Clôture Paris : le CAC40 reprend encore de la hauteur !

Clôture Paris : le CAC40 reprend encore de la hauteur !
bourse

Boursier.com, publié le vendredi 21 septembre 2018 à 18h00

LA TENDANCE

Le CAC 40 termine la semaine en beauté, sur une progression de 0,78%, à 5.494 points en clôture, enregistrant ainsi un quatrième séance consécutive de rebond, pour un gain cumulé de 2,7% environ ! L'indice parisien reste porté par l'optimisme de Wall Street, alors que le Dow Jones et le S&P500 évoluent actuellement sur de nouveaux sommets historiques. Les marchés sont soutenus par des indicateurs économiques américains globalement solides, tandis que les opérateurs minimisent les répercutions de l'intensification récente du conflit commercial qui oppose Donald Trump à la Chine, en attendant la suite des négociations...

ECO ET DEVISES

Theresa May demande à l'Union européenne de proposer une alternative à ses propres propositions sur le Brexit. "Nous voulons désormais que l'UE nous dise quels sont les vrais problèmes, et quelle est leur alternative, afin de pouvoir en discuter. D'ici là, nous ne pouvons pas progresser", a-t-elle expliqué, reconnaissant que les négociations étaient "dans une impasse", tout en refusant d'accepter un accord qui établirait une différence de traitement entre l'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni.

L'indice PMI Composite américain du mois de septembre 2018 est ressorti à 53,5, contre 55,1 de consensus. L'indice manufacturier s'élève à 55,6, contre 55 de consensus. L'indicateur des services s'est établi à 52,9, contre 55 de consensus.

Les tensions commerciales commencent à se faire sentir dans la zone euro. Les indices PMI IHS Markit flash de septembre en attestent. Ils mettent en effet en évidence la 2ème plus faible croissance de l'activité globale de la zone euro depuis la fin de l'année 2016 en raison principalement d'un affaiblissement des performances de l'industrie manufacturière, lui-même lié à la première stagnation du volume des exportations depuis plus de 5 ans.

L'Indice PMI Flash Composite de l'activité globale dans l'Eurozone se replie ainsi de 54,5 à 54,2 en septembre, sur un plus bas de 4 mois. Le consensus tablait sur un indice à 54,5. Si l'Indice PMI Flash de l'activité dans le secteur des services se redresse à 54,7 (54,4 en août), sur un plus haut de 3 mois, l'Indice PMI Flash de la production manufacturière tombe sur un plancher de 28 mois, à 52,8 (54,7 en août).

Chris Williamson, Chief Business Economist à IHS Markit, commente ainsi les derniers chiffres de l'enquête: "Affaiblie notamment par une quasi-stagnation des exportations, la croissance de la zone euro s'est repliée en septembre, la région enregistrant ainsi sa plus faible expansion depuis près de deux ans. Les guerres commerciales, le Brexit, le ralentissement de la demande mondiale (notamment dans le secteur automobile), une aversion croissante pour le risque, les déstockages et la montée des incertitudes politiques, tant dans la zone euro que dans le reste du monde, ont également contribué à l'affaiblissement de la croissance. Ce ralentissement s'est heureusement limité au secteur manufacturier. Grâce au dynamisme du secteur des services, dont l'expansion repose sur la demande intérieure, elle-même portée par de fortes créations d'emplois, les données de l'enquête indiquent une croissance économique de la zone euro de 0,5% au 3ème trimestre".

Coup de mou pour le secteur privé français. L'indice flash Composite de l'Activité Globale dans l'Hexagone se replie à 53,6 en septembre (54,9 en août), sur un plus bas de 21 mois. La croissance ralentit tant dans le secteur manufacturier que dans celui des services. Le consensus tablait sur un indice à 54,6. L'indice flash de l'activité de services ressort ainsi à 54,3 en septembre (55,4 en août), au plus bas depuis 4 mois, alors que l'indice flash de la production manufacturière tombe à 50,4 (52,7 en août), sur un plus bas de 2 ans. Deux indices également inférieurs aux attentes du marché.

Pas de surprise pour la croissance française au deuxième trimestre. L'Insee confirme que le PIB a bien progressé de 0,2% sur la période, soit au même rythme qu'au premier trimestre. Les dépenses de consommation des ménages fléchissent légèrement (-0,1% après +0,2%), tandis que la formation brute de capital fixe se redresse nettement (FBCF : +0,8% après +0,1%). Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue autant à la croissance qu'au premier trimestre (+0,2 point). Le solde extérieur contribue pour sa part négativement à la croissance: -0,2 point après +0,1 point au premier trimestre. Les importations ont davantage rebondi (+0,7% après -0,6%) que les exportations (+0,1% après -0,4%). Enfin, les variations de stocks contribuent positivement à l'activité (+0,2 point après -0,1 point). En glissement annuel, la croissance est également confirmée à 1,7%.

Sur le marché des changes, l' Euro vaut désormais 1,1744$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 70,2$ et le Brent s'affiche à 78,5$.

VALEURS EN HAUSSE

* Avenir Telecom progresse de 6,8% après avoir déjà gagné 3,2% hier.

* Vicat (+6,7%) a confirmé l'existence de discussions avec la société Ciplan, cimentier brésilien. Le groupe Vicat ne souhaite cependant faire à ce stade aucun autre commentaire additionnel, et communiquera "en temps voulu", conformément à la réglementation.

* Altran se réveille, en hausse de 3,4%. Le président-directeur général du groupe, Dominique Cerutti, a déclaré à l'Autorité des marchés financiers (AMF) l'acquisition de 27.750 titres Altran le 17 septembre sur un cours de 7,18 euros, pour un montant totalisant ainsi 199 kE. Rappelons que le titre Altran a connu une brutale correction depuis le mois de juillet, qui s'est accélérée en septembre suite à une publication semestrielle décevante - marquée par un flux de trésorerie disponible nettement inférieur aux attentes. L'incident Aricent avait plombé le dossier en bourse cet été. Le groupe avait alors indiqué la découverte d'un "incident à portée financière" antérieur au changement de contrôle d'Aricent. L'affaire portait sur un montant de commandes de 10 M$, mais la réaction du marché avait été extrêmement violente.

* LVMH grimpe de 3,3% avec Hermes International (+1,7%). UBS a initié le suivi de la valeur Hermes avec un conseil 'acheter' et une cible de 600 euros. Le broker évoque la meilleure marque au sein de l'univers luxe et sa forte reconnaissance en Chine.

* Sur le CAC40, L'Oréal gagne aussi 1,8% avec Capgemini (+1,8%) ou encore Atos (+1,9%).

* Saint-Gobain (+0,7%) a annoncé le rachat des minoritaires de sa filiale Hankuk Glass Industries (HGI) en Corée du Sud et cotée sur le marché de Séoul.

VALEURS EN BAISSE

* Mauna Kea perd 4,8% après ses semestriels.La perte opérationnelle s'élève à 6,5 ME (contre 5,5 ME au S1 2017). La perte nette s'inscrit à 6,8 ME, contre 5,8 ME au S1 2017. La trésorerie et les équivalents de trésorerie s'établissent à 15,1 ME au 30 juin 2018.

* Pizzorno Environnement (-2,6%) a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 115,3 ME en croissance de 3,1% comparé au 30 juin 2017. Le Groupe bénéficie du démarrage de nouveaux contrats au sein de l'activité Propreté qui affiche un chiffre d'affaires de 81,9 ME en hausse de 4% pour le premier semestre 2018. L'activité Traitement-Valorisation présente un chiffre d'affaires en croissance de 1,1% à 33,3 ME sur les six premiers mois de l'exercice contre 33 ME un an plus tôt subissant un effet de base important (croissance de +14,1% au 1er semestre 2017) lié au démarrage du nouveau contrat d'exploitation du centre de valorisation matières, énergétique et organique du Broc.

* Sur le CAC40, PSA Groupe cède 1,9% avec Renault (-2,1%).

* Casino reperd 1,9%, l'avis négatif de Goldman Sachs hier ayant visiblement calmé les rachats de positions vendeuses.

* Alstom (-0,1%) a été sélectionné par la Société du Grand Paris, en accord avec Île-de-France Mobilités, pour fournir le matériel roulant des lignes 15, 16 et 17 du Grand Paris Express. A l'issue d'une procédure négociée avec mise en concurrence préalable initiée en 2014, la Société du Grand Paris a donc désigné Alstom pour la réalisation du marché d'étude et de fourniture du matériel roulant pour les lignes 15, 16 et 17 du métro du Grand Paris Express. Un montant pouvant atteindre 1,3 milliard d'euros.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.