devrait inclure le fameux plan de soutien face au Covid) devra donc être approuvé avant ce vendredi 18 décembre.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.