Clôture Paris : le CAC40 plonge sous les 5.100 points...

Clôture Paris : le CAC40 plonge sous les 5.100 points...©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 09 février 2018 à 18h00

LA TENDANCE

Le CAC40 a encore chuté de 1,41% ce vendredi, à 5.079 points en clôture, au terme d'une nouvelle séance de forte volatilité, plombé notamment par le nouveau plongeon de Wall Street hier soir, d'environ 4%. Pour le moment, le courant majoritaire chez les analystes évoque une correction "normale" au regard de l'évolution des indices sur les derniers trimestres. Les compteurs économiques sont, selon eux, au vert et le cycle de remontée des taux ne fait que normaliser une situation qui ne l'était plus depuis longtemps...

Aux Etats-Unis, Wall Street, qui a tenté un rebond en début de séance ce vendredi, repasse dans le rouge désormais...

Du côté du pétrole, le baril WTI rechute sous les 60$, sur ses niveaux de la fin d'année 2017.

Sur l'ensemble de la semaine, l'indice parisien a plongé de 5,3%, dans des volumes d'échanges particulièrement importants, clôturant ainsi ce soir sous les 5.100 pts pour la toute première fois depuis le début du mois de septembre 2017....

ECO/DEVISES

Hier c'est la Banque d'Angleterre, qui a créé les remous sur les marchés en annonçant que la remontée des taux d'intérêt pourrait être plus forte et intervenir plus rapidement que prévu.

La production industrielle a progressé de 0,5% en décembre après avoir reculé de 0,3% le mois précédent. Le consensus tablait sur un léger rebond de 0,1%. La production manufacturière augmente pour sa part de 0,3% après -0,8% en novembre. Sur l'ensemble du quatrième trimestre, la production a augmenté nettement dans l'ensemble de l'industrie (+2,2%) comme dans l'industrie manufacturière (+2,5%).

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,2235$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 59,6$ et le Brent s'affiche à 63,3$.

VALEURS EN HAUSSE

* Tarkett 6,6% d'une marquée également résultat opérationnel, rogné renchérissement coûts matières premières. Si confirmé volonté d'atteindre 2020, l'atteinte profitabilité (marge d'EBITDA ajusté > 12 % ROIC > 9 %) s'avèrera plus difficile en 2018 compte tenu du contexte actuel d'inflation du prix des matières premières et des évolutions défavorables des taux de change.

* L'Oréal (+0,3%). Le groupe a dégagé une croissance organique de ses ventes de 4,8% en 2017. Le bénéfice net hors exceptionnels se monte à 3,749 MdsE. Un dividende de 3,55 euros sera proposé. Bernstein note que les revenus ont dépassé les attentes mais que les marges et les résultats du second semestre sont conformes aux anticipations voire un peu courts. En outre, le groupe se tient prêt à racheter la part de son capital détenue par Nestlé, si le groupe suisse venait à la céder. Nous disposons de ce qu'il faut pour le faire, a expliqué le PDG du géant des cosmétiques, Jean-Paul Agon, dans un entretien accordé au 'Financial Times'.

* Pernod Ricard avance de 0,1% pour sa troisième séance consécutive dans le vert. Soutenu depuis mercredi par sa solide publication semestrielle, le groupe de spiritueux bénéficie ce vendredi de l'appui d'Oddo BHF qui a décidé de passer à l''achat' sur la valeur tout en portant son objectif de 120 à 145 euros.

VALEURS EN BAISSE

* Amundi (-5,8%). La gestion a placé la barre à au moins 1,05 MdE de bénéfice net ajusté à l'horizon 2020, en marge de la publication de ses résultats 2017, ce matin. Cela revient à dire que la société de gestion espère doubler ses profits par rapport à 2015. Un coupon de 2,50 euros sera proposé.

* TechnipFMC chute de 3,5% alors que le baril WTI chute sous les 60$.

* Airbus décroche de 2,3%. Au cours du premier mois de 2018, l'industriel a reçu 20 commandes et a livré 27 appareils. Au 31 janvier, il disposait en carnet d'environ neuf années de production sur la base des cadences actuelles. Le groupe sera particulièrement suivi la semaine prochaine avec la publication de ses résultats annuels (le 15 février).

* PSA Groupe recule de 2,5% avec Renault (-0,6%).

* Parmi les bancaires, Crédit Agricole recule de 2,4% avec Société Générale (-2,2%) et BNP Paribas (-1,9%).

* Alstom (-1,1%). Alstom a soufflé la politesse à Bombardier pour le contrat de matériel roulant du réseau express métropolitain de Montréal. La Caisse de dépôt et placement du Québec a désigné les consortiums privilégiés pour réaliser ce qu'elle définit comme le plus grand réseau de transport collectif depuis 50 ans pour l'agglomération canadienne. Le chantier doit débuter dès le mois d'avril prochain, ce qui devrait permettre aux premiers usagers d'embarquer à l'été 2021. En ce qui concerne la fourniture du matériel roulant, des systèmes et des services d'exploitation et de maintenance, c'est le Groupe des partenaires pour la mobilité des montréalais, qui regroupe Alstom et SNC Lavalin, qui a été retenu. La partie ingénierie et construction des infrastructures échoit au groupement NouvLR (SNC Lavalin, Dragados, Aecon Québec, Pomerleau, ECB et Aecom). Le projet global représente 6,3 milliards de dollars canadiens (environ 4,1 milliards d'euros). La part d'Alstom porte sur au moins 200 voitures, mais le montant exact n'a pas été communiqué.

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