Clôture Paris : le CAC40 repasse sous les 6.100 pts

Clôture Paris : le CAC40 repasse sous les 6.100 pts©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 13 février 2020 à 18h00

LA TENDANCE

Le CAC40, qui était parvenu hier à rejoindre la barre des 6.100 points, a reperdu 0,19% à 6.093 points en clôture soir. Les autorités chinoises ont révisé leur méthode de détection du coronavirus, ce qui a provoqué une recrudescence du nombre de décès... Les autorités sanitaires de la province chinoise du Hubei, foyer de l'épidémie de coronavirus Covid-19, ont en effet fait état jeudi de 242 décès supplémentaires liés au virus. C'est surtout le nombre de nouvelles contaminations qui a bondi avec près de 15.000 cas avec ce changement de méthode. Les bourses asiatiques en ont aussi fait les frais ce matin...
Les publications ont encore agité la séance avec des réactions favorables du côté de FDJ, Rexel, Legrand ou Pernod Ricard.

ECO ET DEVISES

L'indice des prix à la consommation aux Etats-Unis pour le mois de janvier 2020 est ressorti en augmentation de 0,1% en comparaison du mois antérieur, contre +0,2% de consensus de place et +0,2% un mois auparavant. L'indice des prix a augmenté de 2,5% en glissement annuel. Hors alimentaire et énergie, le 'CPI' américain a progressé de 0,2% par rapport au mois antérieur, en ligne avec les attentes, et de +2,3% en comparaison de l'an dernier.

Le Département américain au Travail vient d'annoncer, pour la semaine close au 8 février, des inscriptions au chômage au nombre de 205.000 (+2.000), contre 210.000 de consensus. La moyenne à quatre semaines ressort à 212.000, stable par rapport à la semaine antérieure. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 1er février s'établit à 1,698 million, en repli de 61.000 sur sept jours.

Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du Travail (BIT) a reculé nettement plus que prévu au quatrième trimestre en France pour rejoindre un niveau plancher depuis 2008, date du déclenchement de la crise financière internationale. Selon les données publiées par l'Insee, à la fin 2019, le taux de chômage tel que défini par le BIT s'établissait ainsi à 8,1% en moyenne France (département d'Outre-mer inclus, hors Mayotte) soit un recul de 0,4 point sur le trimestre. En métropole, il a reculé de 0,3 point sur la période, à 7,9%. Quel que soit le périmètre considéré, la baisse s'avère supérieure à la marge d'erreur de la statistique et porte donc le taux de chômage à un niveau sans précédent depuis la crise financière de 2008. Ce reflux dépasse largement les attentes des économistes qui tablaient en moyenne sur un taux de chômage de 8,5% fin décembre...
Le programme présidentiel initial d'Emmanuel Macron prévoyait un retour du taux de chômage à 7% en 2022, sous l'effet notamment de la réforme du droit du travail et de l'amélioration de la compétitivité des entreprises en lien avec la baisse de la fiscalité. Largement critiqué sur sa réforme des retraites, le gouvernement peut donc contre-attaquer en affichant une franche amélioration sur le front de l'emploi en 2019...
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a commenté ces chiffres en estimant que ces chiffres sont "la preuve que l'ambition d'atteindre 7% de taux de chômage en 2022 n'est pas gagnée d'avance, mais elle est franchement atteignable. On voit une dynamique partout sur le territoire" s'est félicitée la ministre du Travail sur RTL en soulignant que 24 départements de l'hexagone sont déjà descendus à 7% ou en dessous de ce pourcentage ! Le gouvernement met en avant les effets de ses réformes du Code du travail, de la formation continue ou de l'apprentissage, même s'il est encore difficile d'évaluer précisément les effets de ces réformes sur le marché du travail...
L'euro revient ce soir à 1,0845/$, tandis que le pétrole remonte à 56,15$ le Brent.

VALEURS EN HAUSSE

Genomic : +12% suivi de Vetoquinol (+10%)

FDJ s'adjuge 11%, porté par une solide publication annuelle et l'ajustement de perspectives 2020 à la hausse. La loterie nationale a dégagé l'an passé un Ebitda de 346 millions d'euros, en hausse de 9%, pour un chiffre d'affaires de 1,956 milliard d'euros, en progression de +8%. Les mises ont augmenté de 9% pour atteindre le niveau record de 17,2 milliards d'euros.

Rexel (+10%) a réalisé en 2019 un EBITA ajusté de 685,1 ME, en progression de 5,1%, pour des ventes de 13,7 MdsE (vs 13,8 MdsE de consensus), en hausse de 1,4% en données comparables et à nombre de jours constant. Le résultat net est en progression de 50,3% à 203,8 ME et le résultat net récurrent affiche une hausse de 7,5% à 341,2 ME, contre 345,3 ME de consensus. Rexel proposera à ses actionnaires un dividende de 0,48 euro par action, soit +4 centimes, en progression de 9%, comparé à l'an dernier, représentant 43% du résultat net récurrent du Groupe.

Plus forte hausse du CAC40, Legrand (+4,5%) vient de dévoiler de solides résultats annuels, pleinement en ligne avec ses objectifs. Le groupe industriel a ainsi dégagé en 2019 un bénéfice opérationnel ajusté en hausse de 9,4% à 1,33 MdE pour un chiffre d'affaires en amélioration de 10,4% à 6,62 MdsE (+2,6% en organique). La marge opérationnelle ressort ainsi à 20% et à 20,4% avant acquisitions. Le résultat net part du Groupe grimpe de 8,2% à 834,8 ME et le cash-flow libre bondit de 39,9% à 1,04 MdE. Le management visait une progression organique de ses ventes comprise entre 0% et +4% et une marge opérationnelle ajustée avant acquisitions (à périmètre 2018) allant de 19,9% à 20,7%. Legrand, qui propose un dividende de 1,42 euro par action (contre 1,34 euro au titre de 2018), table en 2020 sur une évolution organique de ses ventes comprise entre -1% et +3%, et sur une marge opérationnelle ajustée avant acquisitions (à périmètre 2019) comprise entre 19,6% et 20,4%...

Pernod Ricard (+3,8%) anticipe désormais une croissance interne du résultat opérationnel courant 2019-2020 comprise entre +2% et +4% contre une précédente prévision comprise entre 5 et 7%. La firme a pourtant réalisé une solide première partie d'exercice avec un résultat opérationnel courant de 1,79 milliard d'euros au premier semestre, en progression de 4,3%, et supérieur à la hausse de 2,8% attendue par le marché. Le chiffre d'affaires a atteint 5,47 MdsE, en croissance organique de 2,7%, et de +5,6% en publié avec un effet de change favorable dû à l'appréciation du dollar américain et des devises émergentes face à l'euro.

Virbac : +3,5% avec GTT, CGG, STM et Tikehau

Orange grimpe de 3,5%. L'opérateur télécoms a enregistré une croissance supérieure aux attentes au quatrième trimestre à la faveur d'une accélération en France et d'une moindre dégradation en Espagne. Le groupe a vu, sur la période, son résultat opérationnel (EBITDAaL) progresser de 1,3% à 3,29 milliards d'euros, pour un chiffre d'affaires en hausse de 1,1% (en comparable) à 11,1 milliards. Pour 2020, Orange attend un EBITDAaL "stable positif". Le Cash-Flow Organique des activités télécoms 2020 sera supérieur à 2,3 milliards d'euros, en amélioration par rapport à l'objectif annoncé à la journée Investisseurs de décembre.

Alstom gagne encore 2%, alors que selon Handelsblatt, le Français rachèterait Bombardier Transport pour un montant de 7 milliards d'euros ! L'opération concernerait l'ensemble des activités ferroviaires de Bombardier. L'accord devrait être officiellement conclu ce jeudi. La transaction créerait un nouveau géant technologique ferroviaire disposant d'un chiffre d'affaires d'environ 15 milliards d'euros.

Imerys : +2,5% avec Argan, Solocal, Klepierre

Lectra : +1,5% avec Veolia, Savencia, AST et Gecina

Scor : +1% suivi de Schneider sur une grosse acquisition, Ubisoft, Air Liquide.

VALEURS EN BAISSE

Ipsen recule de 6% après avoir dévoilé ses comptes 2019. Portzamparc a dégradé Ipsen de deux crans, à 'alléger', et réduit son objectif de 74,5 à 68,2 euros.

Claranova : -4% avec Seb, Poxel (-3%)

Capgemini perd 3%, sanctionné après avoir fait état d'un ralentissement de sa croissance au quatrième trimestre et d'un bénéfice net annuel légèrement inférieur aux attentes du marché. La SSII a dévoilé un résultat net 2019 de 856 millions d'euros, en hausse de 17%, mais le consensus était positionné à 890 ME. Le chiffre d'affaires a atteint 14,13 MdsE, en hausse de 7% à données publiées et de 4,2% en organique avec une hausse limitée à 2,2% sur les trois derniers mois de l'année. Le management vise en 2020 une croissance d'environ 4% à taux de change constants, une amélioration de la profitabilité avec une marge opérationnelle comprise entre 12,4% et 12,6% (12,3% en 2019) et un free cash-flow organique d'environ 1,2 MdE (hors Altran).

Airbus (-2,7%) a annoncé jeudi une perte de 1,36 milliard d'euros en 2019 imputable à des charges exceptionnelles, liées en particulier à son avion de transport militaire A400M et au règlement d'un litige avec la justice. Par action, la perte ressort à -1,75 Euro. Le résultat d'exploitation (Ebit) du constructeur aéronautique recule à 1,34 milliard, contre 5 milliards un an plus tôt après 5,607 milliards de charges exceptionnelles, dont 3,6 milliards liés au règlement d'un litige aux Etats-Unis, en France et au Royaume-Uni sur des soupçons de corruption. Les charges liées au retard sur l'avion militaire A400M ont atteint pour leur part 1,2 milliard. Le chiffre d'affaires a atteint 70,5 milliards d'euros, soit +11 % sur un an. Airbus vise en 2020 un Ebit ajusté de 7,5 milliards d'euros, contre 6,9 mds en 2019. Le groupe fait une proposition de dividende à 1,80 euro par action, en hausse de 9 % par rapport à 2018.

Akka : -2,5% avec Inventiva, BigBen, Groupe Open

Danone : -2% suivi de Peugeot, Somfy, Trigano

Iliad : -1,5% avec Coface, Safran, Eutelsat, LafargeHolcim

Renault : stable après la révision à la baisse des objectifs de Nissan. Le partenaire du constructeur au losange prévoit désormais de vendre 5,05 millions de véhicules sur son exercice fiscal clos fin mars, soit une baisse de 3,6% par rapport aux prévisions de novembre. Le groupe nippon, qui cite la faiblesse de ses performances et le ralentissement global de l'industrie, n'anticipe plus qu'un profit opérationnel de 85 milliards de yens (774 M$), contre 150 MdsY visés précédemment, pour des revenus de 10.200 MdsY (contre 10.600 MdsY). Le bénéfice net est attendu à 65 MdsY (vs 110 MdsY). Compte tenu des prévisions de bénéfices et de cash-flow libre pour l'exercice 2019, et de la nécessité d'investir dans les technologies futures pour renforcer la compétitivité de l'entreprise, le management prévoit de ne pas distribuer de dividende de fin d'année pour l'exercice 2019. Renault dévoilera ses résultats demain matin...

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