Wall Street soutenu par les vaccins

Wall Street soutenu par les vaccins
Réaction de traders après la clôture du NYSE.

Boursier.com, publié le lundi 14 décembre 2020 à 11h36

Wall Street est attendu en progression avant bourse ce lundi, le DJIA prenant 0,7%, le S&P 500 0,6% et le Nasdaq 0,4%. Sur le Nymex, le baril de brut WTI avance de 1% à 47$ environ. L'once d'or consolide de 0,7% à 1.830$. L'indice dollar recule de 0,5% face à un panier de devises de référence. Il n'y aura pas de statistique notable outre-Atlantique ce jour, en attendant la réunion de la Fed qui se tient demain et mercredi. Le sentiment concernant le Brexit est par ailleurs un peu plus positif, alors que Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont accepté de poursuivre les discussions. La presse britannique estime que les échanges pourraient se poursuivre jusqu'au 31 décembre. L'autre point positif du jour réside dans le début des vaccinations aux USA, même s'il ne constitue pas une surprise.

Wall Street est attendu en progression avant bourse ce lundi, le DJIA prenant 0,7%, le S&P 500 0,6% et le Nasdaq 0,4%. Sur le Nymex, le baril de brut WTI avance de 1% à 47$ environ. L'once d'or consolide de 0,7% à 1.830$. L'indice dollar recule de 0,5% face à un panier de devises de référence. Il n'y aura pas de statistique notable outre-Atlantique ce jour, en attendant la réunion de la Fed qui se tient demain et mercredi. Le sentiment concernant le Brexit est par ailleurs un peu plus positif, alors que Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont accepté de poursuivre les discussions. La presse britannique estime que les échanges pourraient se poursuivre jusqu'au 31 décembre. L'autre point positif du jour réside dans le début des vaccinations aux USA, même s'il ne constitue pas une surprise.

Une centaine de millions d'Américains vaccinés contre le Covid-19 d'ici à la fin du mois de mars ? C'est ce qu'espère le responsable de l'opération Warp Speed, lancée pour accélérer le processus aux États-Unis. La FDA a comme prévu donné son accord vendredi à une utilisation d'urgence du vaccin mis au point par l'Américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech. Les premières lots ont quitté hier les laboratoires de Kalamazoo, dans le Michigan, et devraient être disponibles dès aujourd'hui. "Nous aurons vacciné 100 millions de personnes d'ici le premier trimestre 2021", a lancé le Dr Moncef Slaoui, conseiller en chef de l'opération Warp Speed, sur Fox News.

40 millions de doses du vaccin de Pfizer et de celui de Moderna, qui devrait aussi recevoir le feu vert de la FDA cette semaine pour une autorisation d'urgence, seront, selon Slaoui, distribuées avant la fin du mois. Cinquante à 80 millions de doses supplémentaires le seront en janvier et le même nombre en février. "Nous coopérons avec Pfizer afin qu'il atteigne l'objectif de nous fournir 100 millions de doses supplémentaires au deuxième trimestre de 2021", a ajouté le responsable. Les membres du personnel médical et les résidents des établissements de soin sont prioritaires... Pour que les États-Unis atteignent l'immunité collective, il faudrait d'après le conseiller vacciner 75% à 80% de la population.

Les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont signalé avant-hier 244.011 cas de Covid-19 de plus que la veille et 3.013 nouveaux décès... Selon l'Université Johns Hopkins cette fois, le nouveau coronavirus a fait désormais 1,61 million de morts dans le monde depuis son émergence, dont plus de 299.000 aux USA. Le nombre de cas confirmés dans le monde depuis l'apparition du virus ressort à plus de 72,2 millions, dont 16,2 millions aux Etats-Unis et près de 10 millions en Inde.

Les chiffres des infections en Europe demeurent quant à eux préoccupants, avec un reconfinement allemand qui pourrait malmener l'économie locale.

Trump a suggéré dimanche que les hauts représentants de la Maison blanche pourraient patienter pour recevoir des vaccins, alors que de premiers lots du vaccin de Pfizer devraient être disponibles ce lundi aux Etats-Unis. Une source de Reuters au fait de la question a déclaré que Trump et le vice-président Mike Pence se verraient proposer rapidement le vaccin dans le cadre d'un projet destiné à garantir la continuité du gouvernement. Donald Trump a déjà contracté le virus et a été hospitalisé pendant trois nuits début octobre. Des représentants de la Maison blanche ont eux aussi déjà été contaminés...

Pendant ce temps, un groupe de parlementaires républicains et démocrates du Congrès est sur le point de soumettre ce lundi un texte prévoyant un plan de soutien à l'économie américaine de 908 milliards de dollars. Selon une source de Reuters, la proposition serait scindée en deux ensembles budgétaires distincts dans l'espoir de convaincre les deux chambres du Congrès. Un volet de 748 milliards de dollars serait centré sur les aides aux petites entreprises et aux chômeurs ainsi qu'au financement de la distribution des vaccins. L'autre volet concernerait notamment les points de contentieux entre républicains et démocrates, comme la protection des entreprises et les fonds pour les collectivités et administrations locales.

Le Congrès a déjà voté cette année 3.000 milliards de dollars d'aides pour compenser l'impact économique du virus. Les négociateurs des deux clans aimeraient parvenir avant vendredi à un accord. Le Secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants des États-Unis, ont échangé hier dimanche et ont accepté de poursuivre les discussions ce lundi.

Les opérateurs attendent par ailleurs assez impatiemment le verdict de la Fed de mercredi. La banque centrale américaine pourrait à cette occasion étendre son QE jusqu'à ce que la reprise économique remplisse certaines conditions. La Fed devra tenir compte bien évidemment de la détérioration des tendances concernant le coronavirus, et des difficiles négociations sur le plan fiscal de relance de l'activité. Il n'est d'ailleurs pas exclu que la banque opte pour un renforcement du QE, même si cela ne constitue pas l'hypothèse la plus probable.

Les valeurs

Pfizer et BioNTech ont donc reçu l'autorisation d'urgence de la FDA pour leur vaccin anti-covid. Moderna est le prochain sur la liste, avec un accord FDA attendu cette semaine. Le groupe a d'ailleurs annoncé que le gouvernement américain avait exercé une option pour l'achat de 100 millions de doses additionnelles, la nouvelle commande devant être livrée au second trimestre 2021. Le gouvernement US dispose encore d'options sur l'achat de 300 millions de doses supplémentaires.

AstraZeneca a accepté de racheter Alexion Pharmaceuticals pour 39 milliards de dollars en cash et actions. Alexion est spécialisé dans le traitement des maladies rares et l'immunologie. Le prix du deal à 175$ par titre sur la base des derniers cours cotés représente une prime de 45% sur le niveau de vendredi. Le Financial Times note toutefois que les actionnaires d'Alexion, dont l'activiste Elliott, pourraient encore freiner l'opération si la prime ne leur suffit pas. Il s'agirait quoi qu'il en soit du deal le plus important depuis la fondation d'AstraZeneca en 1999.

State Street et UBS discuteraient, selon le Wall Street Journal, du rapprochement de leurs activités de gestion d'actifs. Selon les sources du journal, State Street et UBS mèneraient des discussions sur le sujet depuis le début de l'année, et seraient passés proches d'un accord durant l'été. Les deux firmes resteraient en contact sur le sujet.

Huntington Bancshares s'offre TCF Financial. Citant une réunion de presse, le Detroit Free Press rapporte que l'opération devrait être finalisée au second trimestre. 490 millions de dollars d'économies de coûts sont attendues. Stephen Steinour, patron de Huntington, resterait CEO du nouvel ensemble et PDG de la holding. Gary Torgow, président de TCF, prendrait la tête du conseil d'administration.

Cinemark voudrait profiter de la faiblesse d'AMC. Le groupe aurait signalé récemment son intérêt pour de nombreuses localisations d'AMC, durement fragilisé par la crise sanitaire. C'est du moins ce qu'indique le New York Post, citant des sources proches de la question.

Après les introduction en bourse assez époustouflantes de DoorDash puis Airbnb à Wall Street ces derniers jours, le Wall Street Journal croit savoir que Roblox aurait revu en hausse ses ambitions pour sa propre IPO, qu'il reporterait par conséquent au début de l'année prochaine.

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