Clôture Paris : le CAC40 franchit les 5.600 pts !

Clôture Paris : le CAC40 franchit les 5.600 pts !
Deux traders souriants sur le floor du New York Stock Exchange.

Boursier.com, publié le vendredi 06 septembre 2019 à 18h00

LA TENDANCE

La bourse de Paris a légèrement progressé de 0,19% ce vendredi, assez pour franchir le cap des 5.600 points à 5.603 pts. L'indice parisien affiche ainsi plus de 2% de progression sur la semaine, alors que Wall Street confirme aussi ses bonnes dispositions. Dopée dès hier par la perspective de la reprise des négociations commerciales entre Washington et Pékin, la cote américaine poursuit sur sa lancée ce vendredi et pointe encore dans le vert... Le raisonnement voulant que les mauvais chiffres de l'emploi américain publiés ce jour plaident pour une politique monétaire plus souple semble séduire certains investisseurs.

ECO ET DEVISES

D'après le Département américain au travail ce vendredi, les créations de postes non-agricoles du mois d'août 2019 aux Etats-Unis sont ressorties au nombre de 130.000, contre un consensus de place logé à 163.000 et un niveau de 159.000 pour le mois antérieur. Le taux de chômage est quant à lui ressorti à 3,7%, en ligne avec le consensus de place et le niveau du mois antérieur... Les créations de postes du mois de juillet, initialement estimées à 164.000, ont donc été revues à 159.000.
Les créations de postes dans le privé au mois d'août sont ressorties très décevantes à 96.000, contre 150.000 de consensus et 131.000 un mois auparavant. Ces chiffres sont en contradiction avec ceux, solides, du rapport d'ADP publié hier sur la question.
Le taux de participation à la force de travail s'est établi à 63,2% au mois d'août 2019, contre 62,9% de consensus. Le salaire horaire moyen a grimpé de 3,2% en glissement annuel, contre +3,1% de consensus.

Le président de la Fed, Jerome Powell, s'exprime par ailleurs ce jour en Suisse, à Zurich, à propos des perspectives économiques et de la politique monétaire... Deux échéances majeures se rapprochent pour les amateurs de politique monétaire 'ultra-accommodante'. Les réunions de la BCE et de la Fed seront comme souvent déterminantes les 12 et 18 septembre (17 et 18 en fait pour la Federal Reserve). Rappelons que l'hypothèse d'une baisse de 20 points de base des taux de la Banque centrale européenne est désormais envisagée comme la plus probable, ce qui traduirait un bel assouplissement. Il semblerait par ailleurs que les responsables de la Banque centrale européenne optent pour un package assez complet de mesures de soutien comprenant baisse des taux, détermination plus claire à maintenir des taux bas sur la durée, et compensation des effets des taux négatifs sur les banques. C'est du moins ce qu'indiquait cette semaine l'agence Reuters, citant ses sources bien informées.
Mieux encore, de nombreuses personnes au sein de l'institut d'émission seraient favorables à une reprise des rachats d'actifs... L'opposition de certains pays d'Europe du Nord constituerait toutefois un frein sur ce dernier point. Les rachats pourraient donc ne pas se concrétiser dans l'immédiat.

Concernant la Fed cette fois, l'outil FedWatch du CME Group donne une probabilité de 91,2% d'une baisse des taux d'un quart de point sur les fed funds, la fourchette devant ainsi être ramenée entre 1,75 et 2% (contre 2-2,25% actuellement). La probabilité d'une baisse d'un demi-point, encore envisagée il y a quelques jours, est désormais nulle selon FedWatch. Elle a disparu des radars suite aux dernières nouvelles un peu plus engageantes concernant la reprise des négociations commerciales sino-américaines - reprise prévue début octobre à Washington. La probabilité d'un statu quo est quant à elle réapparue et se situe à 8,8%. Rappelons que Trump maintient toujours la pression sur la Fed afin qu'elle se montre encore plus souple, et baisse ses taux d'un point entier tout en reprenant les assouplissements quantitatifs...

En Europe, les chiffres sont plus que mitigés. La croissance du PIB de la zone euro a été confirmée à 0,2% pour le deuxième trimestre, contre 0,4% sur les trois premiers mois de l'année et +0,2% de consensus. Sur un an, la croissance du deuxième trimestre a été révisée à 1,2% contre une précédent estimation de 1,1%. Le commerce a ralenti au deuxième trimestre, aussi bien les importations que les exportations... La production industrielle allemande a baissé quant à elle en juillet, contrairement aux attentes, un signe supplémentaire de la faiblesse de l'activité manufacturière, qui pourrait faire basculer la première économie d'Europe dans la récession. La production industrielle est en repli de 0,6% sur un mois, selon les données de l'Office fédéral de la statistique publiées vendredi. La baisse s'explique surtout par celle de la production de biens d'équipement. Les données de juin ont été révisées pour afficher un recul de 1,1% au lieu d'un repli de 1,5% annoncé initialement...
Sur le marché des changes, l'indice dollar recule actuellement de 0,1% à 98,3 face à un panier de devises de référence. Sur le Nymex, le baril de brut WTI redonne 1,5% à 55,45$.

VALEURS EN HAUSSE

Akka s'adjuge près de 8%, porté par une mise au point de la direction sur la rentabilité. En réaction à la baisse du titre ces derniers jours, conséquence de "rumeurs erronées sur ses performances financières", le groupe a dévoilé en anticipation une partie de ses résultats semestriels. Le ROA a progressé de 23% à 60 ME, soit une marge sur chiffre d'affaires de 6,7%. Cet indicateur affiche une dégradation de 13 pbs par rapport au S1 2018, recul qui s'explique par l'impact de l'intégration de PDS Tech dans le mix alors que les marges dans l'ensemble des régions du groupe sont en progression. Ce niveau de rentabilité démontre en tout cas la résilience du groupe dans un contexte pourtant difficile (ralentissement de la croissance, impact JO négatif, pressions prix en Allemagne...).

FFP : +4,5% dans le sillage de Peugeot, suivi de Stef (+3%) et de DBV

Safran grimpe encore de 3,5% sur des records historiques. Le marché avait déjà salué les résultats semestriels robustes publiés par le géant des équipements aéronautiques hier, dont le bénéfice opérationnel courant a bondi de près de 36% à 1,88 milliard d'euros en données réelles, et de 34,6% sur une base comparable, pour un chiffre d'affaires de 12,1 MdsE (+27,3% en publiée et +14,2% en organique) et le relèvement des prévisions 2019. JP Morgan vient de remonter son avis sur Safran de "neutre" à "surperformance" et son cours cible de 128 à 156 euros. Goldman Sachs a rehaussé son objectif de cours de 143 à 154 euros, mais maintient sa recommandation "neutre".

PSA Groupe (+3%) et son partenaire chinois Dongfeng Group vont restructurer les activités de leur coentreprise afin de réduire ses coûts et de muscler ses ventes annuelles à 400.000 véhicules en 2025, a annoncé le constructeur français.

Haulotte : +3% avec LISI, Trigano, SoiTec, Figeac Aero

BigBen : +2%, suivi de ESSO

Alstom : +1% avec Eurazeo, Schneider

Assystem (stable) après de solides résultats semestriels. Les objectifs du groupe pour l'ensemble de l'année 2019 sont désormais un chiffre d'affaires annuel d'au moins 500 ME - y inclus l'incidence de la consolidation d'ASCO à compter du 1er octobre 2019, mais hors incidence de toute autre opération de croissance externe -, pour une marge opérationnelle d'activité (hors incidence d'IFRS16) au moins égale à 6,8%. Le groupe table sur un free cash-flow (hors incidence d'IFRS16) supérieur à 6% du CA sur la période de 24 mois couvrant les exercices 2018 et 2019.

VALEURS EN BAISSE

IPSEN : -5% avec Bourbon (-4%) et NRJ Group

Sodexo dévisse de 3%, alors que Barclays vient d'abaisser très prudemment sa recommandation sur le dossier à 'sous-pondérer', contre 'pondération en ligne'. L'objectif de cours est ramené quant à lui de 110 à 96 euros. La prudence prévaut au sein de la communauté financière, Morgan Stanley ayant déjà confirmé hier une recommandation comparable assortie d'un objectif de cours de 99 euros. Selon Bloomberg, 8 spécialistes sont à la vente ou affichent des conseils équivalents, contre seulement deux à l'achat et 10 à conserver...

Iliad : -3% suivi de TechnipFMC, Aubay, Seb

Vicat : -2,5% avec Interparfums, Vallourec, EDF (-2%)

Air France KLM : -1,5% avec Devoteam, Ubisoft, JC Decaux

Veolia Environnement (-0,8%) a placé avec succès des obligations à option de conversion et/ou d'échange en actions nouvelles ou existantes (OCEANEs) venant à échéance le 1er janvier 2025 pour un montant d'environ 700 millions d'euros auprès d'investisseurs qualifiés, sans droits préférentiels de souscription pour les actionnaires.

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