Wall Street : les 'technologiques' retombent

Wall Street : les 'technologiques' retombent
Deux traders inquiets sur le floor du NYSE à New York.

Boursier.com, publié le jeudi 18 mars 2021 à 10h56

La tendance est mitigée avant bourse ce jeudi sur la place américaine. Alors que le Dow Jones grappille 0,1% et que le S&P 500 consolide de 0,4%, le Nasdaq reperd plus de 1%. Le baril de brut WTI cède 0,5% sur le Nymex à 64,3$. L'once d'or progresse de 0,5% à 1.735$. L'indice dollar gagne 0,2% face à un panier de devises. Le bitcoin remonte pour sa part de plus de 6% sur Bitfinex à 58.300$ environ. Du côté des marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans évolue à 1,73% désormais et celui du '30 ans' à 2,48%.

La tendance est mitigée avant bourse ce jeudi sur la place américaine. Alors que le Dow Jones grappille 0,1% et que le S&P 500 consolide de 0,4%, le Nasdaq reperd plus de 1%. Le baril de brut WTI cède 0,5% sur le Nymex à 64,3$. L'once d'or progresse de 0,5% à 1.735$. L'indice dollar gagne 0,2% face à un panier de devises. Le bitcoin remonte pour sa part de plus de 6% sur Bitfinex à 58.300$ environ. Du côté des marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans évolue à 1,73% désormais et celui du '30 ans' à 2,48%.

Les inscriptions hebdomadaires américaines au chômage pour la semaine close au 13 mars seront communiquées à 13h30 (consensus 700.000), en même temps que l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour le mois de mars (consensus 24). L'indice des indicateurs avancés du Conference Board pour le mois de février sera connu à 15 heures (consensus +0,3% en comparaison du mois précédent).

Hier soir, la cote américaine avait terminé la journée en hausse sur ses sommets après l'intervention de la Fed, dont le ton est resté 'dovish', laissant espérer une poursuite durable de la politique monétaire très accommodante malgré le risque d'inflation. La banque centrale américaine entend donc maintenir le cap, avec des taux proches de zéro et des rachats d'actifs mensuels de 120 milliards de dollars, jusqu'à ce qu'elle observe des progrès significatifs vers ses objectifs d'emploi et d'inflation.

Ce jeudi, la Banque d'Angleterre sera suivie et devrait également maintenir le cap, comme l'a fait plus tôt ce jour la Banque de Norvège (qui envisage tout de même un durcissement léger au second semestre).

L'actualité de la crise sanitaire demeure quant à elle préoccupante, en particulier en Europe où plusieurs pays sont confrontés à une nouvelle vague. Les problèmes concernant l'approvisionnement en vaccins persistent par ailleurs. L'agence européenne des médicaments (EMA) doit quant à elle rendre ses conclusions sur la sécurité du vaccin anti-covid d'AstraZeneca / Oxford ce jour, suite aux récentes suspensions sur fond de craintes d'effets secondaires.

Après des débuts incertains, la Bourse de New York a terminé en hausse hier mercredi, le Dow Jones et le S&P 500 signant même de nouveaux records. La Réserve fédérale a rassuré les marchés en maintenant sa politique monétaire ultra-accommodante et en assurant qu'elle ne relèverait pas ses taux directeurs avant la fin 2023, tout en révisant en nette hausse ses prévisions de croissance pour 2021 aux Etats-Unis. A la clôture, le Dow Jones a avancé de 0,58% à 33.015 points, un nouveau sommet, terminant pour la première fois au-dessus des 33.000 pts. L'indice large S&P 500 a grimpé de 0,29% à 3.974 pts, un nouveau record donc, tandis que le Nasdaq a rebondi de 0,4% à 13.525 pts.

La Réserve fédérale américaine a donc annoncé mercredi soir le maintien de ses taux d'intérêts directeurs à leur niveau actuel (entre 0% et 0,25%) et la poursuite au même rythme de ses achats d'actifs, soit 120 milliards de dollars par mois afin de surmonter la crise du coronavirus. La Fed a par ailleurs confirmé dans ses nouvelles projections économiques qu'elle ne comptait pas relever ses taux directeurs avant la fin 2023, malgré les signes d'une reprise économique solide et d'une hausse de l'inflation.

Pour 2021, la Fed prévoit désormais une solide croissance de 6,5% du PIB aux Etats-Unis (contre 4,2% prévu en décembre), et une inflation dépassant légèrement son objectif de 2%, à 2,2% pour le "Core PCE", la mesure préférée de la Fed pour l'inflation. La hausse des prix se stabiliserait ensuite à 2% en 2022 et à 2,1% en 2023. Les précédentes projections faites en décembre tablaient sur une inflation un peu inférieure, de 1,8% en 2021, de 1,9% en 2022 et de 2% en 2023.

Le président de la Fed Jerome Powell a une nouvelle fois affirmé que la banque centrale était prête à attendre avant de modifier sa politique accommodante que le marché de l'emploi se soit entièrement remis de la crise du Covid, ajoutant que les Etats-Unis comptaient encore 9,5 millions d'emplois de moins qu'avant la pandémie, qui a détruit plus de 22 millions d'emplois au printemps 2020, avant d'en recréer environ 12,5 millions.

La Fed a aussi souligné que l'économie américaine, toujours affectée par la crise du coronavirus, restait "affaiblie" dans les secteurs les plus négativement affectés, malgré un rebond observé des indicateurs d'activité et d'emploi. La crise continue de faire peser un "risque considérable" sur les perspectives économiques, estime la Fed. Dans ses nouvelles projections, la Fed prévoit le retour d'un taux de chômage pré-pandémie à 3,5% fin 2023, après 3,9% fin 2022 et 4,5% fin 2021.

Aux Etats-Unis, où la campagne de vaccination se poursuit activement, les marchés suivent la prochaine étape prévue par le président Joe Biden, à savoir un vaste plan de rénovation des infrastructures et de développement des énergies nouvelles aux Etats-Unis. Selon les rumeurs, le programme de grands chantiers pourrait dépasser les 2.000 milliards de dollars et pourrait être annoncé jeudi. Les Républicains ont d'ores et déjà prévenu qu'ils s'opposeraient à des hausses d'impôts si elles étaient inclues dans ce plan. Selon les rumeurs de presse, le projet pourrait contenir environ 1.000 Mds$ de hausses d'impôts, notamment sur les sociétés et les Américains les plus riches.

Enfin, les marchés suivront de près jeudi la première rencontre entre des responsables chinois et américains en Alaska. L'administration de Joe Biden entend afficher sa fermeté face à la Chine lors de cette première rencontre avec les chefs de la diplomatie chinoise.

Mercredi, dans une interview diffusée par ABC News, Joe Biden a provoqué des vagues en attaquant de front le président russe Vladimir Poutine, qu'il a notamment accusé d'ingérence dans la présidentielle américaine de 2020 au profit de Donald Trump, ajoutant qu'il devrait "en payer le prix".

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