Clôture Paris : finalement en hausse

Clôture Paris : finalement en hausse
Drapeau union européenne

Boursier.com, publié le lundi 20 juillet 2020 à 18h00

LA TENDANCE

Le CAC40 a repris +0,47% à 5.093 points après avoir perdu un peu plus de 1% en matinée, alors que les négociations se poursuivent à Bruxelles pour le 4ème jour afin de tenter de trouver un terrain d'entente autour du plan de relance européen. Un accord se dessinerait autour d'une somme de 390 milliards d'euros de subventions, un montant nettement inférieur aux 500 milliards initialement proposés...
La cote américaine hésite quant à elle ce lundi soir. Le coronavirus poursuit son expansion au niveau mondial, mais les espoirs persistent concernant l'élaboration d'un vaccin ou d'un traitement. Par ailleurs, le Congrès américain doit discuter ce lundi d'un nouveau plan de soutien économique...

ECO ET DEVISES

Au quatrième jour d'un sommet qui devait n'en durer que deux, les dirigeants de l'Union européenne ont fait état lundi de progrès dans la recherche d'un compromis sur un vaste plan de relance de l'économie du bloc... Pour la chancelière allemande Angela Merkel et Emmanuel Macron, une prudence teintée d'optimisme était de rigueur cet après-midi.
Le chef de l'Etat a souligné qu'"il y a un esprit de compromis qui est là", même s'"il y a eu des moments très tendus" et en dépit de la perspective d'autres "moments qui seront sans doute encore difficiles".
Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, à la tête des pays partisans d'une stricte orthodoxie budgétaire, a déclaré que les discussions pouvaient encore se solder par un échec, "mais il y a un peu plus d'espoir que la nuit dernière quand je pensais que c'était terminé", a-t-il noté...
Dans sa courte déclaration à la presse à la mi-journée, Emmanuel Macron a lancé une mise en garde à peine voilée aux tenants de cette position, en prévenant que "ne pas aujourd'hui être au rendez-vous de l'esprit de compromis et de l'ambition, c'est prendre le risque de revenir dans des moments plus durs et, pour certains qui sont soucieux de cela, qu'au final cela nous coûte plus cher".
Les 27 pays membres recherchent depuis vendredi un accord sur un fonds de relance doté de 750 milliards d'euros pour tenter de faire repartir leurs économies, paralysées par la fermeture de larges pans de l'activité afin de lutter contre la propagation du COVID-19. Une proposition de porter le budget pluriannuel commun de l'UE à un peu moins de 1.100 milliards d'euros sur 7 ans (2021-2027) est également à l'étude...
Les discussions se heurtent à l'opposition du camp des "frugaux", mais aussi à celle de pays refusant que les fonds qu'ils pourraient obtenir soient conditionnés au respect de principes et à l'instauration de réformes ou que leur emploi soit encadré. Les dirigeants européens butent toujours notamment sur le montant des subventions qui pourront être accordées et que les Etats "frugaux" souhaitent voir réduit.
De source diplomatique, on affirme que ces pays souhaitent que ces subventions ne dépassent pas le seuil des 350 milliards d'euros alors que les autres, emmenés par la France et l'Allemagne, ne veulent pas que ce montant soit inférieur à 400 milliards. Un accord se dessinerait cependant autour d'une somme de 390 milliards...
Parmi les facteurs techniques litigieux figure l'exigence d'un respect plus strict du principe de l'Etat de droit formulée par les Etats occidentaux et dont plusieurs pays, Hongrie et Pologne notamment, ne veulent pas entendre parler.
En attendant, l'euro reste ferme à 1,1445/$. Le pétrole consolide sur les 43$ le brent.

VALEURS EN HAUSSE

Valneva grimpe de 22%, alors que la société spécialisée dans les vaccins contre des maladies générant d'importants besoins médicaux a confirmé sa participation au programme de réponse vaccinale au COVID-19 du gouvernement britannique. Valneva a conclu avec le gouvernement britannique un protocole d'accord non contraignant pour fournir jusqu'à 100 millions de doses de son candidat vaccin contre le SARS-CoV-2 qui sera fabriqué dans l'usine de Valneva située à Livingston, Ecosse. Le gouvernement britannique devrait contribuer au financement des études cliniques et négocie avec Valneva le financement des travaux d'extension de l'usine de Livingston. Dans le cadre de sa stratégie de réponse à l'épidémie de COVID, Valneva prévoit d'investir dans son usine de Livingston, Ecosse, et également dans celle de Solna, Suède.

Technicolor (+10%) a annoncé, sur la base des informations reçues, que la totalité des résolutions nécessaires à la mise en oeuvre du plan de restructuration financière avait été approuvée, à une très large majorité, dans le cadre de l'Assemblée générale des actionnaires qui se tenait ce matin à huis clos. Par ailleurs, comme prévu, les accords relatifs à la première tranche du nouveau financement ont été conclus le 17 juillet, et cette première tranche sera mise à disposition ce jour, pour un montant d'environ 240 millions d'euros. La prochaine étape de la restructuration financière du Groupe est l'arrêté du projet de plan de sauvegarde financière accélérée par le Tribunal de commerce de Paris. A cet effet, une audience se tiendra le 21 juillet afin d'examiner le projet de plan, en vue d'un arrêté le 28 juillet.

Voluntis : +9% avec Ateme (+7%) et Genfit (+6%)

Stedim : +5% suivi de Groupe Open (+4%) avec Teleperformance, Euronext et Claranova

Nexans (+3%) a annoncé la signature d'un accord de cession de Berk-Tek, l'un des principaux fabricants américains de câbles de réseaux locaux (LAN), à Leviton. La transaction représente une valeur d'entreprise de 202 millions de dollars américains, soit environ 10 fois l'EBITDA ajusté de 2019. Berk-Tek a réalisé un chiffre d'affaires de 163 millions de dollars en 2019.

Rexel : +2,5% avec Faurecia, Ubisoft, STM, Imerys, Engie, Verallia, Eramet, Worldline

Renault (+1,7%) a annoncé ce lundi une chute de 34,9% de ses ventes au premier semestre à cause de l'épidémie de Covid mais a fait état d'un redémarrage en juin, notamment grâce à l'électrique en Europe. Le groupe a vu ses ventes en volume reculer à 1.256.658 véhicules sur les 6 premiers mois de l'année pendant que sur la période, le marché automobile baissait de 28,3%. "La baisse des ventes du groupe est principalement due à sa forte exposition aux pays ayant subi un strict confinement", souligne le constructeur.

Saint-Gobain : +1,5% avec Trigano et Thales

VALEURS EN BAISSE

Natixis perd 7,7%. BPCE n'a pas l'intention de sortir Natixis de la cote ! Dans un bref communiqué dévoilé vendredi soir, le groupe bancaire dirigé par Laurent Mignon a démenti tout projet d'offre publique sur les actions Natixis tout en rappelant que "BPCE mène en permanence des réflexions stratégiques sur les possibles évolutions de l'organisation du groupe". Cette communication de BPCE est intervenue quelques heures après que le 'Financial Times' eut révélé que la maison-mère des Caisses d'Epargne envisageait d'acheter les 30% restants de Natixis qu'elle ne possède pas encore. Et ce alors que le titre a perdu plus de 35% de sa valeur depuis le premier janvier.

Solocal : -7% suivi de Linedata (-5%)

AST : -3% avec SMCP

Remy Cointreau : -2,5% avec Accor, Guerbet, Infotel, Compagnie des Alpes

Total (-1,8%) a annoncé la signature de l'accord de financement externe du projet Mozambique LNG, pour un montant de 14,9 milliards de dollars. Ce projet - premier développement à terre d'une usine de gaz naturel liquéfié (GNL) du pays - comprend le développement des champs de Golfinho et d'Atum, situés dans la concession Offshore Area 1, et la construction de deux trains de liquéfaction d'une capacité totale de 13,1 millions de tonnes par an. Le projet, qui représente un investissement total post-FID de 20 milliards de dollars, sera financé à hauteur de 14,9 milliards par des prêts directs et des prêts garantis octroyés par 8 agences de crédit à l'exportation, par 19 banques commerciales et par la Banque africaine de développement. Il s'agit du plus grand financement de projet jamais réalisé en Afrique.

Vallourec : -1,5% suivi de AKKA, Somfy, CGG TechnipFMC et ALD

EssilorLuxottica (-0,7%) a indiqué avoir intenté une action en justice devant le tribunal de grande instance de Rotterdam en vue d'obtenir des informations de la part de GrandVision. Cette action a pour but de lui permettre d'appréhender la façon dont le groupe néerlandais a "géré la marche de ses affaires pendant la crise du COVID-19", et également "d'évaluer l'étendue des manquements de GrandVision à ses obligations en vertu du Contrat de Soutien" conclu dans le cadre de la cession de la participation d'HAL Optical Investments dans GrandVision à EssilorLuxottica. EssilorLuxottica justifie sa démarche en expliquant que malgré plusieurs demandes, GrandVision n'a pas apporté d'information de façon volontaire, "ce qui ne laisse à EssilorLuxottica d'autre option que celle d'engager des poursuites judiciaires". Immédiatement, GrandVision a rétorqué, réfutant point par point les allégations d'EssilorLuxottica... L'entreprise néerlandaise de distribution d'optique n'est "pas du tout d'accord avec les demandes d'EssilorLuxottica". D'ailleurs, elle se dit "convaincue que ces demandes seront rejetées par le Tribunal". GrandVision dit continuer de soutenir EssilorLuxottica "avec l'objectif commun d'obtenir l'approbation réglementaire pour la clôture de l'opération dans les 12 à 24 mois à compter de la date d'annonce du 31 juillet 2019".

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