Wall Street progresse, malgré des signes inquiétants sur le front sanitaire

Wall Street progresse, malgré des signes inquiétants sur le front sanitaire
Trader sur le floot du NYSE.

Boursier.com, publié le jeudi 23 juillet 2020 à 10h11

La cote américaine progresse encore avant bourse ce jeudi, le S&P500 s'accordant 0,5% et le Nasdaq 1%, malgré la propagation toujours très rapide du nouveau coronavirus. Les opérateurs préfèrent toujours jouer le scénario d'une reprise forte, avec le soutien des États et des banques centrales. Le baril de brut WTI avance de 0,6% à 42,2$ sur le Nymex. Le Brent prend 0,7%. L'once d'or gagne 0,7% à 1.879$.

Les principales places européennes évoluent également dans le vert ce matin, après de nombreuses publications de résultats et malgré des tensions diplomatiques confirmées entre les Etats-Unis et la Chine. Le président américain Donald Trump a affirmé hier qu'il était toujours possible d'ordonner des fermetures supplémentaires de consulats chinois aux Etats-Unis, après que le département d'Etat américain a demandé à Pékin de fermer son consulat à Houston, au Texas. Les autorités chinoises menacent d'une réponse forte.

La propagation rapide du coronavirus se confirme par ailleurs, mais ne perturbe toujours pas les marchés. Pourtant, le nombre de morts supplémentaires a dépassé les 1.100 pour la deuxième journée consécutive aux USA, avec de tristes records du nombre quotidien de décès en Californie, en Alabama, mais aussi au Texas ou dans le Nevada.

Selon les mesures de Reuters, c'est la première fois depuis début juin que le seuil des 1.000 décès est franchi deux jours d'affilée dans le pays. Il s'agit toutefois d'un nombre inférieur au pic enregistré en avril, avec à l'époque une moyenne de 2.000 décès par jour.

Selon l'Université Johns Hopkins, le nombre des cas confirmés dans le monde depuis le début de l'épidémie se chiffre désormais à 15,232 millions, dont 3,97 millions aux USA, 2,23 millions au Brésil et 1,24 million en Inde. La Russie dénombre 787.890 cas depuis l'émergence du virus. La pandémie a fait 623.507 morts à travers le monde, dont 143.190 aux États-Unis, 82.771 au Brésil et 45.586 au Royaume-Uni.

Le Brésil et l'Argentine ont annoncé hier mercredi des records quotidiens de nouveaux cas, portant le nombre d'infections confirmées en Amérique latine à... plus de 4 millions. Le Brésil a enregistré 67.860 cas et 1.284 décès de plus durant les vingt-quatre dernières heures, selon les données du ministère brésilien de la Santé. En Argentine, les autorités ont rapporté 5.782 nouveaux cas confirmés, un record, dont la plupart dans la capitale Buenos Aires et sa périphérie. Depuis l'apparition du virus dans le pays, 141.900 cas ont été recensés. Au Pérou, pays d'Amérique latine le plus touché après le Brésil, le nombre de morts a été revu en hausse à près de 17.500. Plus de 366.500 cas ont été dénombrés.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a initialement minimisé la gravité du virus. Il a de nouveau été testé positif mercredi, deux semaines après s'être placé en isolement. L'Argentine et le Pérou ont opté pour des actions de confinement, sans succès pour l'heure.

Du côté des valeurs à Wall Street, le colosse pharmaceutique Pfizer a grimpé hier sur des nouvelles selon lesquelles le gouvernement américain s'était engagé à verser 1,95 milliard de dollars pour 100 millions de doses du vaccin 'covid' qu'il développe avec la biotech allemande BioNTech.

Hier soir, après la clôture, Tesla a annoncé des résultats supérieurs aux attentes de marché, dans le vert pour le quatrième trimestre consécutif.

Microsoft a annoncé que sa plateforme dédiée au cloud avait vu sa croissance passer sous 50% pour la première fois.

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