Clôture Paris : le CAC40 rejoint les 4.500 points

Clôture Paris : le CAC40 rejoint les 4.500 points
Traders devant leurs écrans sur le floor du New York Stock Exchange américain.

Boursier.com, publié le jeudi 07 mai 2020 à 17h56

LA TENDANCE

La bourse de Paris a maintenu ses bonnes dispositions matinales et a même accéléré sa hausse dans l'après-midi après que Wall Street a confirmé une ouverture en nette hausse. Le CAC40 gagne finalement 1,54% et rejoint les 4.500 points.

L'annonce d'une hausse surprise des exportations chinoises en avril a favorisé l'optimisme des intervenants de marché ce matin. Une donnée qui contrebalance aussi le regain de tension diplomatique et commerciale entre les Etats-Unis et la Chine apparu en fin de semaine dernière et qui faisait craindre un retour de la "guerre commerciale". En attendant, le Nasdaq vient de gommer toutes ses pertes depuis le début de l'année même si le Dow Jones perd encore 16% depuis le 1er janvier.

Il n'en reste pas moins que le bilan de la pandémie de Covid-19 continue à gonfler aux Etats-Unis, avec désormais plus de 73.000 décès, et que le marché de l'emploi souffre comme jamais. En attendant la publication des chiffres mensuels demain, les données hebdomadaires ont montré que 3,17 millions d'Américains supplémentaires avaient perdu leur travail, portant le nombre de nouveaux chômeurs à plus de 33,5 millions sur les sept dernières semaines.

VALEURS EN HAUSSE

* ArcelorMittal (+6,8% à 10,21 euros) a suspendu la distribution de dividendes et retiré ses prévisions pour le marché mondial de l'acier compte tenu des incertitudes liées à la pandémie de Covid-19. Le numéro un mondial de l'acier a enregistré un Ebitda de 967 millions de dollars au premier trimestre contre 1,65 Md$ un an plus tôt pour un chiffre d'affaires de 14,8 Mds$, en recul de 22,6% sur un an, principalement en raison de la baisse des prix moyens de vente de l'acier (-13,8 %), de la diminution des expéditions d'acier (-10,7 %) due en partie aux effets de la COVID-19, et du recul des expéditions de minerai de fer au prix du marché (-6,2%), compensés en partie par la hausse des prix de référence du minerai de fer transporté par mer (+9,1%). La perte opérationnelle ressort à 353 M$ contre un profit de 769 M$ un an auparavant, en raison principalement de charges de dépréciation et d'éléments exceptionnels. Enfin, la perte nette s'établit à 1,1 Md$ contre un bénéfice de 0,4 Md$ il y a un an.

* Kering et LVMH remontent d'environ 3%.

* Le secteur aéronautique se démarque aussi avec Airbus et Safran en hausse de 3 à 4% avec des espoirs de reprise des vols internationaux après l'été.

* Nexans bondit de 11% à 36 euros. Le câblier a fait état d'un chiffre d'affaires trimestriel de 1,569 milliard d'euros à cours des métaux constant, soit une évolution organique de -0,1% en base comparable. L'activité a pleinement repris en Chine, tandis qu'elle reste affectée par le confinement partiel en Europe et en Amérique du Nord, a précisé le management. Le groupe, qui propose de ne pas verser de dividende cette année, négocie un prêt garanti par l'état français de 280 millions d'euros. Du côté des analystes, Oddo BHF a porté son objectif de 31 à 35 euros mais reste 'neutre' sur la valeur.

* Natixis (+2,8% à 2,13 euros) a publié une perte nette de 204 millions d'euros au premier trimestre 2020, après avoir accusé une moins-value sur la cession de ses parts dans Coface. Le groupe a par ailleurs porté à 193 ME son coût du risque afin de faire face notamment à son exposition dans le secteur de l'énergie. Rappelons que Natixis a cédé en février dernier les 29,5% qu'il détenait encore au capital de Coface au groupe américain Arch Capital, pour un montant d'environ 480 ME, laissant une moins-value estimée à 112 ME. Hors cette moins-value, la perte nette de Natixis ressort à 87 ME, tandis que le résultat brut d'exploitation a chuté de 57% au premier trimestre marqué par la crise du sanitaire. Le produit net bancaire a reculé de 11% sur la période, à 1,75 milliard d'euros, pénalisé par les mouvements de marché en mars en raison de la crise sanitaire.

* Nexity (+8% à 31,1 euros) affiche un chiffre d'affaires de 787 millions d'euros au premier trimestre 2020, en baisse de 94 millions d'euros soit -11% par rapport au T1 2019. L'impact négatif lié au ralentissement des activités observé depuis le 16 mars 2020 est estimé à environ 130 millions d'euros, soit l'équivalent de 14% du chiffre d'affaires de l'an dernier, dont la plus grande partie sera reportée sur les trimestres suivants, assure le groupe. Hors impact négatif lié à la crise sanitaire, le chiffre d'affaires aurait été en croissance de 4%. Nexity suspend ses objectifs et perspectives 2020 et maintient un dividende payé en 2020 mais réduit à 2 euros par action contre 2,70 euros prévus initialement.

VALEURS EN BAISSE

* Air France KLM (-2,5% à 4,1 euros) a publié un chiffre d'affaires de 5,020 MdsE au T1, en baisse de 922 millions par rapport à l'année dernière. Le coût unitaire à change et carburant constants ressort en baisse de 1,6% fin février 2020, mais en hausse de 3,5% à fin mars. Le résultat d'exploitation est de -815 millions d'euros, en baisse de 529 millions d'euros par rapport à l'année dernière, entièrement causée par le résultat d'exploitation de mars 2020 à -560 millions d'euros. Le résultat net s'inscrit à -1,801 MdE, prenant en compte la "sur couverture" carburant de -455 millions d'euros, un impact d'impôts de -173 millions d'euros et la dépréciation des Boeing 747 pour -21 millions d'euros.

* Sanofi rend 1,8% à 90,75 euros après 3 séances précédentes de hausse. Le titre a retrouvé une légère progression depuis le début de l'année pendant que le CAC40 perd encore 25%.

* Trigano recule de 4,5% à 65 euros après avoir réalisé au 1er semestre de l'exercice 2019/2020 un chiffre d'affaires de 1.163,4 ME, en progression de 2,3% par rapport au premier semestre de l'exercice précédent (+1,9% à périmètre constant). Le bénéfice opérationnel courant consolidé du premier semestre s'est élevé à 89,3 ME et représente 7,7% du chiffre d'affaires (8,8% en 2018/2019). Les résultats du S1 ont été affectés par un mix des ventes défavorable en termes de marge, par un niveau de productivité inférieur aux attentes dans les usines ayant été réimplantées il y a quelques mois, ainsi que par une augmentation des coûts de garantie.

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