Wall Street grimpe, en attendant le budget record de Biden

Wall Street grimpe, en attendant le budget record de Biden
Réaction de traders après la clôture du NYSE.

Boursier.com, publié le vendredi 28 mai 2021 à 11h15

Wall Street est orienté en progression avant bourse ce vendredi, stimulé par les espoirs de relance. Le Nasdaq gagne 0,2%, le S&P 500 0,4% et le DJIA 0,5%. Le baril de brut WTI avance de 0,2% sur le Nymex vers les 67$, alors que l'once d'or consolide de 0,1% à 1.893$. L'indice dollar s'affiche assez stable face à un panier de devises de référence. Du côté des cryptomonnaies, la journée est compliquée. Le bitcoin retombe de près de 8% sur 24 heures sur Bitfinex sous les 36.000$. L'ether et le binance coin affichent des corrections comparables. Le dogecoin cher à Elon Musk trébuche de 6% sur une journée.

Wall Street est orienté en progression avant bourse ce vendredi, stimulé par les espoirs de relance. Le Nasdaq gagne 0,2%, le S&P 500 0,4% et le DJIA 0,5%. Le baril de brut WTI avance de 0,2% sur le Nymex vers les 67$, alors que l'once d'or consolide de 0,1% à 1.893$. L'indice dollar s'affiche assez stable face à un panier de devises de référence. Du côté des cryptomonnaies, la journée est compliquée. Le bitcoin retombe de près de 8% sur 24 heures sur Bitfinex sous les 36.000$. L'ether et le binance coin affichent des corrections comparables. Le dogecoin cher à Elon Musk trébuche de 6% sur une journée.

Les marchés sont toujours soutenus par la générosité des banques centrales et les espoirs budgétaires. La Banque d'Angleterre a pourtant adopté un ton un peu moins accommodant, ouvrant la voie à une possible hausse de taux dès le premier semestre 2022. Le secteur financier et bancaire reprend ainsi un peu de couleurs.

Du côté des USA, les opérateurs surveillent toujours la Fed afin de mieux évaluer le timing d'un éventuel 'tapering' (réduction des achats mensuels de titres), même si rien ne semble imminent de ce point de vue. Il s'agit aussi de savoir quand la BCE commencera à diminuer son programme d'urgence, mais ici encore, rien ne paraît presser. Il est quoi qu'il en soit tout à fait normal que les banques centrales considèrent l'idée... de discuter d'une sortie progressive de leurs politiques ultra-accommodantes, afin d'éviter toute surchauffe ou poussée inflationniste durable.

Dans l'actualité économique outre-Atlantique ce vendredi, la balance du commerce international de biens (lecture avancée) pour le mois d'avril sera connue à 14h30 (consensus 91 milliards de dollars de déficit), à la même heure que les revenus et dépenses des ménages pour le mois d'avril (consensus -14,8% pour les revenus personnels en comparaison du mois antérieur, +0,6% pour les dépenses personnelles de consommation, +0,7% pour l'indice ajusté des prix 'core PCE' en comparaison de mars).

L'indice manufacturier PMI de Chicago du mois de mai sera annoncé à 15h45 (consensus 70, après un pic de 38 ans en avril à 72,1).

Enfin, l'indice final du sentiment des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan pour le mois de mai sera révélé à 16 heures (consensus 83).

Ailleurs dans le monde ce matin, l'indice japonais des prix à la consommation a régressé de 0,4% en mai en glissement annuel. Le taux local de chômage s'est établi légèrement supérieur aux attentes à 2,8%, contre 2,6% attendu.

Le PIB finlandais du premier trimestre a régressé de 1,5%, contre -0,5% de consensus, alors que la croissance de l'économie suédoise est ressortie au point mort comme prévu hors ajustements saisonniers (0,8% après ajustements)... En Allemagne, l'indice des prix à l'import a progressé plus que prévu à +1,4% en avril contre 1% de consensus.

Selon l'Insee ce jour, la contraction finale du PIB français ressort à 0,1% pour le premier trimestre 2021, niveau révisé en baisse par rapport à une première estimation en croissance de 0,4%. La contraction du PIB en 2020 est légèrement moins forte que prévu, révisée à -8% contre -8,2% auparavant. La forte révision en baisse du premier trimestre provient, selon l'Institut national de la statistique, de l'intégration de données beaucoup moins dynamiques que prévu dans la construction.

La consommation des ménages en biens en France a corrigé de 8,3% au mois d'avril, contre -0,3% pour la lecture révisée du mois antérieur selon l'Insee. Les dépenses de consommation avaient baissé de 0,4% en février. Sur les produits manufacturés, la consommation a trébuché de 10,6% en avril.

Concernant les plans de relance budgétaire outre-Atlantique, notons que les démocrates ont repoussé la contre-proposition républicaine sur le plan d'infrastructures. Mitch McConnell, leader de la minorité républicaine au Sénat américain, a tout de même indiqué que la proposition de son clan ne constituait pas leur offre finale.

Les marchés apprécient quoi qu'il en soit la perspective d'un abondant soutien budgétaire, alors que le président Joe Biden envisagerait un budget de 6.000 milliards de dollars de dépenses fédérales en 2022... De quoi voir venir... Biden demande par ailleurs aux entreprises de relever les salaires.

Le budget de Biden pousserait les dépenses fédérales à un niveau jamais observé depuis la Seconde Guerre Mondiale. Les dépenses totales grimperaient même ensuite de 6.000 milliards en 2022 à 8.200 milliards en 2031, essentiellement avec le plan Build Back Better de l'administration Biden. La contrepartie serait évidemment une hausse des taxes sur les entreprises et les plus riches. La dette en pourcentage du PIB devrait atteindre un record en 2024, selon les éléments du plan cités par le New York Times. Ce projet tient compte d'hypothèses assez modestes de croissance, avec une croissance réelle juste sous les 2% pendant la décennie considérée. L'inflation ne dépasserait quant à elle pas les 2,3% sur la durée du plan, ce qui semble optimiste.

Les relations demeurent quant à elles tendues avec la Chine. Le Sénat doit valider une législation visant à contrer Pékin en matière de technologie. La Chine accuse pour sa part les USA de politiser l'investigation autour des origines du covid, alors que Biden vient de demander à ses services de s'activer et à l'OMS (Organisation mondiale de la santé) de creuser la question.

Les Etats-Unis désirent donc que l'OMS mène une nouvelle phase d'enquête sur l'origine de la pandémie et s'assure que des experts indépendants bénéficient d'un accès exhaustif aux données en Chine. L'organisation avait publié en mars un rapport selon lequel le virus aurait probablement été transmis de la chauve-souris à l'homme par un 'animal tiers', l'hypothèse d'une fuite d'un laboratoire étant jugée peu probable.

Biden désire que ses équipes travaillent autour des hypothèses d'une contamination par des animaux porteurs ou d'une fuite accidentelle d'une laboratoire à Wuhan. Les USA jugent en effet que l'enquête initiale de l'OMS est insuffisante et peu concluante...

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