Wall Street en repli pour la dernière séance de l'année

Wall Street en repli pour la dernière séance de l'année©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 31 décembre 2020 à 10h33

La cote américaine consolide légèrement avant bourse ce jeudi, DJIA et S&P 500 abandonnant un peu moins de 0,2%, contre une tendance stable sur le Nasdaq. Le baril de brut WTI perd 0,5% à 48,2$ sur le Nymex. L'once d'or avance de 0,2% à 1.898$. L'indice dollar recule encore de 0,1% face à un panier de devises de référence.

La cote américaine consolide légèrement avant bourse ce jeudi, DJIA et S&P 500 abandonnant un peu moins de 0,2%, contre une tendance stable sur le Nasdaq. Le baril de brut WTI perd 0,5% à 48,2$ sur le Nymex. L'once d'or avance de 0,2% à 1.898$. L'indice dollar recule encore de 0,1% face à un panier de devises de référence.

L'actualité concernant le virus et les vaccins demeure contrastée. La pression reste mise sur les hôpitaux américains. Les nouvelles souches découvertes et le renforcement de certaines restrictions pèsent également. Moncef Slaoui, conseiller scientifique en chef de l'Opération Warp Speed aux USA, a précisé hier que le vaccin d'AstraZeneca et de l'Université d'Oxford ne recevrait probablement pas l'autorisation d'utilisation d'urgence avant avril, alors que le produit a déjà reçu pourtant une telle autorisation au Royaume-Uni hier. Slaoui estime que des questions demeurent concernant l'efficacité du vaccin chez les personnes âgées. Il relève également les différences entre les deux branches de l'étude et estime que les autorités américaines ont besoin de chiffres plus clairs que l'efficacité combinée de 70% revendiquée.

Sur le front économique, les indicateurs PMI chinois n'offrent pas de surprise majeure en décembre, avec un indice PMI manufacturier de 51,9 et un indicateur des services de 55,7. Aux États-Unis, il faudra juste surveiller à 14h30 les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 26 décembre (consensus 830.000).

Au Royaume-Uni, la Chambre des Lords a donné son feu vert à l'accord commercial post-Brexit hier soir. L 'Union européenne et la Chine ont quant à elles conclu mercredi un accord d'investissement qui donnera aux entreprises européennes un meilleur accès aux marchés chinois. L'annonce a été faite par la présidente de la Commission, Ursula Von der Leyen. L'accord UE-Chine mettra probablement plus d'un an à entrer en vigueur. Il permettra aux entreprises européennes d'investir dans de nouveaux secteurs et d'échapper à certaines exigences en matière de coentreprise.

Aux États-Unis, le leader de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a indiqué qu'il ne séparerait pas les paiements de 2.000$ d'autres questions, après s'être opposé plus tôt à une requête visant à un vote immédiat de la législation validée par la Chambre des Représentants sur une augmentation des paiements de stimulus à 2.000$.

La Bourse de New York a progressé mercredi, avant-dernière séance de 2020, l'indice Dow Jones terminant sur un record et les autres principaux indices frôlant les leurs. Les marchés continuent de tabler sur une reprise économique vigoureuse en 2021 à la faveur du nouveau plan de soutien aux Etats-Unis, et grâce à la campagne de vaccination contre le coronavirus. Plombé par le regain d'appétit pour le risque, le dollar a reflué au plus bas depuis deux ans et demi, un accès de faiblesse qui a profité aux cours du pétrole et de l'or.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,24% à 30.409 points, seulement 6 points au-dessus de son précédent record de lundi, et après un plus haut en séance à 30.525 pts. L'indice large S&P 500 a avancé de 0,13% à 3.732 pts (3 points en-dessous de son record de lundi), et l'indice Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a pris 0,15% à 12.870 pts, finissant à 0,2% de son plus haut de lundi (12.899 pts).

Aux Etats-Unis, les marchés saluent toujours l'adoption du nouveau plan de soutien budgétaire de 892 Mds$, qui prévoit le versement d'une aide directe de 600$ à presque tous les Américains majeurs, ainsi que des indemnités de chômage pour environ 14 millions de chômeurs et des aides aux PME (financement du chômage technique). Cependant, certains espéraient que le chèque d'aide aux Américains pourrait être porté de 600$ à 2.000$, comme l'a réclamé Donald Trump (allié inattendu des démocrates sur ce sujet). La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, a d'ailleurs adopté un texte en ce sens lundi soir, mais le leader de la majorité républicaine au Sénat, McConnell, a refusé un vote au Sénat, et a répété mercredi qu'il ne voyait "pas de chemin réaliste" permettant de soumettre ce texte à un vote.

Ce blocage a un peu refroidi les investisseurs, qui espéraient un coup de pouce supplémentaire à la croissance pour 2021.

Le rythme de la vaccination contre le coronavirus fait aussi polémique, notamment en France, où la campagne n'a permis jusqu'ici de vacciner que moins de 150 personnes en trois jours. Aux Etats-Unis, où plus de 2,1 millions de personnes ont été vaccinées depuis deux semaines, des voix s'élèvent aussi pour dénoncer des lenteurs de l'administration Trump, qui avait initialement affiché un objectif de 20 millions de personnes vaccinées d'ici la fin de l'année.

Le président élu des Etats-Unis, Joe Biden, a déploré mardi les retards dans la distribution des vaccins anti-Covid. "Le plan du gouvernement Trump pour la distribution des vaccins est très en retard", a-t-il déclaré, en promettant de "remuer ciel et terre" pour accélérer la cadence. Il a renouvelé sa promesse de 100 millions de doses administrées au cours des 100 premiers jours de son mandat, qui débutera officiellement le 20 janvier prochain. Pour les marchés financiers, comme pour les experts médicaux, la vaccination massive est une condition sine qua non pour pour mettre fin à la crise du coronavirus et un retour le plus rapide possible à une vie normale et à une croissance durable.

Selon l'Université Johns Hopkins ce jour, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie ressort désormais à 82,8 millions, dont 19,7 millions aux USA, 10,3 millions en Inde et 7,6 millions environ au Brésil. Le virus a fait 1,81 million de morts dans le monde, dont plus de 342.000 aux Etats-Unis.

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