Clôture Paris : le CAC40 monte un peu plus haut

Clôture Paris : le CAC40 monte un peu plus haut©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 26 février 2019 à 18h00

LA TENDANCE

Le CAC 40, soutenu ces derniers jours par les avancées de la Chine et des Etats-Unis sur le front du commerce, s'est montré plus hésitant ce mardi, terminant tout de même sa course encore en hausse de 0,13% à 5.238 points. Les regards se tournent de nouveau vers le Royaume Uni alors que Theresa May s'est dite opposée à un Brexit sans accord, sauf si la Chambre des communes accepte réellement cette hypothèse. En cas de refus, un report du Brexit de quelques mois serait envisageable dans le but de poursuivre les négociations avec l'UE. Outre Atlantique, Wall Street hésite actuellement, alors que le patron de la Fed s'exprime aujourd'hui devant le Comité bancaire du Sénat.

ECO ET DEVISES

Les opérateurs suivent aujourd'hui la nouvelle intervention du président de la Fed devant le Comité bancaire du Sénat (témoignage semi-annuel de politique monétaire). Sans grande surprise, Jerome Powell estime que la croissance US devrait rester solide en 2019 malgré la récente montée des risques, et confirme la volonté de la Fed de se montrer "patiente" en ce qui concerne les futures hausses de taux d'intérêt. La Banque centrale américaine considère que les conditions économiques actuelles sont saines et que les perspectives économiques sont favorables. Selon elle, l'économie américaine croîtra à un rythme solide cette année, mais néanmoins un peu plus lent qu'en 2018.

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé que le Royaume-Uni ne quittera pas l'Union européenne sans un accord de retrait le 29 mars, sauf si la Chambre des communes en donne son consentement explicite. Si les députés rejettent une nouvelle fois l'accord de retrait de l'Union européenne d'ici au 12 mars, Theresa May leur donnera alors l'occasion de se prononcer sur un Brexit sans accord. Un troisième vote pourrait avoir lieu le 14 mars, en cas de rejet du "no deal", sur une "extension courte et limitée" de la période de négociation, ce qui se traduirait par un report du Brexit, peut-être jusqu'à la fin du mois de juin...

Selon le Conference Board ce mardi, l'indice de confiance des consommateurs américains ressort à 131,4 en février 2019, contre 125 de consensus et 121,7 un mois avant.

Les mises en chantier de logements aux Etats-Unis, pour le mois de décembre 2018, sont ressorties au nombre de 1,078 million, contre un consensus de place de 1,26 million et 1,214 million un mois plus tôt. Les permis de construire, quant à eux, se sont établis à 1,326 million d'unités, contre 1,29 million de consensus et 1,322 million le mois précédent.

L'indice S&P Corelogic Case-Shiller des prix américains des maisons pour le mois de décembre 2018 est ressorti en croissance de +0,2% en comparaison du mois antérieur (indice '20-City' des 20 principales zones métropolitaines, ajusté des variations saisonnières), contre un consensus de place de +0,4%. L'indice hors ajustements saisonniers a reculé de -0,2% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus stable. Enfin, l'indice '20-City' hors ajustements a augmenté de +4,2% en glissement annuel, contre +4,8% de consensus.

L'indice FHFA (Federal Housing Finance Agency) des prix des maisons aux Etats-Unis pour le mois de décembre 2018 s'affiche en croissance de +0,3% en comparaison du mois antérieur, contre +0,4% de consensus de place et +0,4% un mois avant. En glissement annuel, l'indice du mois de décembre traduit une progression de +5,6%.

L'indice d'activité manufacturière de la Fed de Richmond pour le mois de février 2019 est ressorti à 16 points, contre 3 de consensus et -2 un mois avant.

Pour mémoire, le président américain Donald Trump a été clair sur le sujet du commerce ce week-end. "Je suis heureux d'annoncer que les États-Unis ont considérablement progressé dans leurs négociations commerciales avec la Chine sur d'importantes questions structurelles, notamment la protection de la propriété intellectuelle, le transfert de technologie, l'agriculture, les services, la monnaie et de nombreux autres problèmes. À la suite de ces discussions très productives, je retarderai l'augmentation des droits de douane qui devait être imposée par les États-Unis au 1er mars prochain. En supposant que les deux parties réalisent des progrès supplémentaires, nous organiserons un Sommet pour le Président Xi et moi-même à Mar-a-Lago, afin de conclure un accord. Un très bon week-end pour les Etats-Unis et la Chine!".

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,1369$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 55,9$ et le Brent s'affiche à 65,5$.

VALEURS EN HAUSSE

* Enertime gagne 23,1%. Le leader français des machines thermodynamiques industrielles pour la transition énergétique, travaillant en consortium avec la société thaï Ensys, a reçu une commande pour la fourniture d'un système de production d'électricité à technologie ORC destiné à récupérer la chaleur perdue de la nouvelle usine de verre plat de la société Bangkok Glass à Kabin Buri dans la Province de Prachinburi en Thaïlande. Le projet de plus de 4 ME est à réaliser en 15 mois pour une mise en service en mai 2020. Enertime et Ensys exploiteront ensuite l'ORC pour le compte du client dans le cadre d'un contrat d'exploitation et de maintenance.

* GenSight Biologics (+15,4%) a réalisé une augmentation de capital de 8 millions d'euros entièrement souscrite par Sofinnova Crossover I SLP (Sofinnova).

* Air France KLM (+5,4%). La valeur affiche désormais un gain de plus de 30% depuis le début de l'année. L'action reste portée par la dernière publication annuelle de la compagnie et l'apaisement des tensions entre les branches française et néerlandaise. Kepler Cheuvreux a par ailleurs réitéré son conseil 'acheter' sur le dossier ce matin avec un objectif relevé de 13,8 à 14,3 euros.

* Ekinops prend 3,6%. Le groupe a annoncé sa collaboration avec Dell EMC OEM Solutions (groupe Dell Technologies). La combinaison de la plateforme VEP (Virtual Edge Platform) de Dell EMC et de la plateforme OVP (Open Virtualization Platform) d'Ekinops, sous la marque OneAccess, offrira aux entreprises une solution entièrement intégrée leur permettant de simplifier considérablement leurs déploiements de connectivité en intégrant la gestion de fonctions de réseau virtuel (Virtual Network Functions).

* LafargeHolcim progresse de 1,8%. Le Crédit Suisse a débuté le suivi du cimentier avec un conseil 'surperformer' et un cours cible de 64 francs suisses. Le courtier base sa vision positive sur le potentiel significatif d'amélioration des marges et des rendements découlant de la remise en question du business-modèle par la nouvelle direction, sur la valorisation attrayante et sur le rendement du dividende de 4,1% pour 2018.

* Sur le CAC40, Air Liquide monte aussi de 1,1% avec Pernod Ricard (+0,3%) ou encore Crédit Agricole (+0,5%).

* Bénéteau gagne 0,7%, soutenu par ses rachats d'actions.

* TechnipFMC gagne 0,2%. Berenberg a débuté le suivi à l'achat, avec un objectif fixé à 26 euros.

VALEURS EN BAISSE

* Technicolor, qui avait grimpé de 9%, redonne 4,5% ce mardi, mais reste au-dessus de 1 euro.

* PSA Groupe recule de 2,9%. Le groupe a annoncé un résultat opérationnel courant 2018 en hausse de 43% à 5,68 MdsE, soit un niveau record. La marge opérationnelle courante s'inscrit à +1,3 pt, soit 7,7% avec une marge de la division automobile de 7,6%. PSA a annoncé globalement des résultats portés par l'apport de ses nouveaux modèles et par Opel. Le constructeur a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 74,027 milliards d'euros, en hausse de 18,9%, et un bénéfice net part du groupe en hausse de 47%, à 2,827 milliards d'euros. Le consensus de place anticipait un résultat opérationnel à 5,59 MdsE. Abordant la deuxième phase de son plan stratégique "Push to pass", PSA s'est fixé pour objectif à moyen terme une marge opérationnelle courante pour la division automobile supérieure à 4,5% pour la période 2019-2021, une prévision qui inclut les nouvelles marques Opel et Vauxhall. De quoi réhausser l'objectif du groupe, le management soulignant que 4,5% constitue désormais un plancher dans le pire des scénarios macroéconomiques, dont celui d'un Brexit sans accord... Morgan Stanley (à 'sous-pondérer') estime que les marges risquent d'atteindre un pic alors que la demande européenne est au plus haut, région dans laquelle le groupe réalise 86% de ses ventes. En outre, les prévisions pour la période 2019-2021 apparaissent "encore très prudentes" avec un objectif de marge supérieure à 4,5% "non pertinent par rapport à la performance actuelle", bien supérieure à ce niveau.

* Sur le CAC40, STMicroelectronics perd aussi 1,5% avec Société Générale (-1,1%) ou encore Renault (-0,5%).

* Société Générale cède 1,1%. Jefferies a dégradé la banque d'"achat" à "conserver", en ne visant plus que 25 euros contre 41,9 euros précédemment.

* Thales (-1%) exclut un rapprochement avec Alstom. Dans un entretien accordé au 'Financial Times', Patrice Caine, le PDG du groupe spécialisé dans les équipements et systèmes électroniques destinés aux secteurs de l'aérospatial, du transport, de la défense et de la sécurité affirme que les mêmes obstacles à la concurrence qui ont empêché un accord Siemens-Alstom rendraient une fusion Thales-Alstom "de facto impossible". Le dirigeant précise qu'il n'a pas été approché au sujet d'un tel accord malgré des rumeurs faisant état de pressions du gouvernement français en faveur d'un rapprochement afin d'assurer l'avenir à long terme d'Alstom face à la concurrence chinoise. L'Etat détient un quart du capital de Thalès.

* AccorHotels (-0,7%) a annoncé la mise en place d'un programme de Titres de Créances Négociables à Court Terme (NEU CP) d'un montant maximal de 500 millions d'euros Avec ce programme, le groupe hôtelier affirmer diversifier ses sources de financement et optimiser le coût moyen de sa dette. Le groupe pourra émettre des titres de créances d'une maturité comprise entre 1 jour et 1 année pour un montant maximal de 500 ME. Le produit de ces émissions sera dédié au financement des besoins généraux à court terme.

* Sanofi (stable) et Regeneron Pharmaceuticals sont en profond désaccord avec certains aspects du verdict rendu par un jury du Tribunal du District du Delaware confirmant la validité de 3 des 5 brevets américains d'Amgen relatifs aux anticorps ciblant PCSK9 (proprotéine convertase subtilisine/kexine de type 9). Le jury a convenu avec Sanofi et Regeneron de 2 des 5 réclamations alléguées, concluant qu'elles étaient invalides en raison de l'absence de description écrite. Ce verdict n'a pas d'impact sur l'accès au Praluent (alirocumab) pour les médecins et les patients des États-Unis. Sanofi et Regeneron ont l'intention de déposer dans les prochains mois des requêtes en annulation du verdict (post-trial motions) auprès du Tribunal du District afin de renverser le verdict du jury et d'obtenir aussi la tenue d'un nouveau procès. De plus, si nécessaire, les entreprises prévoient de faire appel devant la Cour d'appel américaine du circuit fédéral. Dans l'intervalle, un procès en dommages et intérêts débutera le 25 février 2019. Le 8 février 2019, le Tribunal de District a rejeté les allégations de contrefaçon délibérée (willful infringement) d'Amgen.

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