Wall Street persiste dans le vert

Wall Street persiste dans le vert
Réaction de traders après la clôture du NYSE.
A lire aussi

Boursier.com, publié le vendredi 26 juin 2020 à 13h16

La cote américaine, qui s'était finalement offert une belle progression hier soir, poursuit pour l'heure sur sa tendance. Ainsi, le S&P500 gagne encore 0,3%, comme le Nasdaq, avant bourse, alors que l'indice historique Dow Jones s'adjuge 0,1%. Le baril de brut WTI avance de 1% sur le Nymex à 39$. L'once d'or grappille 0,2% à 1.774$.

Les marchés bénéficient de l'assouplissement des règles encadrant les investissements des banques, qui a relancé l'espoir d'une dynamique reprise économique en 'V'. Les opérateurs ignorent toujours la persistance du risque de résurgence épidémique, ainsi que les tensions commerciales sino-américaines. Wall Street a grimpé hier avec la décision des autorités américaines de régulation bancaire d'assouplir la fameuse règle Volcker mise en oeuvre après la crise de 2007-2009, qui limitait la capacité des banques à s'engager dans des investissements à risque avec les fonds des clients.

Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a pour sa part jugé à l'occasion d'un débat en ligne que le pire de la crise était "probablement passé". Elle reste toutefois prudente du fait du risque de deuxième vague de la pandémie. Il faut dire, en effet, que le nombre de cas d'infection reste orienté en hausse aux Etats-Unis, où le Texas a dû suspendre le déconfinement.

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, les revenus et dépenses des ménages américains pour le mois de mai seront communiqués à 14h30 (consensus -6,4% pour les revenus personnels en comparaison du mois antérieur, +8,6% en revanche pour les dépenses personnelles de consommation, +0,1% pour l'indice ajusté de prix dit 'core PCE').

L'indice final du sentiment des consommateurs américains pour le mois de juin 2020, mesuré par l'Université du Michigan, sera annoncé à 16 heures (consensus 78,9, en ligne avec la lecture préliminaire - qui ressortait, elle, en forte hausse de 7 pts par rapport au mois précédent).

Selon les derniers chiffres de l'Université Johns Hopkins ce vendredi, 9,63 millions de cas confirmés du nouveau coronavirus sont dénombrés dans le monde depuis le début de l'épidémie, dont 2,42 millions aux USA, 1,23 million au Brésil, environ 620.000 en Russie et plus de 490.000 en Inde. Le virus a fait 489.731 morts dans le monde depuis son émergence, dont 124.415 aux Etats-Unis, 54.971 au Brésil et 43.314 au Royaume-Uni.

Après un démarrage prudent, la bourse de New York a fini hier jeudi en hausse de plus de 1%, regagnant une partie du terrain perdu la veille, les investisseurs tentant d'évaluer les risques liés à l'aggravation de la crise sanitaire dans le Sud et l'Ouest des Etats-Unis, notamment au Texas et en Floride. Les bancaires ont bondi alors que les autorités de tutelle s'apprêtent à assouplir la règle Volcker qui limite leurs investissements. Le pétrole a rebondi et le dollar a progressé, tandis que les taux d'intérêts sur la dette souveraine américaine se sont détendus.

A la clôture, l'indice Dow Jones a repris 1,18% à 25.745 points (après -2,72% mercredi), tandis que l'indice large S&P 500 a regagné 1,1% à 3.083 pts (-2,59% mercredi) et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a avancé de 1,09% à 10.017 pts, après avoir perdu 2,19% la veille. La cote a été soutenue par les indices S&P sectoriels des financières (+2,7%), de l'énergie (+1,9%) et des technologiques (+1,3%).

Sur le front sanitaire, plus de la moitié des Etats américains continuent d'afficher ces derniers jours une hausse du nombre de nouveaux cas de coronavirus, notamment au Texas, en Floride, Californie, Arizona, Mississippi et au Nevada, qui ont connu un nombre record de cas ces derniers jours. Le pays a dénombré près de 36.000 cas de plus en 24 heures, pratiquement un record, puisque le pic affiché fin avril s'était affiché à 36.426.

Face à ce rebond des contaminations, le gouverneur républicain du Texas a annoncé jeudi qu'il interrompait le processus de levée des restrictions dans son Etat, et a appelé les Texans a respecter les mesures barrières (masques, lavage des mains, distanciation). Parmi les sujets d'inquiétude, les capacités d'accueil en soins intensifs de la ville texane de Houston, qui sont désormais presque saturées.

Lors d'une conférence de presse, le Dr Robert Redfield, directeur du Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), s'est dit jeudi "très inquiet de la situation qui pourrait survenir en automne, lorsque la grippe et le coronavirus seront présents simultanément". Il a appelé les Américains a respecter les mesures de distanciation sociale, notre "arme la plus puissante" et a prévenu que le CDC avait constaté que les formes graves du virus touchaient désormais des populations plus jeunes et pas seulement les plus de 65 ans. L'organisme a élargi sa liste des maladies qui rendent le Covid-19 encore plus dangereux pour ceux qui le contractent.

Le CDC a estimé qu'environ 24 millions d'Américains (10 fois plus que ceux révélés par les tests) pourraient avoir été contaminés, soit environ 6% de la population américaine de 330 millions. Les Etats-Unis restent de loin le pays le plus endeuillé par la pandémie, la barre des 120.000 morts ayant été franchie lundi.

Le pétrole a rebondi jeudi après avoir plongé de plus de 5% mercredi, dans la crainte d'une reprise économique moins vigoureuse que prévue. Le baril de brut léger américain WTI pour livraison août a repris jeudi soir 1,9% à 38,72$ sur le Nymex...

La soirée d'hier était aussi marquée par des publications financières plutôt décevantes du géant des chaussures de sport Nike, dont le cours de bourse pourrait souffrir ce vendredi.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.