Clôture Paris : le CAC40 retombe de 1,11%

Clôture Paris : le CAC40 retombe de 1,11%©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 06 mai 2020 à 18h00

LA TENDANCE

Le CAC40 a reperdu 1,11% à 4.433 pts ce mercredi dans un marché toujours aussi volatil, alourdi par les derniers indicateurs économiques très déprimés, à l'image du PIB de la zone euro qui devrait se contracter de 7,7% en 2020 selon les prévisions révisées de la Commission européenne.
Concernant la France, le PIB devrait reculer de 8,2% cette année avant de progresser de 7,4% en 2021. En Allemagne, la récession devrait être de 6,5% en 2020 avant un rebond de 5,9% l'an prochain...
Le pétrole retombe après son sursaut des derniers jours, de retour sous les 30$ le brent, à 29$ ce soir.

ECO ET DEVISES

Donald Trump entend dissoudre sa 'task force' dédiée au coronavirus ! Cette équipe chargée de coordonner la réponse des USA face à la crise sanitaire va être dissoute, alors que le pays entame sa 'réouverture' économique... "Mike Pence et l'équipe ont fait du super boulot", a affirmé Trump alors qu'il effectuait une visite dans une usine de masques. "Mais nous souhaitons prendre un virage légèrement différent et nous souhaitons mettre l'accent sur la sécurité et l'ouverture et nous aurons un autre groupe qui sera chargé de cela", a ajouté le président américain.

Selon le dernier rapport d'ADP sur l'emploi privé non-agricole américain, pour le mois d'avril 2020, l'économie des Etats-Unis a détruit 20,236 millions d'emplois privés ! Il s'agit d'une statistique catastrophique mais attendue, puisque le consensus était de 20 millions d'emplois détruits. Les petites entreprises américaines ont détruit plus de 6 millions de postes en avril, contre 5,3 millions pour les moyennes et près de 9 millions pour les grandes. Le secteur de la production de biens a supprimé 4,22 millions de postes, alors que les services ont détruit plus de 16 millions d'emplois.
En mars 2020, l'économie américaine avait perdu 149 milliers d'emplois, après en avoir créé 147 milliers en février.

Vendredi, le rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi aux USA pour le mois d'avril sera annoncé à 14h30. Il devrait se traduire, selon le consensus, par 21 millions de destructions de postes et une remontée du taux de chômage américain de 4,4% à... plus de 16% !

Les stocks de brut continuent à s'accumuler aux Etats-Unis même si la progression est moins soutenue qu'au cours des dernières semaines. D'après le Département à l'Energie, les stocks pétroliers domestiques de pétrole pour la semaine close au 1er mai ont augmenté de 4,6 millions de barils à 532,2 mb, contre un consensus de +7,6 millions de barils. Les réserves d'essence ont en revanche reculé de 3,2 millions de barils (contre une stabilité anticipée par le consensus), alors que les stocks de produits distillés ont bondi de 9,5 mb par rapport à la précédente semaine, contre une hausse de 2,9 mb attendue par le marché.
Les cours du brut pointent en repli après cette publication avec un WTI qui cède 3% et un baril de Brent qui recule de 4%, de retour sous les 30$.

La Chine a par ailleurs indiqué ce mercredi que les tarifs douaniers ne devaient pas être utilisés comme arme, suite aux menaces de Trump concernant l'imposition potentielle de nouvelles taxes en représailles, face à la discutable gestion de la crise sanitaire du nouveau coronavirus par Pékin. "Les tarifs, en général, affectent toutes les parties impliquées", a précisé Hua Chunying, porte-parole du Ministère chinois aux Affaires étrangères. Vendredi, Trump avait indiqué que le relèvement des 'tarifs' sur la Chine était "certainement une option". Sur les devises, l'euro reste discuté à 1,0795/$ entre banques.

VALEURS EN HAUSSE

OSE Immunotherapeutics grimpe de 20%. La société travaille activement à l'élaboration d'un vaccin prophylactique contre le virus pandémique SARS-CoV-2. Pour mener son programme, OSE s'appuie sur son expertise de sélection et d'optimisation de peptides d'intérêt et de leur formulation BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication) pour un type de combinaison multiple de peptides. Elle utilise son savoir-faire issu de sa technologie d'optimisation d'épitopes (néo-épitopes) Memopi, récemment validée dans l'étape 1 de l'essai clinique de Phase 3 de Tedopi, combinaison de néo-épitopes antitumorale, pour accroître la réponse immune mémoire des lymphocytes T contre des antigènes particuliers.

AB Science : +11%, alors que le groupe a reçu l'autorisation de l'Agence française du médicament (ANSM) pour initier une étude de phase 2 évaluant le masitinib en combinaison avec l'isoquercetine dans le traitement du COVID-19. Le groupe annonce aujourd'hui le lancement d'une étude de phase 2 évaluant le masitinib en combinaison avec l'isoquercétine dans le traitement du COVID-19, suite à l'évaluation accélérée et l'autorisation du protocole par l'Agence française du médicament, l'ANSM. Cette étude (AB20001) est une étude clinique de phase 2 randomisée (1:1), ouverte, visant à évaluer la tolérance et l'efficacité du masitinib associé à l'isoquercétine chez les patients hospitalisés atteints de COVID-19 modéré et sévère. L'étude recrutera 200 patients (âgés de plus de 18 ans et sans limite supérieure d'âge) dans des hôpitaux en France et dans d'autres pays. L'objectif principal est d'améliorer l'état clinique des patients après 15 jours de traitement.
Une conférence web se tiendra le lundi 11 mai à 17h30 CET afin de présenter le design détaillé de l'étude et expliquer le rationnel scientifique de la combinaison du masitinib avec l'isoquercétine.

Genkyotex : +8,5% suivi de Adocia et de Akwel (+7,5%)

Lectra : +6% avec Tessi (+5%) et Beneteau

Teleperformance : +4,5% avec Manitou (+3,5%)

Solvay (+3,5%) a affiché une performance solide au T1, avec un EBITDA sous-jacent de 569 ME, stable sur un an, en dépit de l'impact de -20 ME lié au COVID-19 en Chine.

Bic : +3% avec Infotel et Showroomprivé

FDJ : +2,8% avec Iliad et STEF

Thales : +2,5% avec Capgemini, JC-Decaux

Sanofi : +2% suivi de Ubisoft, Guerbet, Seb

Somfy : +1,5% avec Korian, Casino, Edenred

EDF : +1% avec Nexity, SoiTec

Axa (+0,7%) a annoncé un chiffre d'affaires en hausse de 4% au T1 2020 en base comparable (à 31,7 milliards d'euros), avec une croissance dans toutes les lignes de métiers et zones géographiques. Le CA de l'assurance dommages des entreprises pour le premier trimestre ressort en hausse de 5% en base comparable à 12,1 MdsE. Le CA santé progresse de 8% à comparable à 4,1 MdsE. Le CA prévoyance augmente de 3% en base comparable à 4,4 MdsE. En données publiées, le CA trimestriel baisse toutefois de 9%, puisqu'il était de 35 MdsE sur la période correspondante de l'an dernier. "Bien que les sinistres en lien avec le Covid-19 notifiés en mars soient limités, et que les conséquences précises de cette crise restent incertaines à ce stade, nous estimons que la crise du Covid-19 aura un impact significatif sur le résultat du Groupe en 2020", explique Thomas Buberl, directeur général de l'assureur.

PSA Groupe (+0,4%). Alors que le management de Fiat Chrysler Automobiles a confirmé hier qu'il restait attaché à sa fusion avec le constructeur français malgré le contexte "inattendu et sans précédent" provoqué par la pandémie de coronavirus, la SocGen estime que les conditions initiales du rapprochement devraient être revues. Et ce alors que Mike Manley a justement souligné mardi que les termes du projet n'ont pas changé... Pour les équipes de la banque, la chute du cours FCA, le réexamen du projet de versement d'un dividende de 1,1 milliard d'euros, et le fait que le groupe américano-italien devrait enregistrer un free cash-flow industriel négatif de plusieurs milliards d'euros sur l'année 2020, rendent difficilement envisageable le maintien des termes initiaux de l'accord. FCA a publié mardi une perte nette de 1,83 milliard de dollars, contre un bénéfice positif un an auparavant. Du fait de l'incertitude actuelle liée à la pandémie Covid-19, le groupe a suspendu ses prévisions annuelles pour 2020.

Vicat (stable) s'attend à une baisse de son EBITDA sur l'ensemble de l'exercice mais estime que la reprise progressive de l'activité, notamment en France et en Inde, la baisse des coûts de l'énergie, la mise en place d'un programme ambitieux de réduction des coûts, l'attention particulière portée au besoin en fonds de roulement et enfin, la réduction du plan initial d'investissements industriels, sont autant d'éléments qui devraient permettre de limiter l'impact de cette crise sur ses résultats et sa situation financière.

VALEURS EN BAISSE

Genomic : -8% avec Balyo, Interparfums (-7%)

Amoeba : -6% avec Figeac Aero, TechnipFMC

2CRSI : -5% avec TF1, Alstom et AKKA

Airbus recule de 4,8%. JP Morgan a ajusté son cours cible de 59 à 51 euros.

Kering cède 4%. Jefferies est repassé d'acheter à 'conserver' avec un objectif de cours abaissé de 600 à 505 euros.

Bonduelle : -4% avec Air France KLM, CGG, SG

Publicis : -3% suivi de Natixis, SopraSteria, Sodexo, Bolloré, Elis, Atari, Bouygues

Véolia Environnement (-2,5%) : L'EBITDA ressort à 970 ME contre 1,031 MdE au T1 2019, en repli de -5,9% en données courantes, de -5,3% à change constant et de -2,9% à périmètre et change constants. L'effet périmètre est négatif de -25 ME. L'effet change de -7 ME. L'EBIT Courant atteint 392 ME contre 484 ME au T1 2019, soit -18% à change courant et -13,3% à périmètre et change constants. Enfin, le Résultat net courant part du Groupe est de 121 ME contre 209 ME au T1 2019 (-40,2% à données constantes et -29,3% à périmètre et change constants et hors plus-values financières).

Valeo : -2,5% avec Carrefour, Dior

Crédit Agricole (-2,3%) a publié un PNB sous-jacent au T1 de 5,137 MdsE. Le résultat net ajusté part du groupe s'inscrit à 652 millions d'euros sur la période, en repli de 18,1%. L'établissement bancaire fait donc mieux que le consensus de place qui était situé à moins de 500 millions d'euros. Le résultat publié est de 638 ME (-16,4%).

Orpéa (-0,8%) a décidé de suspendre, temporairement, ses objectifs financiers 2020. En effet, la volatilité actuelle de la reprise alors que la plupart des pays vont entrer en phase de déconfinement, et la mise en place de possibles mesures compensatoires dans la quasi-totalité des pays, ne permettent pas, à l'heure actuelle, de définir avec précision les perspectives 2020. Toutefois, le groupe "demeure confiant à moyen et long terme". Orpéa annonce son chiffre d'affaires pour le 1er trimestre 2020, clos le 31 mars dernier, ainsi que l'impact de la pandémie de Codiv-19 sur son activité. Le chiffre d'affaires du premier trimestre 2020 progresse de 7,8% à 981 millions d'euros. La croissance organique atteint 3,9%.

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