Clôture Paris : le CAC40 refranchit les 6.000 points

Clôture Paris : le CAC40 refranchit les 6.000 points©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 11 mars 2021 à 18h00

LA TENDANCE

LA TENDANCE

Profitant de sa bonne dynamique actuelle, le CAC40 a terminé au-dessus de la barre des 6.000 points ce jeudi soir, pour la première fois depuis plus d'un an, en hausse de 0,72% à 6.033 points.
Le marché a été porté par les nouveaux records atteints par Wall Street hier soir après le vote par la Chambre des représentants du plan de relance de Joe Biden, doté de 1.900 milliards de dollars. Après le vote par le Sénat il y a quelques jours, le président Biden devrait signer la loi en cette fin de semaine. Autre élément de soutien à prendre en compte : les largesses de la banque centrale européenne qui se confirment après les dernières annonces de l'autorité monétaire...

ECO ET DEVISES

La journée a donc été marquée par la réunion monétaire de la BCE qui a annoncé une accélération de ses achats de titres sur les marchés afin de freiner la remontée des coûts de financement dans la zone euro... Elle n'est toutefois pas allée jusqu'à renforcer les moyens mobilisés pour soutenir l'économie face à la crise sanitaire. La BCE va donc augmenter le rythme auquel elle investit l'enveloppe de 1.850 milliards d'euros allouée aux achats de titres dans le cadre du programme d'achats d'urgence face à la pandémie (PEPP). Le Conseil des gouverneurs "procédera à ces achats de façon souple, en fonction des conditions de marché et dans le but d'éviter un resserrement des conditions de financement incompatible avec la lutte contre les effets à la baisse de la pandémie sur la trajectoire projetée de l'inflation".
La BCE ne dépensera pas forcément la totalité du PEPP. En outre, le Conseil des gouverneurs a laissé inchangés les taux d'intérêt, sans surprise. Le taux de refinancement demeure à zéro et le taux de la facilité de dépôt à -0,5%. Les taux "resteront à leurs niveaux actuels ou à des niveaux plus bas jusqu'à ce qu'il ait constaté que les perspectives d'inflation convergent durablement vers un niveau suffisamment proche de, mais inférieur à 2%".

Christine Lagarde a profité de sa conférence de presse du jour pour dévoiler les nouvelles prévisions de croissance pour la zone euro : 4% en 2021, 4,1% en 2022, et 2,1% en 2023, soit peu ou prou les mêmes estimations qu'au mois de décembre. Si les risques sont devenus plus équilibrés, ils restent toutefois baissiers à court terme, précise la patronne de la BCE.
Du côté des prix à la consommation, le taux d'inflation annuel de la zone euro a fortement augmenté pour atteindre 0,9% en janvier et février 2021, contre -0,3% en décembre. La hausse de l'inflation globale reflète un certain nombre de facteurs idiosyncratiques, tels que la fin de la réduction temporaire du taux de TVA en Allemagne, les périodes de soldes retardées dans certains pays et l'impact des changements plus forts que d'habitude dans les pondérations de l'IPCH pour 2021, ainsi qu'une hausse des prix de l'énergie. Sur la base des prix actuels des contrats à terme sur le pétrole, l'inflation globale devrait augmenter au cours des prochains mois, mais une certaine volatilité est attendue tout au long de l'année, reflétant la dynamique changeante des facteurs qui poussent actuellement l'inflation à la hausse...
Les pressions sous-jacentes sur les prix devraient augmenter quelque peu cette année en raison des contraintes actuelles sur l'offre et de la reprise de la demande intérieure, bien que les pressions devraient rester globalement modérées, reflétant également les faibles pressions sur les salaires et l'appréciation passée de l'euro. Une fois l'impact de la pandémie estompé, la résorption des fortes marges de manoeuvre, soutenue par des politiques budgétaires et monétaires accommodantes, contribuera à une augmentation progressive de l'inflation à moyen terme. Les mesures des anticipations d'inflation à long terme basées sur les enquêtes et les indicateurs de marché restent à des niveaux faibles, bien que les indicateurs de marché aient continué à augmenter progressivement.
Cette évaluation est largement reflétée dans le scénario de base des projections macroéconomiques des services de la BCE, qui prévoit une inflation annuelle de 1,5% en 2021 (vs 1% précédemment), de 1,2% en 2022 (vs 1,1%) et de 1,4% en 2023 (vs 1,4%). Lagarde juge possible que l'inflation atteigne 2% en 2021, mais ajoute que la BCE regardera "au-delà". "Nous ne faisons pas de contrôle de la courbe des rendements", a aussi indiqué la dirigeante de la BCE, précisant que si nécessaire, le conseil des gouverneurs pourrait se réunir à tout moment.
L'euro pointe ce soir à 1,1965/$. Le pétrole reste ferme à 69,50$ le brent.

VALEURS EN HAUSSE

Atari gagne environ 12%. Le groupe a conclu un accord de licence avec le Groupe ICICB pour le développement d'hôtels de marque Atari. Selon l'accord, les premiers hôtels seront construits dans une sélection de lieux en dehors des États-Unis. Dubaï, Gibraltar et l'Espagne seront les premiers pays à accueillir des hôtels Atari. Selon les termes de l'accord, Atari a droit à 5% des revenus générés par les hôtels. En outre, ICICB s'est engagé à verser à Atari un montant de 0,5 M$ au titre de consulting fees et d'une avance non remboursable.

EDF (+11%). Les négociations entre la France et la Commission européenne sur le secteur nucléaire français et la réorganisation d'EDF doivent vite aboutir pour permettre une mise en oeuvre avant l'élection présidentielle du printemps 2022, a déclaré jeudi Barbara Pompili. "On continue à travailler à obtenir un accord", a dit la ministre de la Transition écologique au cours d'une conférence de presse. "Il faut qu'on aboutisse vite si on veut que la réforme soit mise en oeuvre avant la prochaine élection présidentielle."
Reuters a rapporté mercredi que les négociations entre Paris et Bruxelles sur le sujet avaient progressé et entraient dans leur phase finale, avec une possible conclusion à la fin du mois de mars.

Eurazeo (+8%) a été dopé par de solides résultats 2020. Les actifs sous gestion (AUM) sont en progression de 16% à 21,8 MdsE. Les commissions de gestion grimpent de 13% à 243 ME. L'ANR par action s'inscrit à 85,4 euros, son plus haut niveau historique, en hausse de 6,3% sur l'année et de +21% par rapport à fin juin 2020. Le résultat net part du groupe s'est établi à -160 ME sur l'année, avec un rebond sur le 2ème semestre (+230 ME). Le groupe disposait de 354 ME de trésorerie au 5 mars 2021 et d'aucune dette au niveau d'Eurazeo SE. De quoi proposer le versement d'un dividende unitaire de 1,50 euro par action.

Showroomprivé : +7% avec Sword

XFab : +5% avec Solutions30

Eramet : +4,5% avec Synergie, Maurel & Prom et STM

Worldline : +4% suivi de Bonduelle

Nexans (+3%) rembourse déjà par anticipation de son Prêt Garanti par l'Etat (PGE) de 280 millions d'euros et l'émission obligataire à taux fixe assortie d'un coupon annuel de 3,25% de 250 ME, émise le 26 mai 2016 et à échéance 26 mai 2021.

Hermes : +3% avec DS, TechnipFMC, Groupe Crit

Somfy : +2,5% avec Infotel, Groupe Gorgé

Catana : +2% avec SoiTec, Lisi, LVMH, Seb

VALEURS EN BAISSE

Verimatrix retombe de 13% suivi de Fermentalg (-7%) et de Neoen

Haulotte (-7%) a réalisé un chiffre d'affaires cumulé 2020 de 439,6 ME, en diminution de 27% (à taux de change constant). Sur l'année, le groupe affiche finalement un résultat opérationnel courant à +11,9 ME (hors gains et pertes de change) soit +2,7% du chiffre d'affaires, en recul de 67% par rapport à 2019. L'amélioration observée au second semestre s'explique principalement par une meilleure maîtrise des coûts fixes, sans restructuration ni impact sur les projets stratégiques du Groupe. Malgré cela, dans la continuité des résultats publiés au premier semestre, le résultat net s'établit à -27,4 ME.

JCDecaux trébuche de 4,5% après avoir essuyé la première perte de son histoire l'an passé. Le spécialiste du mobilier publicitaire urbain a enregistré un déficit net de 604,6 millions d'euros en 2020, contre un bénéfice net de 265,5 ME en 2019, grevé par une charge de dépréciation totale de 222,3 ME liée aux conséquences de la crise sanitaire. La perte d'exploitation ajustée a atteint 575 ME, après charges de dépréciation, contre un bénéfice de 384,9 ME pour un chiffre d'affaires en repli de 38,1% en données organiques, à 2,3 milliards d'euros. Pour le premier trimestre 2021, JCDecaux prévoit un recul organique de son chiffre d'affaires ajusté autour de 40% en raison des mesures de restrictions toujours en place dans certains grands pays, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne. Il table toutefois sur un rebond à deux chiffres de son chiffre d'affaires publicitaire domestique en Chine (hors Hong Kong) sur la période.

SQLI (-4,5%) a terminé l'exercice écoulé avec un résultat opérationnel courant consolidé de 7,2 ME, sensiblement supérieur à sa prévision de 6 ME. Le résultat opérationnel s'élève à 7,5 ME, contre 9,7 ME un an plus tôt. Le résultat net est de +0,2 ME vs. 4,7 ME.

Balyo : -4% suivi de DBV, Rallye, SMCP

Adocia : -2,5% avec BioMerieux

Veolia : -2% avec AKKA, SG et Crédit Agricole

Innate : -1,5% avc Eiffage, Vallourec, Elior.

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