Clôture Paris : le CAC40 reste proche des 6.400 pts

Clôture Paris : le CAC40 reste proche des 6.400 pts
Vue générale du Palais Brongniart, place de la bourse.

Boursier.com, publié le mardi 25 mai 2021 à 18h00

LA TENDANCE

LA TENDANCE

Le CAC40 a continué de tourner autour des 6.400 pts ce mardi, finalement en baisse de 0,28% à 6.390 pts en clôture, alors que Wall Street s'affiche aussi proche de l'équilibre ce soir, après des statistiques US contrastées. L'indice dollar perd 0,2% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin pointe à 38.200$ environ... Les marchés surmontent donc pour le moment leurs craintes concernant l'inflation et le "tapering" éventuel, malgré les derniers commentaires des responsables de la Fed laissant entendre globalement que des discussions devraient débuter prochainement au sujet de la réduction des achats d'actifs.

ECO ET DEVISES

Sur le front budgétaire, les choses se compliquent concernant les discussions sur le plan d'infrastructures... Les négociations bipartisanes n'ont en effet pas été très fertiles, ce qui pourrait contraindre la Maison blanche à agir seule. Les Républicains doivent toutefois encore se réunir ce jour sur la question, et pourraient selon Bloomberg avancer une proposition de 1.000 milliards de dollars sur huit ans. L'administration Biden se montre enfin confiante concernant la réception de sa proposition de taxe minimale de 15%, qui devrait être soutenue par le G7.

Dans l'actualité économique à Wall Street ce mardi, l'indice S&P Case-Shiller '20-City' des prix des maisons dans les 20 principales zones métropolitaines à l'étude a augmenté de 1,6% en mars sur une base ajustée, en comparaison du mois antérieur, contre 1,1% de consensus. Hors ajustements, il augmente de 2,2% par rapport à février et de 13,3% sur un an. L'indice de la Federal Housing Finance Agency (FHFA) traduit pour sa part une hausse des prix de 1,4% en mars, en comparaison du mois précédent, contre 1% de consensus et 1,1% pour la hausse révisée du mois de février. Sur un an, l'indicateur FHFA montre une progression des prix de 13,9%, ce qui marque une accélération.

D'après le rapport du jour, les ventes de logements neufs aux Etats-Unis pour le mois d'avril sont ressorties sur un rythme de 863.000 unités, contre 955.000 de consensus et 917.000 pour la lecture révisée (en baisse) du mois antérieur.

L'indice de confiance des consommateurs américains pour le mois de mai mesuré par le Conference Board s'est établi à 117,2, contre 119,5 de consensus et 117,5 pour la lecture révisée du mois précédent.

Ailleurs dans le monde, l'Ifo allemand a signalé un climat des affaires au plus haut de deux ans, mais les chiffres locaux du PIB traduisent l'impact du confinement sur la consommation. La confiance des consommateurs sud-coréens est quant à elle au plus haut de trois ans. Enfin, l'Inde prépare un vaste package de stimulus pour les secteurs les plus touchés par le covid.

De nombreux responsables de la Fed se sont exprimés ces derniers jours, dont deux ont estimé qu'il était d'ores et déjà temps de parler du calendrier du futur "tapering"... Il s'agit du président de la Fed de Philadelphie, Patrick Harker et de Robert Kaplan, le patron de la Fed de Dallas. Pour autant, la Fed ne donne pas le sentiment de vouloir agir concrètement avant 2022 au plus tôt. De nombreux responsables répètent à l'envi que l'inflation devrait être un phénomène temporaire lié à des problèmes de chaînes d'approvisionnement provoqués par la crise du coronavirus. Une situation qui engendre des goulets d'étranglement et des hausses de prix qui devraient se normaliser d'ici à 2022...
Lundi, Lael Brainard, gouverneure de la Fed, a ainsi estimé que "la remontée récente de l'inflation dans certains secteurs de l'économie américaine devrait s'atténuer une fois que les prix se seront éloignés des points bas atteints au début de la pandémie et que les déséquilibres temporaires entre l'offre et la demande se seront résorbés".
"Nous sommes à mi-chemin d'un rebond assez inédit de l'économie des Etats-Unis", a-t-elle expliqué lors d'un débat organisé par CoinDesk. "Certains prix peuvent encore augmenter au cours des prochains mois, mais ces pressions inflationnistes, liées à des goulets d'étranglement dans les chaînes d'approvisionnement et à la réouverture progressive de l'économie, devraient refluer avec le temps", a-t-elle ajouté.
Du côté des changes, l'euro pointe à 1,2240$ dans les échanges interbancaires. Le baril de Brent remonte sur les 68,50$.

VALEURS EN HAUSSE

Abivax (+41%) a annoncé les résultats positifs de l'étude clinique d'induction de phase 2b ainsi que des données préliminaires positives de la phase de maintenance dans la rectocolite hémorragique (RCH). 254 patients atteints de RCH modérée à sévère ont été traités avec ABX464, une petite molécule administrée par voie orale une fois par jour avec un mécanisme d'action très innovant (premier de sa classe).
Les premières données de cette phase 2b ont montré une efficacité clinique statistiquement significative en prenant en compte tous les patients (ITT) sur le critère d'analyse principal et les critères secondaires clés ainsi qu'un bon profil de tolérance d'ABX464 pendant les 8 semaines du traitement d'induction.
Il convient de noter que seul un très faible pourcentage de patients, soit 9%, a arrêté l'étude prématurément, et ce malgré la situation causée par la pandémie de Covid-19.
En outre, les données intermédiaires provenant de 51 premiers patients traités avec ABX464 dans l'étude de maintenance en ouvert ont montré une amélioration encore accrue et durable de la rémission clinique et des résultats endoscopiques après 48 semaines.
Abivax prévoit que le programme clinique de phase 3 avec ABX464 dans le traitement de la rectocolite hémorragique débute avant la fin de cette année.
L'étude d'induction de phase 2b d'ABX464 confirme l'efficacité à court terme chez les patients réfractaires aux traitements conventionnels ainsi que chez les patients précédemment exposés aux anticorps monoclonaux et/ou aux inhibiteurs des Janus Kinases et démontre un bon profil de tolérance.

Dolfines (+6%) annonce être en discussions exclusives pour le rachat de la société 8.2 France, un des leaders mondiaux de l'expertise de parcs de production d'énergies renouvelables.
8.2 France a réalisé en 2020, année de pandémie mondiale, une croissance de 16% de son chiffre d'affaires à 1,8 ME, ce qui atteste de sa solidité et sa position de leader sur des marchés en forte croissance, bâtie sur plus de 12 ans de confiance de ses clients, et de ses équipes structurées, hautement qualifiées et autonomes.

XFab : +6% avec Verimatrix (+4%)

Voltalia : +3% suivi de Genfit, Voltalia, Boiron, Interparfums, Guillemot

Gensight : +2% avec Neurones et SES

Technip Energies (+1,5%) a remporté deux contrats auprès de Neste pour le développement de son centre de production de carburants renouvelables à Rotterdam, aux Pays-Bas, dans le cadre de l'accord de partenariat existant entre Technip Energies et Neste.
Le premier contrat porte sur l'ingénierie, les services de fourniture des équipements et la gestion de la construction (EPsCm) pour la modification de la raffinerie de production d'énergies renouvelables existante de Neste à Rotterdam, aux Pays-Bas, afin de permettre la production de carburant d'aviation durable (sustainable aviation fuel, SAF). Les modifications apportées à la raffinerie, un investissement d'environ 190 millions d'euros, pourront permettre à Neste de produire jusqu'à 500.000 tonnes de SAF par an dans le cadre de la capacité existante.
Le deuxième contrat couvre l'ingénierie d'avant-projet détaillé (FEED) pour une possible nouvelle raffinerie de produits renouvelables d'échelle mondiale de Neste à Rotterdam. Ce contrat s'inscrit dans le cadre des travaux préparatifs de Neste pour permettre à son conseil d'administration de prendre une décision finale d'investissement, prévue pour fin 2021 ou début 2022.
Le processus de production est basé sur la technologie de pointe NEXBTL, propriétaire de Neste, qui permet la conversion de déchets et résidus en produits renouvelables comme le diesel renouvelable, le carburant d'aviation durable et les solutions renouvelables pour les polymères et l'industrie chimique.

Elis : +1,5% avec Neoen, Hermes, Devoteam

SoiTec : +1% suivi de BigBen, Dior, FDJ, Air France KLM et Séché

VALEURS EN BAISSE

Solutions 30 perd encore 8%, de retour sous les 3 euros, après avoir chuté de 70% hier dans un marché très actif à la reprise des cotations, alors que l'auditeur du groupe, EY, a considéré ne pas être en mesure de formuler une opinion sur les comptes 2020 de Solutions30... L'auditeur a expliqué n'avoir pas pu recueillir des éléments probants suffisants et appropriés justifiant la nature, la substance, la valeur et la conformité avec les lois et règlements de certaines transactions réalisées par le groupe et déterminer si ces transactions ont été conclues avec des parties liées y compris les membres de la direction.
Solutions30 s'est dit en désaccord avec les fondements d'EY et a saisi le Président du Tribunal de commerce de Bobigny aux fins de solliciter la désignation d'un conciliateur pour l'assister...
En parallèle, le groupe a mentionné un processus de sélection de banquiers conseils afin d'activer la recherche d'actionnaire de référence, solution évoquée précédemment par le management. "La faisabilité pratique et réglementaire d'une telle option semble toutefois limitée dans le contexte actuel" souligne Portzamparc dans une note qui suspend son opinion sur le dossier. "trouver un nouvel auditeur et le temps d'audit nécessaire laissent craindre que la situation actuelle dure quelques mois" conclut l'analyste.
Dans un communiqué diffusé dimanche, le groupe a donc souligné que son rapport financier annuel intégrait un rapport du cabinet d'audit EY indiquant son "impossibilité d'exprimer une opinion" sur les comptes de l'entreprise. Solutions 30 ajoutait être en "profond désaccord avec cette position inhabituelle", qui ne constitue "ni une certification, ni une certification avec réserve, ni une opinion défavorable".
Le groupe réfute également la conclusion d'EY selon laquelle des "anomalies non détectées pourraient être à la fois significatives et avoir un caractère diffus".
La direction du groupe a rappelé au passage que "son modèle d'affaires est simple car la totalité des interventions du groupe sont gérées de manière centralisée, avec une traçabilité sur l'ensemble de la chaîne".
Elle a ajouté que "la position de trésorerie du groupe a été constatée en totalité au crédit des comptes bancaires du groupe pour un montant de 159 millions d'euros figurant à l'actif du bilan au 31 décembre 2020".

Abionyx : -6% suivi de Lysogène (-4%) avec AKKA et Transgène

Rallye : -3% avec SQLI et Valneva avec Inventiva

Verallia : -2,8% suivi de Innate, Vilmorin, CNP, CGG, Eramet

Ipsen : -2% avec FNAC Darty, SMCP

Korian : -1,5% avec Orapi, Chargeurs, Icade, Rexel

Auplata Mining Group (stable) a publié ses comptes annuels 2020, arrêtés par le Conseil d'administration lors de sa réunion du 24 mai 2021. La perte nette se creuse à 17,5 millions d'euros et la perte nette part du groupe atteint 22,1 millions d'euros. Le résultat opérationnel courant est déficitaire de 3,8 millions d'euros, sensiblement équivalent à celui de l'année antérieure. Le chiffre d'affaires annuel s'élève à 49,2 millions, contre 18,8 millions un an plus tôt.

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