Wall Street solide, avant la Fed et une avalanche de trimestriels

Wall Street solide, avant la Fed et une avalanche de trimestriels
Traders du New York Stock Exchange, février 2019.

Boursier.com, publié le mardi 23 juillet 2019 à 11h34

La cote américaine s'affiche dans le vert avant bourse ce mardi, positivant à quelques jours du verdict de la Fed, et alors que les publications financières sont attendues nombreuses à Wall Street dans les prochains jours. La semaine sera marquée par les résultats de Facebook (demain après bourse) et Boeing (avant l'ouverture demain), ainsi que par ceux d'Amazon et d'Alphabet (le 25 après bourse).

Allegheny, Biogen, Centene, Chubb, Coca-Cola, Harley-Davidson, Hasbro, Interpublic, Kimberly-Clark, Lockheed Martin, Snap Inc, Stanley Black & Decker, Texas Instruments, Travelers Cos, Visa et United Technologies, publient notamment ce jour leurs derniers résultats financiers trimestriels.

L'indice dollar, mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de devises, progresse de 0,3% à 97,5 ce jour.

Sur le segment des matières premières, le baril de brut WTI se stabilise à 56$ malgré la confirmation des tensions au Moyen-Orient. Le Royaume-Uni pourrait procéder à un gel des actifs iraniens, suite à la saisie vendredi par l'Iran d'un navire pétrolier battant pavillon britannique - dans le détroit d'Ormuz. Londres a dénoncé un acte jugé hostile et illégal de Téhéran.

Au Royaume-Uni, Boris Johnson doit prendre la tête du Parti conservateur et du gouvernement en remplacement de Theresa May, pour gérer la sortie de l'Union européenne au 31 octobre prochain.

Les marchés surveilleront après-demain les annonces de la Banque centrale européenne, qui devrait préparer les opérateurs à des assouplissements futurs. Concernant la Fed, les anticipations sont plutôt celles d'une baisse des taux d'un quart de point à l'issue de la réunion des 30 et 31 juillet (probabilité de 80,6% selon l'outil FedWatch du CME Group que les taux passent à 2-2,25%). La probabilité d'une baisse des taux d'un demi-point se situe à 19,4% (taux entre 1,75 et 2%). La fourchette actuelle sur les fonds fédéraux va de 2,25 à 2,50%. La probabilité la plus importante pour la fin de l'année (à l'issue de la réunion du 11 décembre) est celle d'une fourchette de 1,50-1,75% (40,1%), devançant celle d'une fourchette de 1,75-2% (30,6%).

Lors d'une interview diffusée vendredi soir sur CNBC, après la clôture du marché, le président de la Fed de Boston Eric Rosengren a estimé qu'alors que la BCE ou la Banque du Japon avaient des raisons d'assouplir leurs politiques monétaires, les Etats-Unis n'avaient quant à eux pas de motifs pour procéder de la sorte. "Je ne veux pas assouplir si l'économie américaine se porte parfaitement bien sans stimulus", a ainsi lancé Rosengren. Ces propos ont donc évidemment fait baisser la probabilité d'une baisse des taux d'un demi-point le 31 juillet.

Le président américain Donald Trump est intervenu une fois encore hier sur Twitter à propos des taux. "Il est bien plus coûteux pour la Réserve Fédérale de couper (ndlr : réduire les taux) plus profondément si l'économie se retourne réellement dans le futur! Très peu coûteux, productif en fait, d'abaisser les taux. La Fed a relevé & resserré (sa politique de taux) bien trop & trop rapidement. En d'autres termes, ils se sont loupés", assène Trump, soulignant l'absence actuelle d'inflation et la mauvaise inspiration de la Fed, qui poursuit son resserrement monétaire quantitatif, affectant, selon le président américain, la compétitivité des États-Unis. "Les coûts de taux d'intérêt auraient pu être bien plus bas, & le PIB & l'accumulation de richesse de notre Pays bien plus élevés", insiste Trump, déplorant la perte de temps et d'argent, ainsi que les manipulations supposées de devises d'autres pays.

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