Clôture Paris : le CAC40 remonte au-dessus de la barre des 6.000 pts

Clôture Paris : le CAC40 remonte au-dessus de la barre des 6.000 pts©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 24 janvier 2020 à 18h00

LA TENDANCE

Le CAC40 s'est offert un rebond de 0,88% ce vendredi à 6.024 pts, après 4 séances de repli. Les investisseurs se veulent un plutôt rassurés par le verdict de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a estimé hier soir qu'il n'y avait pas lieu pour l'heure de déclarer l'urgence sanitaire internationale. L'OMS juge donc que l'épidémie de coronavirus venue de Chine ne semble pas assez grave pour déclencher l'urgence de santé publique de portée internationale...
Cette décision a rassuré au moins à court terme les marchés financiers, puisqu'une déclaration d'état d'urgence aurait potentiellement pesé sur le commerce international.

ECO ET DEVISES

Sur le front économique ce jour, l'indice flash PMI composite américain du mois de janvier 2020 est ressorti à 53,1, contre 52,3 de consensus de place et 52,2 pour sa lecture antérieure. L'indice manufacturier de janvier s'est établi à 51,7, un peu moins bon que ne le prévoyait le consensus des économistes (52,2). L'indicateur des services est ressorti pour sa part à 53,2, contre 52,5 de consensus. Globalement, l'expansion accélère dans les services mais ralentit quelque peu dans l'industrie manufacturière.

Les données PMI flash de janvier signalent une stagnation de la croissance dans la zone euro par rapport à décembre. L'indice PMI Flash Composite de l'activité globale dans la région ressort en effet stable, à 50,9. Dans le détail, l'Indice PMI Flash de l'activité de services se replie à 52,2 (52,8 en décembre), sur un plus bas de 2 mois, et contre un consensus de 52,8, alors que l'Indice PMI Flash de l'industrie manufacturière remonte de 46,3 à 47,8, sur un sommet de 9 mois (46,8 de consensus).

La croissance du secteur privé français a ralenti en janvier, la faible accélération de la hausse de la production dans le secteur manufacturier n'ayant pas suffi à contrebalancer l'affaiblissement de l'expansion de l'activité dans le secteur des services. Se repliant de 52 en décembre à 51,5, l'Indice flash Composite IHS Markit de l'activité globale en France signale le plus faible taux d'expansion de l'activité du secteur privé français depuis septembre. Le consensus tablait sur un indice à 52.

Les indicateurs PMI allemands ressortent meilleurs que prévu, à 45,2 pour l'indice manufacturier flash (consensus 44,5) et 54,2 pour les services (53 de consensus).

Au Royaume-Uni, les indicateurs PMI sont également supérieurs aux attentes de marché pour le mois de janvier 2020, à 49,8 dans l'industrie manufacturière (consensus 48,8) et 52,9 pour les services (51,1 de consensus).
L'euro revient à 1,1020/$ entre banques, tandis que le pétrole brent retombe sur la barre des 60$.

VALEURS EN HAUSSE

Valneva gagne 6%. Certains investisseurs semblent miser sur le positionnement de la société dans le développement de vaccins contre des maladies infectieuses.

Mersen : +6% suivi de Infotel

Boiron (+4,5%) affiche un chiffre d'affaires 2019 en recul de 7,8%, fortement impacté par la baisse en France de 12,6% des ventes de médicaments homéopathiques à nom commun et des spécialités.

Carrefour regagne 4,5%. Porté par une solide performance au Brésil et dans les magasins de proximité en France, Carrefour a vu sa croissance (à magasins comparables) accélérer au quatrième trimestre à 3,1%, après +2,3% au trimestre précédent. Une évolution qui porte le chiffre d'affaires à 21,743 milliards d'euros, un niveau globalement conforme aux attentes. La principale déception provient une nouvelle fois des hypermarchés pour lesquels l'activité a reculé de 3,4% en comparable, reflétant l'environnement de consommation dégradé en fin d'année et le poids des investissements en compétitivité.
Le plan de transformation engagé par Alexandre Bompart semble malgré tout commencer à porter ses fruits. Il prévoit en France de limiter les promotions et de réduire la voilure dans les produits non-alimentaires, deux facteurs qui avaient déjà pesé sur les ventes des hypermarchés au troisième trimestre. Autre bonne nouvelle, le distributeur a confirmé ses objectifs 2019, à savoir un bénéfice opérationnel d'environ 2,09 milliards d'euros, soit une progression de 7,4% à changes et périmètre constants, et un résultat opérationnel courant en France en croissance à deux chiffres.

Devoteam : +4% avec 2CRSI, BioMerieux, SoiTec

Safran grimpe de 3,5%, alors que c'est au tour de Morgan Stanley de revoir à la hausse son cours cible sur la valeur à 145 euros, contre 142 euros auparavant. Safran et General Electric ont souffert récemment des déboires du Boeing 737 MAX, dont ils fabriquent les moteurs LEAP. Une recommandation positive de Goldman Sachs avait déjà aidé Safran à se reprendre ces dernières heures en Bourse de Paris.

Argan : +2,5% avec Rexel, Atari, STM et Ubisoft

Airbus remonte de 2,5%, tout proche de ses sommets atteints en milieu de semaine dans la zone des 140 euros. Les analystes continuent d'ajuster leurs avis globalement très positifs sur le dossier, alors que la situation de son grand concurrent Boeing n'en finit pas d'inquiéter outre-Atlantique... Cette fois, c'est Morgan Stanley qui revoit à la hausse son cours cible sur le constructeur européen, à 170 euros contre 150 euros auparavant. Globalement, le marché est toujours aussi optimiste sur la valeur puisque, selon le consensus Bloomberg, 23 analystes recommandant d''acheter' l'action de l'avionneur européen, 6 sont à 'conserver' et aucun à la vente...

Amundi : +2% avec Neurones, Somfy, Assystem

Veolia : +1,5% avec Air Liquide et Schneider

VALEURS EN BAISSE

Ipsen plonge de 23% après avoir annoncé sa décision de suspendre l'administration du traitement aux patients recrutés dans l'étude globale de phase III (PVO-1A-301) destinée à évaluer l'efficacité et la sécurité du palovarotène chez les patients atteints de fibrodysplasie ossifiante progressive (FOP), ainsi que dans les études d'extension de phase II (PVO-1A-202/204) en cours. Ipsen est actuellement en train d'estimer l'impact financier de ces récents développements, notamment sur ses perspectives financières 2022, et les mettra à jour dans le cadre de la publication de ses résultats annuels pour 2019 en février prochain. Portzamparc évoque un coup dur pour ce produit acquis pour 1,3 MdE et attendu comme l'un des principaux relais de croissance de la société. Dans ce contexte, un write-off du programme semble difficile à éviter, ajoute la maison de bourse, qui dégrade le dossier à 'renforcer' et coupe son objectif de cours de 124,5 à 94,3 euros.

Rémy Cointreau abandonne 11%. Le groupe de spiritueux a déçu ce matin en dévoilant un recul bien plus marqué qu'attendu de ses ventes à périmètre constant au troisième trimestre. Sur la période, les revenus sont ressortis à 290,2 millions d'euros, en recul de 11,3%, là où le consensus ne tablait que sur un repli de 6%. Les ventes de cognac ont notamment reculé de 7,6%, quand les analystes misaient sur une baisse de 2,3%. Rémy Cointreau n'a pas été épargné par les troubles politiques qui secouent Hong Kong tandis que la propagation du coronavirus en Chine inquiète aussi alors que la firme réaliserait environ 20% de ses bénéfices dans le pays.

Adocia : -6% avec Showroomprivé, Europacorp

Archos : -5% avec Mauna Kea, Abivax et Genfit (-4%)

Recylex : -3% avec Iliad, DBV

Renault poursuit sa dégringolade, en repli de 2%, de retour au plus bas depuis la fin 2012, alors que les notes d'analystes prudentes se multiplient, à l'image de celle du broker Barclays qui reste à 'pondération en ligne' mais avec un objectif de cours ramené de 59 à 45 euros. Mais la note la plus sombre reste celle de Citigroup publiée hier qui a dégradé le titre du constructeur automobile à 'vendre', tout en réduisant fortement son objectif de cours de 52 à 30 euros. Selon le broker, les attentes du consensus de marché en volumes sont trop élevées pour 2020... Citi considère que le bilan de Renault est "clairement" risqué, compte tenu de la situation du secteur en pleine transition énergétique et de la faible génération de liquidités.

Valeo : -2% avec Faurecia, SQLI, Ipsos, Trigano

Ingenico : -1% suivi de Innate, CGG, Pernod Ricard, LNA

Groupe Open perd 1% après un chiffre d'affaires annuel 2019 de 304 ME, en baisse de -3,9%. Cette contre-performance s'explique principalement par la diminution du recours à la sous-traitance soit -7,1 ME sur l'année. Hors sous-traitance, la baisse du chiffre d'affaires aurait été de -1,9%. Groupe Open confirme l'amélioration attendue de ses résultats du 2ème semestre 2019 par rapport au 1er semestre 2019.

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