Wall Street retrouve l'équilibre, après sa chute de la veille

Wall Street retrouve l'équilibre, après sa chute de la veille©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 05 mars 2021 à 12h31

Wall Street est attendu en timide hausse désormais avant bourse ce vendredi, après la chute assez brutale de la veille. Le DJIA avance de 0,3%, tandis que le S&P 500 se redresse de 0,2% et que le Nasdaq prend 0,1%. L'indice dollar confirme sa vigueur et prend encore 0,4% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin perd près de 4% sur Bitfinex à 47.400$ environ. Alors que les tendances semblent meilleures sur le front sanitaire aux États-Unis et que le déploiement des vaccins contre le nouveau coronavirus se poursuit à bon rythme, les opérateurs restent fébriles devant le risque d'une poussée de l'inflation.

Wall Street est attendu en timide hausse désormais avant bourse ce vendredi, après la chute assez brutale de la veille. Le DJIA avance de 0,3%, tandis que le S&P 500 se redresse de 0,2% et que le Nasdaq prend 0,1%. L'indice dollar confirme sa vigueur et prend encore 0,4% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin perd près de 4% sur Bitfinex à 47.400$ environ. Alors que les tendances semblent meilleures sur le front sanitaire aux États-Unis et que le déploiement des vaccins contre le nouveau coronavirus se poursuit à bon rythme, les opérateurs restent fébriles devant le risque d'une poussée de l'inflation.

Le rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi aux États-Unis pour le mois de février constituera donc le grand rendez-vous de la journée à 14h30. Le consensus FactSet est de 175.000 créations de postes non-agricoles pour 6,4% de chômage, avec 225.000 créations dans le privé et 10.000 dans le secteur manufacturier. Le taux de participation à la force de travail est attendu à 61,5% selon Bloomberg et le salaire horaire moyen devrait augmenter de 0,2% par rapport au mois antérieur.

Selon le dernier rapport d'ADP publié mercredi, les créations de postes dans le privé en février se sont chiffrées à 117.000.

La balance américaine du commerce international des biens et services pour le mois de janvier sera publiée à la même heure, le consensus se situant à 67,5 milliards de dollars.

Les chiffres du crédit à la consommation pour le mois de janvier seront annoncés à 21 heures (consensus +15 milliards de dollares).

Hier soir, la cote américaine a lourdement corrigé sur fond de remontée des rendements obligataires et de craintes liées à l'inflation, alors que l'intervention pourtant savamment nuancée du président de la Fed, Jerome Powell, n'a pas convaincu. Le Dow Jones a abandonné 1,11% sous les 31.000 pts, alors que le Nasdaq a rendu 2,11% à 12.723 pts. Les indices de référence sont parvenus à limiter quelque peu leurs pertes en fin de journée.

Ce vendredi, le rendement du T-Bond 2031 se stabilise à 1,55% après sa poussée de la veille. Le '30 ans' évolue à 2,29% désormais. Powell a fait de son mieux hier soir, mais sa position devient délicate, alors que l'économie se reprend et que l'inflation menace. Le timonier de la Fed ne se laisse toutefois pas émouvoir par cette poussée des prix, qu'il juge transitoire, et se concentre sur les objectifs à long terme de la banque.

Dans un tel contexte, les marchés financiers souhaitent probablement que le rapport de l'emploi américain attendu ce jour... soit mauvais, ou du moins pas trop bon, afin de redonner un peu de marge de manoeuvre à la Fed, qui voudrait bien poursuivre sa politique ultra-accommodante mais aurait besoin d'une équation plus simple.

Il n'y a rien de vraiment neuf concernant le package de relance de 1.900 milliards de dollars de l'administration Biden, qui devrait prochainement franchir l'étape du Sénat - après celle de la Chambre des représentants. L'approbation ne serait plus qu'une question de jours.

Sur le front épidémique, les choses s'améliorent laborieusement outre-Atlantique. Malgré sa plus faible efficacité, les Américains attendent le vaccin nouvellement approuvé de Johnson & Johnson, qui a l'avantage de ne nécessiter qu'une dose. A New York, les niveaux toujours élevés d'hospitalisations compliquent quant à eux la réouverture de l'économie, selon l'agence Bloomberg... Selon l'Université Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés du virus dans le monde depuis le début de l'épidémie se chiffre désormais à 115,6 millions, dont près de 29 millions aux USA. La pandémie a fait officiellement 2,57 millions de morts au niveau mondial et plus de 520.000 aux Etats-Unis.

Du côté des prix du pétrole, après le statu quo quelque peu inattendu des membres de l'OPEP+, les cours progressent encore à près de 65,4$ le baril sur le WTI (+2,4%) et 68,5$ pour le Brent de la mer du Nord.

L'Opep+ a surpris hier en décidant de maintenir l'essentiel de ses coupes de production au-delà du 1er avril, alors que les marchés s'attendaient à une hausse sensible de l'exploitation. Les vingt-trois membres de l'Opep+, qui représentent environ la moitié de la capacité mondiale de production de brut, tenaient leur réunion mensuelle pour statuer sur leur niveau de production pour avril. Ils ont décidé de ne pas rouvrir largement les vannes, compte-tenu des incertitudes pesant encore sur le rythme de la reprise économique. L'Arabie saoudite a finalement opté pour le statu quo pour un mois supplémentaire, prolongeant ses coupes unilatérales de 1 million de barils par jour appliquées en février et mars. La Russie, qui réclamait un hausse de production, est autorisée à pomper 130.000 barils par jour supplémentaires en avril, et le Kazakhstan aura droit à 20.000 bj de plus, ces deux pays ayant besoin de répondre à leur demande intérieure.

Au final, l'Opep+ continuera ainsi de produire environ 8 mbj de moins qu'avant la crise du coronavirus, contribuant à soutenir les cours dans un environnement où la demande redémarre progressivement en 2021 à la faveur des campagnes de vaccination.

Les opérateurs ont par ailleurs pris connaissance dans la matinée ce jour de nouveaux chiffres économiques en Allemagne, en France ou en Italie. Les commandes à l'industrie allemande ont rebondi de 1,4% en janvier, près de trois fois la hausse attendue par le marché. Elles avaient reculé de 2,2% en décembre. Les commandes intérieures ont diminué de 2,6% alors que celles provenant de l'international ont augmenté de 4,2%, précise l'Office fédéral de la statistique. En glissement annuel, les commandes, ajustées des prix et des effets calendaires, progressent de 2,5%.

Par rapport à février 2020, le mois précédant l'imposition des restrictions en raison de la pandémie de coronavirus en Allemagne, les commandes de janvier affichent une hausse de 3,7% (corrigées des variations saisonnières et calendaires).

La balance commerciale française de janvier est ressortie déficitaire de 3,9 milliards d'euros, contre -3,4 milliards de consensus... L'indice Halifax britannique des prix des maisons a reculé comme prévu de 0,1% en février, en comparaison du mois antérieur... Enfin, les ventes italiennes de détail pour janvier ont décroché de 3% par rapport au mois précédent, soit une baisse supérieure aux attentes, avec les restrictions liées à la crise sanitaire.

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