Clôture Paris : le CAC40 cède 0,44%

Clôture Paris : le CAC40 cède 0,44%©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 28 février 2018 à 18h00

LA TENDANCE

Le CAC40, qui avait fini sa course à l'équilibre hier après l'intervention du nouveau patron de la Fed, a perdu 0,44% ce mercredi, à 5.320 pts en clôture. L'indice parisien est néanmoins parvenu à limiter les dégâts, alors que Wall Street a chuté hier soir, refroidi par les commentaires jugés un peu trop optimistes de Jerome Powell devant le Congrès, augmentant la probabilité d'un resserrement monétaire plus rapide que prévu de la part de la Banque centrale américaine. De son côté, Wall Street, après avoir tenté un rebond en début de séance aujourd'hui, hésite désormais, autour de l'équilibre... A noter par ailleurs que les élections législatives en Italie, ce week-end constitue un rendez-vous clé pour les marchés européens...

ECO ET DEVISES

Jerome Powell, auditionné devant le Congrès mardi, s'est montré particulièrement confiant quant à la solidité de l'économie et de ses perspectives, anticipant notamment des retombées positives des nouvelles politiques fiscale et budgétaire aux Etats-Unis, et prévoyant un retour (en hausse) de l'inflation sur l'objectif de 2% de la Fed à moyen terme. Il n'en fallait pas plus pour effrayer Wall Street, en augmentant la probabilité (désormais à 25% environ) d'un scénario à quatre hausses de taux des Fed Funds cette année...

La hausse des prix à la consommation en France aurait légèrement ralenti en février. Selon les données provisoires de l'Insee, l'inflation annuelle ressortirait à 1,2% après +1,3% en janvier. Cette moindre inflation résulterait d'un ralentissement des prix des services, de l'alimentation et du tabac. Les prix des produits manufacturés seraient en légère hausse et ceux de l'énergie augmenteraient au même rythme que le mois précédent, précise l'Insee. Sur un mois, les prix à la consommation seraient stables après une baisse de 0,1% en janvier. Harmonisée aux normes européennes, l'inflation annuelle ralentirait à 1,3% en février après une accélération le mois précédent (+1,5% après +1,2% en décembre). Sur un mois, elle serait stable après un repli de 0,1% en janvier.

La croissance française a bien atteint 0,6% au quatrième trimestre 2017, après +0,5% au cours des trois mois précédents, annonce l'Insee. L'institut a en revanche rehaussé de 0,1 point son estimation initiale pour l'ensemble de l'année puisque la croissance ressort finalement à 2% en 2017, soit la meilleure performance depuis six ans.

Nouveau fort repli de la consommation des ménages en janvier en France. Après avoir déjà reculé de 1,2% en décembre, les dépenses des ménages ont baissé de 1,9% le mois dernier quand le marché tablait sur un rebond de 0,5%. Cette diminution s'explique en grande partie par la chute de la consommation d'énergie, liée à un mois de janvier exceptionnellement doux. Les achats de matériels de transport se replient également. Seules les dépenses en équipement du logement sont orientées à la hausse, précise l'Insee.

Comme anticipé par le marché, l'inflation annuelle dans la zone euro devrait avoir ralenti à 1,2% en février, après +1,3% en janvier. L'inflation annuelle 'core' se serait pour sa part maintenue à 1%, annonce Eurostat dans son estimation préliminaire.

Le taux de chômage se maintient à 5,4% en février outre-Rhin, au plus bas depuis la réunification des deux Allemagne. Le nombre de chômeurs, en données corrigées des variations saisonnières, a néanmoins encore diminué davantage que prévu, en repli de 22.000 à 2,393 millions. Les économistes tablaient sur un recul de 15.000 après la baisse de 25.000 enregistrée en janvier.

D'après la deuxième estimation gouvernementale publiée ce mercredi, le PIB américain du quatrième trimestre 2017 a progressé sur un rythme de +2,5%, contre une évaluation antérieure logée à +2,6% et un consensus de +2,5%. La croissance du troisième trimestre était ressortie à +3,2%. Sur le T4, la composante de consommation réelle des ménages a grimpé sur un rythme de 3,8% au quatrième trimestre, en ligne avec l'estimation antérieure, et contre un consensus de +3,7%. L'indice de prix rattaché au PIB a augmenté sur un rythme de +2,3%, contre un consensus de 2,4% et une première lecture de 2,4%.

L'indice manufacturier PMI de Chicago du mois de février 2018 est ressorti à 61,9, contre un consensus de 65 et un niveau de 65,7 en janvier.

D'après la National Association of Realtors américaine ce mercredi, les promesses de ventes de logements aux États-Unis pour le mois février 2018 ont chuté de -4,7% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de place de +0,3%. L'indice du mois de février atteint 104,6, contre 109,8 pour la lecture révisée (à la baisse) de décembre 2017.

D'après le dernier rapport hebdomadaire dévoilé par le Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de brut, hors réserve stratégique, ont progressé de 3 millions de barils lors de la semaine close au 23 février, à 423,5 millions de barils. Le consensus tablait sur une hausse de 2,4 millions de barils. Les stocks d'essence ont eux augmenté de 2,5 millions de barils, contre un repli de 0,2 million de barils anticipée, alors que les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont reculé de 1 million de barils, contre une baisse de 0,7 million attendue.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,2214$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 61,8$ et le Brent s'affiche à 65,5$.

VALEURS EN HAUSSE

* EuropaCorp rebondit de 12,2% après deux séances consécutives de correction.

* Logic Instrument flambe de 9,8%. La filiale d'Archos a annoncé hier soir la signature d'un partenariat avec CI Distribution, leader de la distribution IT au Royaume Uni. CI distribution, proposera sur sa plateforme et par son important réseau de partenaires en perpétuelle évolution, une gamme complète des produits Logic Instrument. Les produits concernés seront les smartphones et tablettes " Fieldbook ".

* PSA Groupe grimpe de 2,3% en attendant la publication des comptes annuels demain. Renault gagne aussi 0,9%.

* Sur le CAC40, Sodexo monte aussi de 1,5% avec Société Générale (+0,5%) ou encore Vivendi (+0,6%).

* Publicis gagne 1,2% en profitant de son statut défensif.

VALEURS EN BAISSE

* Vilmorin chute de 14,8%. Le semencier a dévoilé des résultats semestriels décevants et a revu à la baisse son objectif de croissance annuelle des revenus.

* bioMérieux (-10,3%). Les prévisions 2018 du management sont prudentes, avec un résultat opérationnel courant qui se situera entre 325 et 345 ME, en dépit de fluctuations du change qui devraient coûter environ 40 ME sur l'exercice. Le consensus S&P Global Market Intelligence était positionné à 371 ME.

* Solvay (-3,5%) a publié ce matin des résultats en ligne avec les attentes. Le groupe prévoit de dépasser, cette année, les objectifs du plan à trois ans fixés en 2016. Un dividende de 3,60 euros brut par action, en hausse de 4,3%, sera proposé aux actionnaires.

* Sur le CAC40, TechnipFMC cède aussi 2,1% avec Valeo (-1,9%) ou encore Vinci (-1,6%).

* Engie cède 1,5%. HSBC a ramené d'achat à conserver sa recommandation.

* AccorHotels perd 1,3%. Chose promise, chose due, même si le projet a eu du mal à sortir. Le groupe va céder 55% de sa division AccorInvest à Public Investment Fund, GIC, Crédit Agricole Assurances, Colony NorthStar et Amundi notamment. A la finalisation, il recevrait 4,4 MdsE bruts, dont 1,35 MdE seront consacrés à des rachats d'actions.

* Orange (-0,2%). Gervais Pélissier, le bras droit Stéphane Richard chez l'opérateur, a précisé lors d'un entretien accordé à Bloomberg que le groupe est totalement couvert contre les hausses de taux d'intérêt, notamment parce qu'il est le représentant du secteur affichant le rapport dette / Ebitda le plus favorable.

* Altran. La société de conseil a dévoilé ce matin de solides résultats mais entretient le suspense pour ses objectifs de court et de moyen terme. Le rachat d'Aricent a en effet rendu obsolètes les anticipations antérieures. Rendez-vous est pris pour une réunion investisseurs programmée le 28 juin pour connaître les ambitions du PDG Dominique Cerutti.

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