Wall Street tente de se stabiliser après la purge

Wall Street tente de se stabiliser après la purge
Deux traders inquiets sur le floor du NYSE à New York.
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Boursier.com, publié le jeudi 24 septembre 2020 à 13h29

La cote américaine s'affiche relativement stable avant bourse ce jeudi, le DJIA et le S&P500 évoluant peu, contre un repli de 0,2% du Nasdaq. Le baril de brut WTI affiche peu d'évolution sur le Nymex à 39,9$, alors que le Brent demeure inchangé à 41,8$. L'once d'or décline de 0,4% à 1.862$. L'indice dollar est également stable face à un panier de devises.

Sur le front économique ce jour, les inscriptions hebdomadaires au chômage aux USA pour la semaine close au 19 septembre seront communiquées à 14h30 (consensus 880.000). Les ventes de logements neufs du mois d'août seront publiées à 16 heures (consensus 875.000). L'indice manufacturier de la Fed de Kansas City pour le mois de septembre sera annoncé à 17 heures (consensus 13).

Le président de la Fed Jerome Powell, qui n'a pas fait d'étincelles hier et avant-hier, est encore auditionné ce jour. Robert Kaplan, James Bullard, Thomas Barkin, Charles Evans, John Williams et Raphael Bostic de la Fed, s'exprimeront également durant la journée.

La cote US avait décroché hier soir avec les 'technologiques', avec les craintes sanitaires et économiques, et en l'absence d'avancées concrètes au Congrès sur le soutien à l'économique. Les bourses européennes demeurent très hésitantes ce jeudi, les opérateurs craignant que les nouvelles mesures de confinement ne plombent encore l'économie.

Certains responsables de la Fed ont demandé de nouvelles actions de soutien budgétaire. Jerome Powell intervient de nouveau ce jour devant une commission de sénateurs.

Les indices PMI annoncés hier mercredi en Europe et aux USA ont fourni quant à eux des informations mitigées, laissant craindre une reprise moins forte qu'escompté du fait de nouvelles mesures restrictives, notamment au Royaume-Uni et en France.

Le dernier bilan de l'épidémie du nouveau coronavirus fait ressortir 31,91 millions de cas confirmés, dont 6,94 millions aux Etats-Unis, 5,73 millions en Inde et 4,59 millions au Brésil. Le virus a fait 977.109 morts dans le monde selon l'Université Johns Hopkins, dont 201.920 aux USA, 138.105 au Brésil et 91.149 en Inde.

L'Inde a rapporté encore 86.508 nouveaux cas de contamination en 24 heures, ainsi que 1.129 décès supplémentaires.

Le Brésil a enregistré 33.281 nouveaux cas et 869 décès supplémentaires au cours des vingt-quatre dernières heures, selon le ministère de la Santé.

La Chine a recensé 7 nouveaux cas au cours des vingt-quatre dernières heures, tous des cas importés selon la version de la Commission nationale de la santé. 85.314 cas de contamination ont été confirmés au total en Chine continentale. L'épidémie de coronavirus aurait causé 4.634 décès.

En Europe, le cas de la France est particulièrement préoccupant. L'agence Santé publique France a fait état hier de 13.072 nouvelles contaminations en 24 heures, 3.064 plus que la veille. Le nombre de patients hospitalisés au cours des sept derniers jours s'élève à 4.244, comme mardi. 675 ont été admis en réanimation, 24 de plus que la veille. Le taux de positivité des tests est remonté 6,1% à 6,2% et 1.039 foyers d'infections sont en cours d'investigation. 43 décès supplémentaires ont été recensés, portant le total à 31.459 morts.

L'indice de confiance des milieux d'affaires allemands compilé par l'Institut Ifo est ressorti en légère hausse en septembre, à 93,4 points, contre 92,6 le mois précédent. Le consensus était positionné à 93,8. La composante évaluation actuelle atteint 89,2 points contre 87,9 en août et la composante des attentes s'établit à 97,7 points contre 97,5 le mois précédent.

Après avoir tenté de prolonger son timide rebond de la veille, Wall Street est reparti en nette baisse mercredi en clôture, dans la crainte que les tensions politiques aux Etats-Unis ne freinent l'adoption d'un nouveau plan de relance très attendu par une économie fragilisée par la crise du coronavirus. Le président de la Fed, Jerome Powell, a une nouvelle fois souligné que le chemin sera long avant une reprise durable. Le dollar continuait de se renforcer, faisant office de valeur refuge, tandis que l'or était paradoxalement en baisse.

A la clôture, l'indice Dow Jones a chuté de 1,92% à 26.763 points, tandis que l'indice large S&P 500 a fléchi de 2,37% à 3.236 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et "biotechs", a rechuté de 3,02% à 10.632 pts, retombant en zone de correction (-12% sur son record du 2 septembre à 12.056 pts).

Depuis leur dernière réunion des 15 et 16 septembre, les responsables de la Réserve fédérale mettent en garde sur une reprise sans doute plus progressive qu'espérée. Le président de la Fed, Jerome Powell, qui est auditionné non moins de trois fois cette semaine au Congrès, a répété mercredi que le chemin sera long avant de retrouver un niveau de croissance précédant la crise, ce qui nécessitera de nouvelles mesures de soutien monétaire et budgétaire.

Plusieurs autres membres de la Fed, dont le vice-président de la Fed Richard Clarida, se sont exprimés ce mercredi et ont tous souligné l'importance de la politique budgétaire pour sortir de la crise actuelle. Le président de la Fed de Boston Eric Rosengren s'est montré particulièrement pessimiste sur la capacité de l'économie à rebondir rapidement si un nouveau "package" de mesures n'est pas adopté par le Congrès...

Depuis des semaines, la Maison Blanche et le Congrès ne parviennent pas s'accorder sur un nouveau plan de relance, sur fond de campagne électorale très dure entre Donald Trump et son adversaire démocrate Joe Biden. Le bras de fer entre démocrates et républicains s'est encore tendu le week-end dernier, à la suite du décès de la juge de la Cour Suprême Ruth Bader Ginsburg '("RBG")...

Or, le temps presse, le précédent plan budgétaire massif de 2.200 milliards de dollars, mis en place en mars, étant désormais arrivé à son terme, et de nombreuses mesures d'aide aux entreprises et aux salariés ont pris fin. Les aides financières accordées aux employés au chômage technique sont notamment en passe de s'achever...

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