WeWork recrute de nouveaux dirigeants, dont Maurice Lévy

WeWork recrute de nouveaux dirigeants, dont Maurice Lévy©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 22 novembre 2019 à 21h41

WeWork, le spécialiste américain de la location de bureaux partagés ("co-working"), dont l'introduction en Bourse a capoté en septembre et dont la valorisation a fondu, travaille à restaurer ses comptes et sa crédibilité auprès des investisseurs, sous la houlette du japonais Softbank, son nouvel actionnaire majoritaire.

Selon l'agence 'Bloomberg', le président de WeWork, Marcelo Claure, a annoncé vendredi lors d'une réunion à New York avec les employés, la nomination de plusieurs nouveaux dirigeants, dont Maurice Lévy, le président du conseil de surveillance de Publicis, qui a été nommé directeur marketing et communication par interim de WeWork.

Ralf Wenzel, le patron de TechHub, filiale du japonais SoftBank, devient directeur produits ("chief product officer") et Mike Bucy, un autre responsable de SoftBank, devient "chief transformation officer". Les co-directeurs généraux Artie Minson et Sebastian Gunningham restent à leurs postes.

Le président de WeWork a présenté un plan de redressement, dont l'objectif est de générer des flux de trésorerie positifs d'ici à 2023 et un Ebitda (résultat avant intérêts, impôts et amortissements) ajusté positif d'ici à 2021, selon les sources citées par 'Bloomberg'. Au troisième trimestre 2019, WeWork a affiché une perte nette de 1,25 milliard de dollars, alors même que ses ventes ont bondi de 94% en un an, à 934 millions de dollars.

Devant les employés, Marcelo Claure a mis l'accent sur la discipline financière et sur la nécessité pour l'entreprise de se concentrer sur le coeur de métier de la location de bureaux, selon ces sources.

2.400 suppressions de postes prévues dans le monde

La société emblématique des espaces de travail partagés a perdu plusieurs de ses dirigeants ces derniers mois, après l'échec de son introduction en Bourse et l'effondrement de sa valorisation, de 47 milliards de dollars à environ 10 milliards. Le groupe basé à New York a été sauvé in extremis par Softbank, qui a injecté 8 milliards de dollars dans l'affaire et en détient désormais 80% du capital (contre 30% auparavant).

L'ex-patron et cofondateur Adam Neumann, 40 ans, avait dû quitter ses fonctions en septembre, empochant au passage environ 1,7 milliard de dollars, issus notamment de la cession à Softbank de la majeure partie de ses actions WeWork.

La société a annoncé jeudi la suppression de 2.400 emplois dans le monde, soit 20% de ses effectifs dans le cadre de son plan de redressement.

De son côté, Softbank, présent notamment dans les télécoms (dont Sprint aux Etats-Unis) a accusé au 3e trimestre 6,5 milliards de dollars de pertes suite à ses investissements dans WeWork, mais aussi dans la plate-forme de communication collaborative Slack et dans le groupe de VTC Uber, dont les valorisations se sont fortement dépréciées ces derniers mois.

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