Clôture Paris : le CAC consolide prudemment

Clôture Paris : le CAC consolide prudemment©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 13 août 2020 à 18h00

C'est l'heure de souffler pour le marché parisien. Le CAC 40 consolide ce soir de 0,61% à 5.042 pts, un peu plus hésitant, alors que persistent les craintes économiques et sanitaires. La cote américaine s'affiche incertaine ce jeudi, après de faibles prévisions de Cisco et des chiffres supérieurs aux attentes de l'emploi américain. Le DJIA consolide de 0,2%, mais le Nasdaq gagne 0,7% sur les 11.000 pts avec Tesla, Facebook, Alphabet, Amazon ou Apple - tout proche des 2.000 milliards de capitalisation.

Sur le Nymex, le baril de brut WTI cède 0,8% à 42,3$. Le Brent de la mer du Nord abandonne 0,7%... Notons que Donald Trump a annoncé ce soir un accord de paix "historique" entre Israël et les Émirats arabes unis...

L'once d'or remonte de 0,4% à 1.958$. Sur le marché des changes, l'euro prend 0,4% à 1,182$ environ.

Le taux d'inflation en Allemagne a été confirmé à -0,1% en juillet par l'Office fédéral de la statistique (Destatis). En séquentiel, les prix à la consommation affichent un repli de 0,5%, comme annoncé initialement. Calculée aux normes européennes, l'inflation annuelle ressort nulle contre une hausse de 0,4% pour l'ensemble de la zone euro.

Aux Etats-Unis, les inscriptions au chômage pour la semaine close au 8 août sont ressorties au nombre de 963.000, contre un consensus de 1,15 million et une lecture révisée à 1,191 million pour la semaine antérieure. La moyenne à quatre semaines s'établit à 1,253 million. Mieux encore, les inscriptions au chômage pour la semaine écoulée ressortent au plus bas depuis le mois de mars aux USA.

Les prix à l'import et à l'export du mois de juillet ont quant à eux augmenté plus que prévu aux USA, de 0,7% et 0,8%, respectivement, en comparaison du mois précédent, contre des consensus de +0,6% pour l'import et +0,4% pour l'export.

Les craintes sanitaires persistent, la propagation du virus demeurant rapide ou reprenant dans certains régions du globe, mais le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes au coronavirus aux Etats-Unis semble pour sa part se stabiliser, autour de 55.000.

Selon l'Université Johns Hopkins, le nombre de cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie se chiffre désormais à 20,67 millions, dont 5,2 millions aux USA, 3,16 millions au Brésil ou 2,4 millions en Inde. La Russie compte 905.762 cas depuis l'émergence du virus. Le covid-19 a fait 750.429 morts dans le monde, dont 166.118 aux Etats-Unis, 104.201 au Brésil et 54.666 au Mexique. L'Inde recense 47.033 décès et le Royaume-Uni 46.791.

En l'absence pour l'heure de nouveau plan de relance négocié aux Etats-Unis pour faire face aux conséquences de la crise liée au nouveau coronavirus, les opérateurs se contentent des décrets de Donald Trump destinés à assurer une aide de court terme aux millions d'Américains mis au chômage par la crise.

Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis, a mentionné une "ouverture" du secrétaire au Trésor Steven Mnuchin en vue d'une éventuelle rencontre, mais aurait refusé l'offre, la Maison Blanche n'ayant pas fait évoluer ses positions. "Nous avons clairement indiqué à l'administration que nous étions prêts à baisser de 1.000 milliards de dollars s'ils montaient de 1.000 milliards de dollars", a précisé Pelosi. "Nous sommes disposés à reprendre les négociations une fois qu'ils auront commencé à prendre ce processus au sérieux".

Mnuchin, cependant, a déclaré que c'était Pelosi qui "n'était pas disposée à se réunir pour poursuivre les négociations à moins que nous n'acceptions à l'avance sa proposition, qui coûterait au moins 2.000 milliards de dollars". La présidente de la Fed de San Francisco, Mary Daly, a quant à elle estimé hier que "le Congrès devrait construire un pont plus grand (...), maintenant que nous savons que le coronavirus n'est pas derrière nous et que nous sommes dans cette situation depuis plus longtemps que nous l'espérions".

Selon Trump, le financement du service public du courrier et des prochaines élections constituerait le point de blocage majeur des discussions entre la Maison blanche et les démocrates du Congrès sur un nouveau plan de relance. Les conseillers du président américain auraient lutté face aux exigences des démocrates visant à obtenir des crédits additionnels pour la préparation de la présidentielle du 3 novembre. "Les dossiers sont la poste et les 3,5 milliards de dollars pour le vote par courrier", a indiqué Trump sur Fox Business Network. Le leader américain ajoute que les démocrates désireraient 25 milliards de dollars de plus pour le service public du courrier. Trump estime que le vote par courrier favoriserait la fraude.

Lorsque les conseillers du président et les responsables démocrates se sont quittés en fin de semaine dernière, leurs propositions sur le plan de relance présentaient un écart d'environ 2.000 milliards de dollars, croit savoir Reuters.

La bourse de New York avait terminé hier soir en vive hausse, stimulée en particulier par le vif rebond des valeurs technologiques du Nasdaq. L'indice composite gagnait ainsi 2,13% en clôture sur les 11.000 pts ! Le DJIA s'accordait 1,05% à 27.977 pts. Le S&P500 prenait 1,4%.

Valeurs en hausse

Genkyotex (+33,8%). La société cotée sur le Nasdaq, Calliditas, a accepté d'acquérir, via une opération de bloc hors marché, des actions ordinaires de Genkyotex représentant 62,7% du capital et des droits de vote auprès de ses principaux actionnaires et de son équipe de direction pour une contrepartie en numéraire, lors de la réalisation de l'opération, de 2,80 euros par action. La firme suédoise lancera par la suite une OPAS sur le reste des actions en circulation. Le coût d'acquisition total atteindra près de 88 millions d'euros.

Natixis (+0,8%) profite d'une note de Barclays, qui a rehaussé à 'surpondérer' sa recommandation sur la valeur en visant 3,4 euros. Le ratio rendement/risque est favorable, en particulier avec le changement de DG et la promesse d'un nouveau plan stratégique, affirme le broker. Une vente potentielle de la branche 'Corporate and Investment' à BPCE pourrait libérer jusqu'à 7 milliards d'euros de fonds propres et permettre une éventuelle distribution aux actionnaires, ajoute l'intermédiaire britannique.

Valeurs en baisse

Atari (-2,2%) est parvenu à faire progresser sa rentabilité opérationnelle sur l'exercice 2019-2020. Sur la période, le groupe a réalisé un résultat opérationnel de 2,9 millions d'euros (+15,2%) pour un chiffre d'affaires consolidé de 24 ME, en croissance de 16,5% à taux de change courant et 10,2% à taux de change constant. Le taux de marge brute ressort à 90% du chiffre d'affaires contre 81,1% au titre de l'exercice précédent. Enfin, le bénéfice net consolidé part du Groupe ressort à +2,3 ME, à comparer à +2,7 ME au titre de l'exercice précédent.

Airbus (-2,2%) recule en bourse, alors que les Etats-Unis ont décidé de maintenir le niveau des taxes sur l'aéronautique à 15% dans le cadre du litige sur les subventions accordées à Airbus et Boeing. Washington a reçu en octobre dernier le feu vert de l'Organisation mondiale du commerce pour appliquer des taxes douanières sur 7,5 milliards de dollars d'importations de l'UE dans le cadre de cette querelle sur l'aéronautique qui dure depuis plus de 15 ans.

ArcelorMittal (-2,8%) est pénalisé par la chute boursière de Thyssenkrupp à Francfort. Le conglomérat allemand anticipe une perte annuelle d'un milliard d'euros pour sa division sidérurgie, alors que son Ebit ajusté des opérations continues est attendu entre -1,7 et -1,9 MdE sur l'exercice après -110 ME en 2019. Sur l'année, le groupe pourrait brûler jusqu'à 6 MdsE de cash.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.