Wall Street rebondit avec les espoirs de reprise

Wall Street rebondit avec les espoirs de reprise
Deux traders souriants sur le floor du New York Stock Exchange.

Boursier.com, publié le mercredi 03 mars 2021 à 10h24

Wall Street se redresse avant bourse ce mercredi, au lendemain d'une séance de correction (-0,46% sur le DJIA et -1,69% pour les technologiques du Nasdaq). Le Dow Jones remonte ainsi de 0,8% et le S&P 500 de 0,7%, alors que le Nasdaq est attendu en progression de 0,9%. Le baril de brut WTI se hisse sur les 60$, en hausse de 0,6% sur le Nymex. L'indice dollar gagne 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin demeure volatil et reprend près de 5% sur 24 heures sur Bitfinex à près de 51.200$. La hausse reste alimentée par les espoirs de relance économique et ceux liés au déploiement des vaccins contre le nouveau coronavirus, dont trois ont été approuvés désormais aux USA.

Wall Street se redresse avant bourse ce mercredi, au lendemain d'une séance de correction (-0,46% sur le DJIA et -1,69% pour les technologiques du Nasdaq). Le Dow Jones remonte ainsi de 0,8% et le S&P 500 de 0,7%, alors que le Nasdaq est attendu en progression de 0,9%. Le baril de brut WTI se hisse sur les 60$, en hausse de 0,6% sur le Nymex. L'indice dollar gagne 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin demeure volatil et reprend près de 5% sur 24 heures sur Bitfinex à près de 51.200$. La hausse reste alimentée par les espoirs de relance économique et ceux liés au déploiement des vaccins contre le nouveau coronavirus, dont trois ont été approuvés désormais aux USA.

L'actualité économique est assez étoffée ce mercredi à Wall Street. Ainsi, le rapport d'ADP concernant l'emploi privé américain pour le mois de février sera connu à 14h15 (consensus 165.000 créations de postes). Rappelons que le rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi sera pour sa part annoncé vendredi (consensus 140.000 créations de postes non-agricoles pour 6,3% de chômage).

L'indice PMI composite final américain du mois de février sera révélé ce jour à 15h45 (consensus 58,8 pour l'indice composite, 58,9 pour les services). L'ISM des services du même mois sera annoncé à 16 heures (consensus 58,7).

Le rapport hebdomadaire du Département américain à l'Énergie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 26 février, sera publié à 16h30.

Patrick Harker, Raphael Bostic, Charles Evans et Robert Kaplan de la Fed, s'exprimeront dans la journée. En outre, le Livre Beige économique de la Fed, résumé des conditions régionales, sera connu à 20 heures.

Ailleurs dans le monde, on pouvait suivre ce matin les indices européens des services. Le recul modéré de l'activité du secteur privé de la zone euro observé en janvier s'est poursuivi le mois dernier, le rythme de la contraction ayant toutefois ralenti, comme le signale l'indice PMI composite IHS Markit de l'activité globale qui s'est redressé de 47,8 en janvier à 48,8, dépassant ainsi son estimation flash de 48,1.

Le recul global de l'activité masque toutefois l'existence d'une économie à deux vitesses, le secteur manufacturier, porté par un raffermissement de la demande intérieure et extérieure, ayant en effet enregistré la plus forte hausse de sa production depuis quatre mois. Le secteur des services a au contraire de nouveau affiché une contraction marquée de son activité, celle-ci ayant reculé à un rythme particulièrement soutenu dans les secteurs les plus touchés par les restrictions et les mesures de distanciation sociale. L'Indice final de l'activité de services ressort ainsi à 45,7 contre 45,4 en janvier, et une estimation flash à 44,7.

L'indice PMI espagnol des services est ressorti 'en ligne' à 43,1, alors que l'indicateur italien s'est établi à 48,8 en février, supérieur aux attentes. L'indicateur français se situe à 45,6 et l'indice allemand à 45,7.

Alors que le dernier bilan de l'Université Johns Hopkins concernant le nouveau coronavirus fait ressortir près de 115 millions de cas confirmés dans le monde dont près de 29 millions aux USA, pays le plus touché qui recense environ 517.000 morts, Joe Biden promet de vacciner l'Amérique en quelques mois. Selon le président américain, les Etats-Unis disposeraient d'ici fin mai d'un nombre suffisant de vaccins pour l'ensemble de la population adulte. Merck, qui avait abandonné en janvier le développement de ses vaccins, s'est engagé à aider à la production de celui nouvellement approuvé de Johnson & Johnson, ce qui contribuera à cet objectif. Dans le même temps, le gouvernement fédéral s'active afin d'atteindre l'objectif affiché de livrer 100 millions de doses de vaccin. Biden souligne que son administration a invoqué le Defense Production Act pour adapter deux usines Merck à la production du vaccin de J&J. En outre, les usines produisant le vaccin vont augmenter leur production en fonctionnant 24 heures sur 24...

Biden espère que les USA soient en mesure de retrouver une vie normale dans un an, et même peut-être un peu plus tôt, selon l'attitude de la population... L'augmentation du nombre de vaccins disponibles de J&J va permettre d'accélérer les vaccinations, alors qu'une seule dose par personne suffit, contre deux doses pour les deux autres vaccins approuvés, ceux de Pfizer / BioNTech et de Moderna. Le contrat de J&J avec les USA évoquait la livraison de 12 millions de doses d'ici fin février, mais seules 4 millions étaient prêtes lors de l'autorisation du vaccin samedi. Le groupe pharmaceutique et médical américain prévoit de livrer 16 millions de doses additionnelles d'ici fin mars. Au total, le groupe entend parvenir à fournir 100 millions de doses d'ici la fin du premier semestre... Biden, à l'occasion d'un discours télévisé depuis la Maison blanche, a demandé aux Etats du pays de prioriser la vaccination des enseignants, qui doivent tous recevoir une dose d'ici la fin du mois.

De son côté, le commissaire européen à l'Industrie, Thierry Breton, exhorte les Etats membres de l'UE à procéder rapidement au déploiement des vaccins. Dans une interview publiée par le quotidien italien Corriere della Sera, il indique que l'Union européenne désire atteindre une capacité de production de vaccins anti-covid de deux à trois milliards de doses par an d'ici fin 2021. La Commission européenne, qui centralise les achats et la distribution, est attaquée au sujet du rythme de vaccination. Breton affirme pour sa part que la capacité de production des doses augmente semaine après semaine. Selon lui, alors que 43 millions de doses ont été fournies à l'UE, seules 30,2 millions ont été administrées. L'UE espère livrer 95 à 100 millions de doses à ses Etats d'ici la fin du mois...

Alors que les marchés boursiers s'inquiètent du vif rebond des taux d'intérêts en février, dans l'anticipation d'une poussée d'inflation dans les prochains mois, les responsables de la Réserve fédérale américaine continuent de se montrer rassurants. Mardi, l'une des gouverneurs de la Fed, Lael Brainard, a été la dernière en date à dire qu'elle s'attendait à ce que le regain d'inflation attendu aux Etats-Unis ne soit que temporaire. "Nous devrons être patients pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés", a indiqué Mme Brainard lors d'une conférence virtuelle organisée par le Council on Foreign Relations. "Nous nous sommes engagés à maintenir notre politique (...) jusqu'à ce que, non seulement, l'inflation ait atteint 2%, mais aussi qu'elle soit en voie de dépasser modérément les 2% pendant un moment".
"Une hausse temporaire de l'inflation semble plus probable qu'un changement durable" de tendance, a-t-elle ajouté. "Même lorsque la situation économique justifiera une hausse (des taux), les changements devront être graduels". Toutefois, Mme Brainard a indiqué que la Fed "surveille de près les développements sur les marchés, ajoutant que la tension sur les taux et la rapidité de la hausse avaient "attiré son attention" la semaine dernière. Si l'inflation devait être trop forte et trop durable, "je n'hésiterai pas à agir et je pense que nous avons les outils" pour y faire face, a assuré la gouverneure de la Fed, comme l'avait fait récemment le président de l'institution, Jerome Powell.

La semaine dernière, Powell s'était lui aussi efforcé de rassurer les marchés, affirmant que la banque centrale américaine n'avait aucune intention de resserrer sa politique monétaire avant longtemps, et estimant que l'économie américaine était loin d'avoir surmonté la crise sanitaire. Il s'est montré peu préoccupé par une flambée durable de l'inflation, laissant entendre que les prix pourraient connaître temporairement un passage au-dessus de l'objectif de 2% de la Fed sans déclencher de remontée des taux directeurs. Depuis ses déclarations, un calme relatif est revenu sur les marchés obligataires américains, même si les taux restent campés non loin de leurs récents pics, sur fond de craintes inflationnistes liées à la reprise et au plan de relance de 1.900 milliards de dollars de Joe Biden.

Le rendement du T-Bond à 10 ans, qui avait flambé jeudi dernier jusqu'à 1,54% en séance avant de refluer, évolue ce jour à 1,44% (contre 0,9% fin 2020). Le rendement du T-Bond à 30 ans s'inscrit à 2,24% contre 1,66% fin 2020. En février, les taux souverains américains à 10 et 30 ans ont connu leur plus forte poussée haussière depuis 2016.

Dans l'actualité des entreprises à Wall Street ce mercredi, American Eagle Outfitters, Wendy's, Sina, Dollar Tree, Snowflake et quelques autres annoncent leurs derniers comptes trimestriels.

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