Clôture Paris : la consolidation se poursuit...

Clôture Paris : la consolidation se poursuit...©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 18 février 2021 à 18h00

LA TENDANCE

Beaucoup de publications ont encore animé le palmarès boursier ce jeudi, les baisses l'emportant de nouveau sur les satisfactions. De quoi faire pencher le CAC40 en retrait de 0,65% à 5.728 points en clôture.
La crainte d'une accélération de l'inflation qui conduirait les banques centrales à resserrer leur politique monétaire constitue désormais le frein principal à la poursuite de la hausse des marchés actions.
Wall Street consolide aussi assez nettement, plombée par la hausse surprise des inscriptions hebdomadaires au chômage et des publications décevantes, dont celle de Walmart. Le rendement du T-Bond à 10 ans reste proche de ses plus hauts niveaux d'un an, autour des 1,30%, contre 0,9% fin 2020.
Ces inquiétudes ont néanmoins été quelque peu tempérées par Eric Rosengren. Le président de la Fed de Boston a affirmé hier qu'il était peu probable que l'inflation atteigne l'objectif de 2% visé par la Réserve fédérale avant au moins la fin de l'année prochaine. Les Minutes de la dernière réunion de la Fed ont par ailleurs confirmé, sans surprise, que la banque centrale américaine entend maintenir sa politique monétaire accommodante pendant encore un bon moment.

ECO ET DEVISES

Sur l'agenda économique, les inscriptions au chômage ont donc, contre toute attente, progressé la semaine passée aux Etats-Unis. Le Département américain au Travail a en effet annoncé, pour la semaine close au 13 février, que les inscriptions au chômage ont atteint 861.000, en hausse de 13.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 848.000. Le consensus était positionné à 773.000.
La moyenne à quatre semaines s'établit à 833.2500, en recul de 3.500. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 6 février atteint 4,494 millions, en baisse de 64.000 sur sept jours (4,425 millions de consensus). Avant que le coronavirus ne mette à l'arrêt la majeure partie de l'économie américaine l'an passé, le précédent record datait de 1982 avec 695.000 demandes hebdomadaires.

Les chiffres du logement aux États-Unis pour le mois de janvier sont eux ressortis assez mitigés. Les mises en chantier se sont établies sur un rythme de 1,58 million d'unités, contre 1,66 million de consensus et 1,68 million pour la lecture révisée (en hausse) du mois antérieur. Les permis de construire sont eux ressortis à 1,881 million, contre 1,680 million de consensus et 1,704 million pour le mois précédent.

Par ailleurs, l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour le mois février, qui vient aussi d'être publié, est ressorti à 23,1, contre un consensus de 20 et un niveau de 26,5 pour le mois antérieur. Cet indicateur signale donc une expansion moins soutenue de l'activité manufacturière de la région. Sur les devises, l'euro campe sur les 1,2075/$. Le pétrole consolide un peu à 64,30$ le brent.

VALEURS EN HAUSSE

2CRSI : +5,8% avec Akwel

Eramet grimpe encore de 5,8% à plus de 60 euros, après son envolée d'hier au plus haut depuis juillet 2019. Les opérateurs continuent de saluer les performances meilleures qu'attendu du groupe minier l'an passé : La société a notamment dégagé un EBITDA de 398 ME, avec une très forte progression au second semestre (278 ME) par rapport aux six premiers mois de l'exercice (120 ME), contre un consensus de 340 ME.

Chargeurs : +4,8% après les comptes suivi de TFF (+4%)

Guillemot : +3,5% avec Assystem

Xilam : +2,5% avec Ramsay et Carmila

Capgemini culmine au plus haut depuis 20 ans en bourse de Paris, pas loin de 140 euros, en hausse de près de 2%. En 2020, le chiffre d'affaires du groupe est ressorti à 15.848 ME, en progression de 12,2% avec l'acquisition d'Altran. La croissance annuelle s'est établie à +13,7% à taux de change constants et de -3,2% organique. La marge opérationnelle de la société est ressortie en hausse de 8% en valeur et en retrait de 0,4 point en taux à 11,9%. Capgemini a fait état d'une hausse de 12% du résultat net part du groupe à 957 ME et de 7% du résultat normalisé par action. Le free cash-flow organique est de 1.119 ME vs. 1.288 ME. La proposition de dividende est de 1,95 Euro par action...Parmi les derniers avis d'analystes, Bryan Garnier a revalorisé le dossier de 163 à 179 euros en restant à l'achat, Barclays a révisé de 121 à 138 euros son cours cible ('pondération en ligne') et Invest Securities a ajusté le sien de 166 à 183 euros en restant à 'acheter'. Le groupe vise pour 2021 une croissance à taux de change constants comprise entre +7% et +9%, une marge opérationnelle située entre 12,2% et 12,4%, soit au niveau de 2019 et une génération de free cash-flow organique supérieure à 1.300 ME.

Remy Cointreau : +1,5% avec Soitec, Kering, Axway

SQLI : +1% suivi de Mersen, Pernod Ricard

Vallourec (+0,6%) : Le résultat net, part du Groupe, s'est établi à en perte de -1.206 millions d'euros, contre - 338 millions d'euros en 2019. L'objectif d'économies de coûts pour 2020 a été dépassé avec 165 millions d'euros d'économies brutes réalisées. Par conséquent, l'objectif initial de 400 millions d'euros d'économies brutes pour 2016-2020 a été largement dépassé pour atteindre 751 millions d'euros sur la période.

Hermes : +0,5% avec Burelle, Michelin, Ubisoft et Bic

VALEURS EN BAISSE

Technicolor : -11% avec Balyo (-9%), Lysogène et Fermentalg (-7,7%)

Atos est secoué (-6,5%) après la publication de comptes annuels légèrement inférieurs aux attentes de la place. La société de services du numérique a dégagé l'an passé un résultat net part du groupe de 550 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 11,18 MdsE (11,23 MdsE de consensus), en repli de 3% en organique et de 2,3% à taux de change constant. La marge opérationnelle a atteint 9% comparé à 10,1% en 2019 à périmètre et taux de change constants. Le Groupe a atteint le bas de la fourchette de ses objectifs fixés dès avril 2020, au début de la crise de la COVID-19, et avant sa prolongation tout au long de l'année, ainsi que de nouvelles mesures de confinement et de restrictions. En 2021, le management vise une croissance à taux de change constant de 3,5 à 4%, une amélioration de 40 à 80 points de base de sa marge opérationnelle et un flux de trésorerie disponible de 550 à 600 ME. Le Conseil a décidé de proposer à la prochaine Assemblée Générale Annuelle des Actionnaires le versement en 2021 d'un dividende sur les résultats 2020 de 0,90 euro par action.

TechnipFMC : -6% suivi de McPhy (-5,5%) et Haulotte

Vilmorin : -4,5% avec Ose, Navya, Gl Events, Nexans

Synergie : -3% suivi de Guerbet, Safran

Klepierre (-3%) : L'actif net réévalué EPRA NTA ('Net Tangible Assets') s'élevait à 31,40 euros par action au 31 décembre 2020 (36,90 euros à fin 2019). Cette baisse s'explique par le fait que la génération de cash-flow net courant (2,05 euros par action) a été plus que compensée par la baisse de la valeur du portefeuille à périmètre constant (4,94 euros par action) et par le paiement du dividende (2,2 euros par action). L'impact lié à l'effet de change et à d'autres facteurs atteint -0,41 euro par action. Le chiffre d'affaires total se monte à 1,131 milliard d'euros (1,325 MdsE au 31 décembre 2019). Il recule de -14,7%.

EDF (-2,9%) a publié des résultats annuels en net repli, marqués par la baisse de la consommation d'électricité et de la production nucléaire liés au coronavirus, mais a fait savoir que son Ebitda devrait enregistrer une hausse d'au moins 5% environ cette année. EDF a enregistré au titre de 2020 un résultat net part du groupe de 650 millions d'euros (-87,4%), un résultat net courant de 1.969 millions (-49,1%) et un chiffre d'affaires de 69 milliards (-3,2%).

Airbus (-2,7%) vise un résultat opérationnel ajusté de 2 milliards d'euros en 2021, après avoir vu ses résultats être affectés l'an dernier par la pandémie. Son résultat opérationnel ajusté a chuté de 75% en 2020, à 1,7 milliard d'euros, et son chiffre d'affaires a plongé de 29%, à 49,9 milliards. Airbus ne versera aucun dividende au titre de l'année 2020.

Orange (-2,6%) est parvenu à enregistrer une légère hausse de son chiffre d'affaires en 2020, en dépit d'un recul sur le quatrième trimestre et de l'impact de la crise du coronavirus sur ses activités de roaming et de ventes d'équipements. Orange proposera le versement d'un dividende de 0,70 euro pour l'exercice 2020 accompagné d'un coupon additionnel de 0,20 euro lié à la décision favorable du Conseil d'Etat au sujet d'un ancien litige fiscal qui a permis au groupe de récupérer 2,2 milliards d'euros.

Korian : -2,5% suivi de Valeo, Elior

Bouygues (-1,8%) : Martin Bouygues a quitté le poste de directeur général de Bouygues qu'il occupait depuis 31 ans mais continuera d'exercer les fonctions de président, a annoncé le groupe jeudi à l'occasion de la publication de ses résultats annuels. Lesquels font état ce matin d'une baisse de 9% de son chiffre d'affaires en 2020, à 34,7 milliards d'euros, tandis que le résultat opérationnel courant a reculé à 1,22 milliard d'euros contre 1,67 milliard un an plus tôt. Le groupe compte verser un dividende stable de 1,70 euro par action au titre de 2020.

Carrefour (-0,6%). Le groupe dirigé par Alexandre Bompard a enregistré l'an dernier un résultat opérationnel courant de 2,173 milliards d'euros, en hausse de 16,4% sur un an à taux de change constants et normes comparables. Le chiffre d'affaires a progressé de 7,8% à données comparables à 78,609 milliards d'euros, sa meilleure performance depuis au moins 20 ans. La croissance, à données comparables, est ressortie à 3,6% en France, grâce au retour à une évolution positive dans les hypermarchés (+1%). Un retournement attendu de longue date par les analystes.

Air France KLM (-0,3%) a essuyé une perte nette de 7,1 milliards d'euros en 2020. Un montant qui prend en compte une provision pour restructuration de -822 ME, une pour sur-couverture de carburant de -595 ME et une pour dépréciation de la flotte de -672 ME. Le résultat d'exploitation est déficitaire à hauteur de 4,5 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires en chute de 59,2% à 11,09 MdsE. Le trafic passagers a fondu de 67,3%. Sur le seul quatrième trimestre, le déficit opérationnel s'établit à 1,13 MdE pour des revenus de 2,36 MdsE (-63,5%). L'Ebitda atteint -407 ME et la perte nette ressort à 1 MdE.

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