Clôture Paris : 5ème séance de baisse

Clôture Paris : 5ème séance de baisse
Vue générale du Palais Brongniart, place de la bourse.

Boursier.com, publié le mardi 28 juillet 2020 à 18h00

LA TENDANCE

Le CAC40 a aligné une 5ème séance de baisse ce mardi, en recul de -0,22% à 4.928 points en clôture, sur fond de poursuite des publications semestrielles qui commencent à révéler l'étendue des conséquences de la crise sanitaires sur les comptes de résultats.
La cote américaine fléchit aussi ce soir, après une journée de lundi dopée par les valeurs technologiques du Nasdaq. L'once d'or avance encore à plus de 1.950$ !

ECO ET DEVISES

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, l'indice S&P Corelogic Case-Shiller des prix américains de l'immobilier pour le mois de mai 2020 s'est établi en augmentation de 3,7% en comparaison de l'année antérieure et hors ajustements saisonniers, contre +4,1% de consensus (indice 20-city des 20 principales zones métropolitaines).
L'indice de confiance des consommateurs américains du Conference Board pour le mois de juillet 2020 est ressorti à 92,6, contre un consensus de marché de 95,7 et une lecture révisée à 98,3 pour le mois antérieur.
L'indice manufacturier de la Fed de Richmond pour le mois de juillet 2020 est pour sa part ressorti à 10, contre un niveau antérieur de zéro. Il signale donc une expansion de l'activité manufacturière de la région sur la période considérée.

Les opérateurs espèrent de nouvelles mesures de soutien à l'économie. Ils suivront demain soir les annonces de la Fed à l'issue de sa réunion FOMC de politique monétaire - qui débute ce jour. La réunion en question ne devrait toutefois pas déboucher sur des annonces fracassantes de la part de la Banque centrale américaine. La Fed pourrait néanmoins donner des indications sur d'éventuelles mesures ultérieures espérées pour septembre ou durant le quatrième trimestre.
En attendant, la Réserve fédérale a annoncé ce mardi la prolongation de plusieurs de ses facilités de crédits jusqu'à la fin de l'année, du fait de l'impact durable du nouveau coronavirus. La décision s'applique aux programmes arrivant à échéance autour du 30 septembre. Cette prolongation de trois mois facilitera la planification par les participants potentiels aux programmes et assurera leur continuité pour aider l'économie à se redresser. La Fed indique que ces prolongations concernent notamment le dispositif de prêts aux petites et moyennes entreprises 'Main Street Lending Program'.

La Maison blanche et les sénateurs républicains sont parvenus par ailleurs à un accord de principe sur un plan de 1.000 milliards de dollars aux Etats-Unis pour faire face aux effets de la pandémie. Le plan comprend un dispositif visant à prolonger les allocations chômage supplémentaires afin que les personnes licenciées puissent bénéficier de 70% de leur précédent salaire. Ce plan est moins imposant que le texte déposé il y a deux mois par les démocrates, majoritaires à la Chambre, et qui prévoit des aides de 3.000 milliards...
La présentation du plan de soutien de 1.000 milliards de dollars de la majorité républicaine au Sénat ouvre la voie à des négociations avec les démocrates, alors que des mesures exceptionnelles d'indemnisation dont bénéficient des millions d'Américains au chômage doivent expirer en fin de semaine.

Le chef de file des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, a en première lecture qualifié ce projet de totalement inadapté, estimant qu'il reviendrait à réduire de 30% les aides fédérales aux chômeurs... Mitch McConnell, chef de la majorité républicaine au Sénat, a pour sa part déclaré que ce projet prévoyait des aides supplémentaires pour les chômeurs, sans les chiffrer, ainsi que le versement direct d'une allocation exceptionnelle de 1.200 dollars pour chaque Américain. Des incitations sont aussi prévues pour favoriser la fabrication aux Etats-Unis, plutôt qu'en Chine, de matériel de protection pour le personnel soignant. Le projet contient par ailleurs une "puissante protection juridique" pour les entreprises...
L'euro reste ferme sur les 1,17/$. Le pétrole campe sur les 43$ le brent.

VALEURS EN HAUSSE

GL Events s'offre un beau rebond de 10%. Le spécialiste de l'événementiel bénéficie des dernières annonces du gouvernement, qui a autorisé la réouverture des foires et salons au 1er septembre, sans jauge limite (contre 5.000 personnes jusqu'ici).

BigBen : +7% avec Lectra après leurs comptes et Solocal (+6%)

Imerys gagne du terrain (+5%) au lendemain de comptes intermédiaires moins dégradés que prévu grâce aux mesures de réduction des coûts rapidement mises en place. Le spécialiste des minéraux pour l'industrie a ainsi dégagé sur les six premiers mois de l'année un EBITDA courant de 290 millions d'euros (-26%) pour un chiffre d'affaires en baisse de 16% à 1,9 MdsE. Les volumes de ventes ont diminué de 16,6%, dont 24,6 % au deuxième trimestre, la pandémie de Covid-19 ayant affecté les marchés industriels mondiaux. La société a malgré tout vu sa génération de cash-flow libre opérationnel courant net bondir de 40% à 139 ME.

Nexity : +4% avec Safran, Covivio

Carrefour pointe en vive hausse (+4%) à quelques heures de la publication de ses comptes semestriels. Le distributeur est entouré après que sa filiale brésilienne eut dévoilé des résultats en forte hausse et meilleurs qu'attendus au deuxième trimestre. Carrefour Brésil a réalisé sur la période un bénéfice net ajusté de 713 millions de reals contre 473 MR de consensus pour des ventes nettes de 15,9 MdsR (+14,7%). La marge d'Ebitda ajustée s'est élevée à 9%, en amélioration de 90 pb.

Airbus : +3% suivi de Voltalia, Engie

PSA Groupe (+2,5%) a dévoilé des comptes semestriels en très forte baisse, crise du Covid-19 oblige, mais le constructeur automobile est malgré tout parvenu à maintenir un résultat net positif. Le bénéfice net des six premiers mois de l'année ressort ainsi à 595 ME contre 1,237 MdE un an plus tôt pour un chiffre d'affaires de 25,120 MdsE, en baisse de 34,5%, mais supérieur aux 24,15 MdsE attendus par les analystes. Le résultat opérationnel courant du Groupe s'élève à 517 ME (contre 222 ME de consensus), en chute de 84,5% avec un résultat opérationnel courant de la division Automobile qui régresse de 72,5% à 731 ME. Ce niveau de rentabilité de 3,7% a été atteint, malgré un impact significatif de la baisse des volumes, grâce à un mix produit favorable et à la baisse des coûts. La marge opérationnelle courante ressort ainsi à 2,1%, en baisse de 6,6 points sur un an.

Klepierre : +2% avec Gecina, Ipsen, Scor, Groupe Crit, Icade, Eutelsat, EDF

Faurecia poursuit sur sa lancée (+1,5%) après avoir grimpé de plus de 6% hier dans le sillage de sa publication intermédiaire. Le titre bénéficie de plusieurs notes favorables d'analystes à la suite des annonces de la veille à l'image de MainFirst qui est passé à l''achat' sur la valeur en visant 44 euros, contre 35,5 euros précédemment. La SocGen a également relevé à l''achat' sa recommandation sur le dossier avec un objectif rehaussé de 36 à 44 euros.

Suez : +1,5% avec Orpea, Veolia, Atos, Infotel

VALEURS EN BAISSE

Akka Technologies chute de 20%, lourdement sanctionné après avoir averti que son résultat opérationnel courant sera négatif au premier semestre compte tenu de la baisse de l'activité. Le chiffre d'affaires a reculé de 12,7% sur les six premiers mois de l'année (-20,3% en organique).

Europcar : -17% suivi de Navya (-10%)

STM (-5%) après l'annonce du lancement d'une émission d'obligations convertibles d'un montant de 1,5 milliard de dollars. L'opération comprend deux tranches (avec une taille minimum de 500 millions de dollars pour chacune) avec une échéance de 5 ans et une échéance de 7 ans. Le groupe franco-italien a par ailleurs annoncé le remboursement anticipé des obligations convertibles à coupon zéro d'un montant de 750 M$ restant en circulation à ce jour et arrivant à échéance en 2022. Chez les analystes, la SocGen reste à l''achat' avec un objectif abaissé de 37,5 à 32,5 euros alors que Morgan Stanley reste à 'surpondérer' avec une cible de 30,5 euros.

LVMH (-4%) a réalisé au premier semestre 2020 des ventes de 18,4 milliards d'euros, en recul de 27%. A périmètre et devises comparables, les ventes sont en baisse de 28 % par rapport à la même période de 2019. Le groupe d'activités Mode et Maroquinerie enregistre notamment une baisse de 24% de ses ventes à périmètre et devises comparables au premier semestre 2020 à 7,99 milliards d'euros, tout en conservant une marge opérationnelle courante de 22%. Au second trimestre, les ventes de LVMH sont en recul de 38% à périmètre et devises comparables par rapport à la même période de 2019. Même si des signes encourageants de reprise sont observés en juin pour plusieurs activités du groupe, les ventes sont en baisse sensible aux Etats-Unis et en Europe sur le trimestre. L'Asie connaît pour sa part une amélioration notoire des tendances, avec en particulier un fort rebond en Chine. Le résultat opérationnel courant du premier semestre 2020 s'établit à 1,671 milliard d'euros (5,3 milliards un an plus tôt) et fait ressortir une marge opérationnelle courante de 9% (21,1% au premier semestre 2019). Les rentabilités de Louis Vuitton, Christian Dior et Moët Hennessy se maintiennent à un niveau élevé mais le bénéfice net recule à 522 millions d'euros (3,27 milliards un an plus tôt). "Tandis que des signes vigoureux de reprise de l'activité se font sentir depuis le mois de juin, nous restons très vigilants pour le reste de l'année", a déclaré le PDG, Bernard Arnault.

Rexel : -3% suivi de AST, 2CRSI

Eramet : -2,5% avec Bolloré, Transgene, Kering et Amundi

Tarkett : -2% suivi de ADP après ses comptes, Nexans et Euronext

En attendant de publier ses comptes intermédiaires jeudi, Renault (-1,5%) indique que la contribution de son partenaire Nissan à ses résultats du deuxième trimestre sera négative à hauteur de -1,244 milliards d'euros après retraitements IFRS. Le constructeur nippon a dévoilé ce matin une perte opérationnelle de 154 milliards de yens pour le trimestre clos fin juin, alors que les analystes prévoyaient une perte de 253 MdsY, le groupe ayant intensifié ses réductions de coûts pour faire face à la chute des ventes due à une pandémie. Le chiffre d'affaires a plongé de 51% à 1.170 MdsY.

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