Wall Street solide, optimisme concernant le plan Biden

Wall Street solide, optimisme concernant le plan Biden
Réaction de traders après la clôture du NYSE.

Boursier.com, publié le jeudi 01 avril 2021 à 12h47

La cote américaine reste solide ce jeudi, suite à la présentation du premier volet du plan Biden. Le DJIA s'affiche assez stable avant bourse, alors que le S&P 500 gagne 0,3% et que le Nasdaq s'adjuge encore 0,9%. Le baril de brut WTI regagne 2,4% à 60,6$ sur le Nymex. L'once d'or affiche peu d'évolution à 1.716$. L'indice dollar cède 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin, dont les signes d'adoption de masse se multiplient, avance de 1% vers les 58.700$ sur Bitfinex. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans s'affiche désormais proche de 1,72%, alors que celui du '30 ans' ressort à 2,38%.

La cote américaine reste solide ce jeudi, suite à la présentation du premier volet du plan Biden. Le DJIA s'affiche assez stable avant bourse, alors que le S&P 500 gagne 0,3% et que le Nasdaq s'adjuge encore 0,9%. Le baril de brut WTI regagne 2,4% à 60,6$ sur le Nymex. L'once d'or affiche peu d'évolution à 1.716$. L'indice dollar cède 0,1% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin, dont les signes d'adoption de masse se multiplient, avance de 1% vers les 58.700$ sur Bitfinex. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans s'affiche désormais proche de 1,72%, alors que celui du '30 ans' ressort à 2,38%.

Dans l'actualité économique ce jeudi, le rapport Challenger relatif aux destructions de postes annoncées par les entreprises américaines pour le mois de mars sera révélé à 13h30. Les inscriptions au chômage pour la semaine close au 27 mars seront annoncées à 14h30 (consensus 680.000). L'indice PMI manufacturier final américain du mois de mars sera connu à 15h45 (consensus 59), alors que l'ISM manufacturier sera publié un quart d'heure plus tard (consensus 61,4 en mars). Les dépenses de construction de février seront également annoncées à 16 heures (consensus -0,8% par rapport à janvier). Patrick Harker et Robert Kaplan de la Fed s'exprimeront dans la journée.

Hier, l'actualité économique américaine était marquée par les chiffres de l'emploi privé. Le secteur privé américain a créé 517.000 postes au mois de mars 2021 selon ADP, supérieur à un consensus de place déjà haut perché à 500.000. En outre, les créations d'emplois dans le privé pour le mois de février ont été révisées en forte hausse, de 117.000 à 176.000. Ainsi, les créations de postes de février ressortent au plus haut de six mois selon l'enquête ADP. Rappelons que le rapport gouvernemental US sur la situation de l'emploi pour ce même mois de mars sera communiqué demain vendredi, le consensus étant de 625.000 créations d'emplois et 6% de taux de chômage.

Ailleurs dans le monde, l'indice PMI final IHS Markit pour l'industrie manufacturière de la zone euro s'est redressé de 57,9 à 62,5 en mars (estimation Flash : 62,4), un record. Les données sectorielles signalent de nouveau une expansion dans les trois sous-secteurs couverts par l'enquête, les rythmes de croissance s'étant en outre accélérés par rapport à février. Ce sont les secteurs des biens d'équipement et des biens intermédiaires qui ont enregistré les plus forts taux d'expansion, ces derniers affichant des niveaux records en mars, souligne IHS Markit. Le PMI manufacturier espagnol est ressorti à 56,9, contre 59,8 en Italie, 59,3 en France et 66,6 en Allemagne. L'indice britannique s'est lui aussi établi à haut niveau, à 58,9... Les opérateurs ont en revanche pris par ailleurs connaissance ce jour de chiffres décevants de la consommation en Suisse et en Allemagne.

Hier soir, le président américain Joe Biden a présenté un vaste projet de plus de 2.000 milliards de dollars qui fait néanmoins l'objet d'une certaine opposition politique au Congrès. Ce plan, premier volet de son package de relance, permettrait aux firmes américaines de se positionner sur des projets impliquant des millions de salariés du pays afin de construire des infrastructures, comme des routes, ponts ou ports, tout en investissant dans la lutte contre le changement climatique et les services à destination des personnes âgées notamment. Biden a qualifié ce programme d'"investissement unique en une génération pour l'Amérique", à l'occasion d'un déplacement à Pittsburgh, Pennsylvanie. Après un package de 1.900 milliards de dollars adopté en mars par le Congrès, Biden entend donc soutenir plus encore la première économie mondiale, toujours affectée par la crise sanitaire, face notamment aux ambitions de domination attribuées à la Chine. Le plan Biden permettrait par ailleurs de renforcer les syndicats...

Joe Biden devrait annoncer ce mois de nouvelles propositions économiques complémentaires qui pourraient ajouter à nouveau jusqu'à 2.000 milliards de dollars à la facture... La contrepartie fiscale devrait donc également être imposante.

Le plan Biden suscite toutefois les débats au Congrès, dont les élus admettent que les investissements sont nécessaires, mais demeurent partagés devant le niveau des dépenses et certains programmes considérés traditionnellement comme des services sociaux. En outre, le clan républicain craint donc une augmentation conséquente de l'impôt sur la fortune et des taxes sur les sociétés. Le projet entraînerait une hausse de l'impôt sur les sociétés de 21% à 28%, avec des mesures destinées à combler les failles d'un système permettant aux entreprises de délocaliser leurs recettes, selon un document fourni par la Maison blanche et évoqué par Reuters. Biden a quant à lui souligné que l'objectif n'était pas de "cibler" les riches mais de remédier aux divisions et inégalités accentuées par la crise sanitaire actuelle. Le plan Biden passe par un étalement des coûts sur huit ans et un financement global sur 15 ans, sans augmentation à long terme de la dette, si l'on en croit un haut responsable cité par l'agence.

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